Vialatte, député–maire UMP de Six Fours dans le Var, qui a lancé des propos xénophobes et insultants à l'égard des « descendants d’esclaves »à propos des incidents du PSG (voir http://lelab.europe1.fr/t/fete-gachee-du-psg-le-depute-ump-jean-sebastien-vialatte-tweete-les-casseurs-sont-surement-des-descendants-d-esclaves-9080) n’est pas un gaffeur mais un récidiviste: en 2008 il avait organisé dans sa ville l’accueil dans une salle municipale d’un congrès rassemblant la fine fleur de l’extrême-droite et du négationnisme, Avec les associations de sa région le site Memorial 98 l'avait alors dénoncé. http://memorial98.over-blog.com/article-22907164.html.
Il faut d’ailleurs lire précisément ces propos de Vialatte qu'il a ensuite tenté d'effacer: il commence par interpeller "Valls le chimique en panne de gaz" selon le vocabulaire utilisé par les "radicaux" des manifestations contre le mariage pour tous. Ceci revient à comparer Valls au général irakien "Ali le chimique". Ali Hassan El-Majid, un des généraux proches de Saddam Hussein, a été surnommé « Ali le chimique », pour son rôle dans les attaques au gaz ayant entraîné la mort de plusieurs dizaines de milliers de Kurdes à Halabja, dans le nord de l'Irak, les 17 et 18 mars 1988.
Il a été l'un des principaux instigateurs de l'opération militaire "Al-Anfal" au Kurdistan, en 1986-1989, qui aurait fait plus entre 50 000 et 100 000 morts selon l'enquête effectuée et publiée dans les années 1990 par la rigoureuse organisation Human Rights Watch. Il est également surnommé « le boucher du Kurdistan », pour avoir évacué de force les populations kurdes vers les zones frontalières jordanienne et saoudienne, très loin du Kurdistan irakien. Il est aussi soupçonné d’être le commandant qui a ordonné l’exécution sommaire de centaines de musulmans chiites à Bassorah, en 1999, toujours selon Human Rights Watch.
L'insulte faite aux dizaines de milliers de victimes d' "Ali le chimique" est particulièrement répugnante.