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Billet de blog 12 janv. 2011

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Algérie - Tunisie - La jeunesse c'est l'avenir...

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Extrait de http://www : lematindz.net10 janvier 2011

Algérie : La chasse aux jeunes est lancée.

Un jour, bientôt, ils vous chasseront !

La chasse aux émeutiers est ouverte. Partout, dans tous les villages et toutes les villes d'Algérie, la police lance la chasse aux jeunes qui ont participé aux émeutes. Par dizaines et centaines, ils sont arrêtés chez eux, au petit matin et conduits dans les commissariats de police. Ils y sont interrogés, malmenés, intimidés ainsi que leur famille et placés en détention.Alors que le pays vit une très grave crise politique, la seule réponse des dirigeants est répressive. Arrêter et emprisonner les jeunes. Pendant des années, ces jeunes algériens se jetaient à la mer, pour espérer une vie plus digne, sous le regard indifférent des dirigeants. Pendant des années, chaque matin, on apprenait qu'ils avaient tenté de prendre le large et qu'ils s'étaient fait coincer, soit par les gardes côtes européens, soit par les algériens. A aucun moment ça n'a gêné le pouvoir algérien. Que nos enfants se suicident ne les concerne pas, mais qu'ils les défient, les rejettent, et surtout, les affrontent, leur devient subitement insupportables. Le ministre de l'intérieure vient de les traiter de tous les noms : de voleurs, de fainéants, vivant de rapines etc... Parce qu'ils ont osé l’affronter et non pas se jeter à la mer. Lui et ses maîtres, sont beaucoup plus tranquilles lorsque nos jeunes se suicident en silence ou sont secourus par les gardes côtes espagnols et italiens. Mais dans leur pays ils doivent subir et la fermer. Aucun espoir, aucune perspective, aucune vie digne en vue et se la fermer. Et lorsqu'ils bougent, ils sont traités de tous les noms.Ce régime, aveugle et sourd aux cris de ses propres enfants, qui verrouille toutes possibilités d'expression est voué à disparaître. Ce régime, constitué de prédateurs, qui pillent les richesses de l'Algérie et maltraite son peuple est voué à disparaître ! Il sera emporté, par une belle nuit claire, comme l'ont été ses semblables, en moins de 24h. Ou est Pinochet, ou est Ceausescu, ou est Salazar, ou est Ferdinand Marcos, ou est Kourmanbek Bakiev, le dictateur du Kirghizistan, chassé en quelques heures ? Le peuple qui les a rejeté, qui les défit, les chassera aussi sûrement que le cours de l'histoire.Cette jeunesse que vous méprisez tant, en vous terrant dans des villas hyper sécurisées, aura raison de vous.Ces jeunes que vous pourchassez aujourd'hui de votre police, jusque dans leur misérable taudis, vous renverserons et vous chasserons comme des malpropres. Et eux, les gueux, les voyous, les « moins que rien », les sans grade, vous jetterons définitivement dans les poubelles de l'histoire.

Yahia Bounouar

10 janvier 2011

Tunisie : Les violences gagnent Tunis, selon des témoins

Selon un journaliste de Reuters présent sur les lieux, des centaines de jeunes gens ont lancé des pierres sur la police avant de saccager des magasins et de mettre le feu à une banque.Il a raconté que la foule avait barré les axes routiers à l'aide de pneus enflammés, incendié un autobus et deux voitures et également mis le feu à un local de l'administration locale.Les policiers ont effectué des tirs de sommation en l'air et également fait usage de grenades lacrymogènes pour tenter de faire refluer les gens de l'intérieur du bâtiment, a-t-il dit.Ce nouvel accès de violence a éclaté peu après la publication d'un nouveau bilan officiel des morts depuis le début du mouvement comportant trois nouvelles victimes. Le gouvernement a, en revanche, rejeté les estimations plus élevées émanant d'organisations de défense des droits de l'homme.Jusqu'à mardi soir, on ne rapportait aucune nouvelle violence majeure, l'armée ayant été déployée dans les villes les plus turbulentes et les universités et les établissements scolaires fermés jusqu'à nouvel ordre. Dans une agglomération au moins, la police avait ordonné à la population de ne pas se rassembler dans les rues.Les participants aux émeutes affirment vouloir protester contre la cherté de la vie et la pénurie d'emplois en Tunisie.

Les autorités dénoncent l'instrumentalisation de ces manifestations par une minorité d'extrémistes violents. D'après le pouvoir, les victimes ont été tuées par des policiers exerçant leur droit de légitime défense.

Lors d'une conférence de presse, le ministre des Communications, Samir Labidi, a chiffré à 21 le nombre de personnes tuées lors des heurts de ces derniers jours, soit trois victimes de plus que le précédent bilan officiel.
Deux personnes supplémentaires ont trouvé la mort au début du mouvement d'agitation et deux autres se sont données la mort.
Souhayr Belhassen, une Tunisienne qui préside la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH, dont le siège est à Paris), avait auparavant fait état de 35 morts en tout. "Le bilan (...) pourrait s'alourdir", avait-elle confié à Reuters.Le mouvement a éclaté le 18 décembre à Sidi Bouzid, une petite ville du centre-ouest du pays, après la tentative d'immolation par le feu d'un jeune chômeur protestant contre la confiscation par les autorités de son étal de fruits et légumes."Je vous confirme que le nombre de morts durant le week-end est de 21. Tous les autres chiffres donnés par la télévision et les agences qui parlent de 40 à 50 (morts) sont totalement faux", a déclaré le ministre aux journalistes.Il a également déclaré que des mouvements religieux extrémistes et des mouvements extrémistes issus de la gauche ont infiltré ces manifestations de protestation et incité à la violence.Evoquant les griefs de certains des participants, Samir Labidi a dit: "Notre réponse aux revendications de la jeunesse consiste en des réformes économiques et sociales et en une plus grande ouverture vers la liberté".Lundi, le président Zine el Abidine ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans, était intervenu à la télévision nationale pour déclarer que les troubles constituaient "un acte terroriste". Il avait aussi promis de créer 300.000 emplois d'ici la fin 2012.

Jean-Loup Fiévet pour le service français

11 Janvier 2011

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