Gilets jaunes versus Carlos Ghosn

La voracité de Carlos Ghosn et son sentiment de totale impunité constituent l'illustration concrète des ravages d'un capitalisme prédateur.


Un des principaux patrons mondiaux avait, selon son propre groupe, triché et volé abondamment.

Il avait « pendant de nombreuses années déclaré des revenus inférieurs au montant réel ». De plus « de nombreuses autres malversations ont été découvertes, telles que l’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles ».

Au delà de ces accusations, en 2017, Ghosn a touché l’équivalent de 5,6 millions d’euros chez le constructeur japonais Nissan,. Chez Renault, le même, patron de l’alliance Renault-Nissan obtenait , pour l’exercice 2017, 7,4 millions d’euros.

Certes, il va maintenant être mis à l'écart rapidement et chargé de tous les maux. Mais la révélation de ses turpitudes doit surtout être l'occasion d'un bouleversement total de la répartition des richesses.

Au moment où le mouvement des gilets jaunes révèle à nouveau l'ampleur des difficultés quotidiennes de nombres de personnes, le scandale Ghosn résonne comme un acte d'accusation supplémentaire et un motif de mobilisation pour la justice sociale.

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