J'ai fait un rêve.

J'ai fait un rêve, un beau rêve  prémonitoire et merveilleux où j'ai vu l'Algérie prospère et stable, un peuple uni et solidaire, un pouvoir juste prospérant sur le mérite des citoyens loin des luttes claniques. Un pays dynamique, libéré de la prédation, où les algériens expriment librement et pacifiquement leurs différences, leur soif de vie et exaltent leur amour de la patrie.
Oui, j'ai fait un rêve fabuleux, un rêve algérien profondément enraciné dans les valeurs de la glorieuse révolution de novembre 54 et de l'amertume d'un peuple  sacrifiée sur l'autel du désespoir.
J'ai fait un rêve où j'ai vu l'Algérie transformer en une oasis de tolérance, de liberté et de justice, où tous les algériens étaient égaux, jugés équitablement, dignitaires de l'état ou simple citoyens.
Oui, j'ai fait un doux rêve où j'ai vu toutes les discordances des algériens se transformer irrésistiblement en une belle symphonie patriotique.

J'ai vu également les espoirs d'une jeunesse désœuvrée, marginalisée et bernée se réaliser sur la terre des martyrs d'hier et d'aujourd'hui.

Aucune immigration ni harraga, ni aucun asile politique ou économique.
J'ai vu une jeunesse qui veut rêver, se projeter, créer, procréer et surtout espérer des jours meilleurs. 
Malgré les difficultés et les frustrations du moment qui me terrassent, les agressions physiques et les appels au crime proférés par les nihilo-négationnistes contre ceux qui veulent se rendre aux bureaux de vote, je demeure impassible et droit dans mes bottes.

Oui, je demeure impassible car je ne veux pas que mon rêve de vérité se transforme en cauchemar.

Je vais voter, oui je vais voter, ma famille et moi, le Jeudi 12 décembre, pour une Algérie Démocratique, Solidaire et Citoyenne.  
Albert Farhat

 

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