Génocide des Tutsi: le mythe d'un Mitterrand responsable mais pas coupable

Un million de morts en 100 jours La commémoration du 27e anniversaire du génocide des #Tutsi au #Rwanda est dominée par le débat ouvert sur les responsabilités des autorités #françaises de l’époque

rwanda-visages

Il y a 27 ans, jour pour jour, débutaient les 100 jours du génocide des Tutsi du Rwanda, qui aboutit à la mise à mort d’un million de personnes.

En cette période de pandémie, les cérémonies organisées par nos partenaires de Ibuka France  se déroulent essentiellement à distance par Zoom. 

Memorial 98 participera ainsi à une table ronde le dimanche 11 avril de 11H à 13 H sur le thème  Lutter pour l'universel : mener son combat, ceux des autres et celui de l'humanité .

La commémoration du vingt-septième anniversaire du génocide des Tutsi est dominée par le débat ouvert sur des responsabilités des autorités françaises de l’époque. En 2019, lors du vingt-cinquième anniversaire, Emmanuel Macron fut amené à prendre une initiative car la chape de plomb qui entourait la mise à jour des responsabilités françaises était en train de craquer grâce à la détermination des survivants du génocide et à des militaires français qui avaient décidé de témoigner.

Il créa donc une commission d’historiens censée faire la lumière sur la période des années 1990-1994.

La composition de la commission Duclert (nom de son président) fit l’objet de protestations de la communauté historienne, après l’annonce de la mise à l’écart de deux des principaux spécialistes français du sujet : Hélène Dumas seule experte à maîtriser la langue utilisée au Rwanda (kinyarwanda)  et Stéphane Audoin-Rouzeau, directeur d’études à l’EHESS. 

Ce dernier, qui disait avoir été reçu par la cellule Afrique de l’Élysée quelques jours avant l’annonce, expliquait qu’on lui a laissé entendre que « certains de [ses] écrits sur le rôle de l’armée française au Rwanda avaient pesé dans la balance et que [sa] présence serait une source de blocage. Et ce, après m’avoir expliqué au préalable que mes travaux avaient contribué à motiver la création de cette commission ».  

Le rapport de la commission Duclert, tout juste rendu pointe un «ensemble de responsabilités, lourdes et accablantes pour la France ». Mais cette commission, en attribue la cause à ce qu’elle nomme l’ « aveuglement » des autorités françaises et exonère les responsables d’alors d’une complicité dans le déroulement du génocide.

Or le rapport lui-même prouve exactement le contraire puisqu’il indique que ... lire la suite ici http://info-antiraciste.blogspot.com/2021/04/genocide-des-tutsi-1994-il-faut-obtenir.html

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