De l'importance de tester le maximum de personnes

Une étude sur la contamination de résidents d'une maison médicalisée souligne l'importance de tester le maximum de personnes pour détecter les patients asymptomatiques. 56% des personnes contaminées étaient asymptomatiques.

Le New England Journal of Medicine a publié le 24 avril 2020, cet article sur la contamination des résidents d'un établissement médicalisé par le SARS-Cov2 aux Etats-Unis. L'article est accessible gratuitement sur le lien suivant : Presymptomatic SARS-CoV-2 Infections and Transmission in a Skilled Nursing Facility

Dans un institut médicalisé, 23 jours après qu'un résident ait été diagnostiqué positif, un dépistage massif a été réalisé (l'historique des symptômes et de l'état des résident furent analysés sur les 14 jours précédents le test et 7 jours après le test).

Résultats :

. 63% des résidents étaient contaminés.

. 56% des contaminés étaient asymptomatiques !, 89% d'entre eux présentèrent des symptômes en 3 à 5 jours.

. Au sein des 63%, 19% furent hospitalisés, 26% décédèrent.

. 8% du personnel médical fut également contaminé avec aucune hospitalisation

Ceci est un article de plus qui montre l'importance de généraliser les tests pour lutter contre l'épidémie comme le demande l'OMS et le font la Corée du Sud, Taïwan et Singapour.

Tester massivement avec pour objectif d'isoler/confiner les personnes asymptomatiques afin qu'elles ne puissent contaminer d'autres personnes mais également pour être prêt à les traiter lors de l'apparition de symptômes.

Malheureusement la logique (économique ?, manque de préparation ?, déni de la réalité ?) en France, en Suisse et beaucoup de pays européens est autre, elle se borne à tester les personnes présentant de forts symptômes. Par conséquent, la contamination continue... continue... continue.. continue... et on en parallèle, on déconfine.

Mais comme disait l'autre, Qui vivra, verra !

 

Citation de la ministre sud-coréenne des affaires étrangères :

“Our fight about the virus is about robust testing, very vigorous tracing and quick treatment of the patients. In addition to being transparent and open, we have also been adapting responses to the changing nature of this challenge of a new virus, the nature of which we don’t fully understand as of yet.” 

Interview en intégralité

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.