La mort annoncée du macronisme et l'alternative nécessaire.

C'est un pronostic politique: suite à l'affaire Benalla, le " macronisme " est mort.  La succession de révélations sur le fonctionnement de Macron, de l'Elysée et du ministère de l'Intérieur portent des coups sans doute décisifs à ce quinquennat.

L'orientation anti-sociale avait déjà largement ébranlé le crédit d'un président gouvernant pour les intérêts des plus aisés ( APL, CSG, Flat Tax, SNCF etc... ) et instaurant une loi répressive contre les réfugiés, trahissant ainsi ceux et celles qui lui ont fait gagner la présidentielle contre Marine Le Pen.

La découverte du cynisme, de l'hypocrisie et du mépris des procédures légales vont fracasser ce qui en restait.

Certes tous les présidents de la Ve République ont eu recours à des "hommes de l'ombre" en réalité à des voyous et miliciens divers. On pense notamment aux nombreuses affaires de ce type qui ont marqué la présidence de De Gaulle, Chirac, Sarkozy ( Pasqua, barbouzes, SAC, assasinat de Mehdi Ben Barka...) et de Mitterand et dont l'origine se trouvait alors dans le sentiment d'impunité des gendarmes de l'Elysée et autres membres de cellules plus ou moins secrètes. Cela a débouché notamment sur l'affaire des "Irlandais de Vincennes" faussement accusés de terrorisme, au prix d'une terrible mise en scène. 
Mais dans la situation actuelle la technologie a cette fois-ci aidé à faire connaître la vérité, grâce également à une vraie enquête journalistique.

Les institutions peu démocratiques de la Ve République peuvent contenir la crise pendant quelque temps mais comme dans un tremblement de terre les "répliques" vont se poursuivre et finiront par emporter les digues.
Le départ éventuel du directeur de cabinet de la présidence et même de Gérard Collomb ne suffiront pas à éteindre le feu.
La question de l'alternative à gauche est donc posée, comme récemment en Espagne suite au scandale de corruption qui a fini par emporter le gouvernement Rajoy. La gauche est, divisée, fragmentée, sectarisée, ce qui représente un problème terrible pour ceux qui s'en réclament.

Néanmoins la seule issue de gauche est bien celle d'une rassemblement de ceux et celles qui veulent ouvrir la voie de la justice sociale et de la solidarité et qui rejettent toute hégémonie d'un parti et d'un "grand chef".

C'est l'enjeu des prochaines semaines.

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