Houria Bouteldja pour les nuls (réponse à Vincent P.)

Je lis de partout ces malheureux qui s'attaquent à ce que dit Houria Bouteldja et qui sèchent lamentablement, certains après des années de diffamation récurrente. Que faire ? Comment les aider ? Mon cœur saigne à l'idée de tous ces gens qui voudraient tellement... mais hélas ne peuvent accéder à la précieuse pensée bouteldjienne. Aussi c'est décidé, il me faut les éclairer ! La tâche est rude, il ne s'agit de rien de moins que de faire rentrer quelque chose de l'ordre de la philosophie dans des cerveaux a priori façonnés pour le commentaire footballistique. On en a encore eu un exemple flagrant à Médiapart avec le dernier billet du blog de Vincent P. (avec lequel j'ai essayé sans succès de discuter, arc-bouté qu'il est sur ses convictions, ce qui m'a poussé à faire ce billet plutôt que de continuer à perdre mon temps). Pour éviter ce genre d'importun, ce fil sera exceptionnellement fermé aux commentaires (j'en ai mis deux qui sont les seuls lisibles).

Un discours complexe inaccessible à ses contempteurs

En dehors de leur mauvaise foi, l'erreur faite par les contempteurs de Bouteldja vient d'abord du fait qu'ils n'y comprennent rien. Fort de ces bases solides, le processus est ensuite toujours assez semblable. Ces lecteurs mal équipés transforment le discours décolonial en fonction de ce qu'il croient en comprendre, et du coup n'aboutissent qu'à n'en faire qu'une caricature inepte ! Rien de tragique me direz-vous, si ce n'était le nombre. C'est ensuite que ça se gâte, au moment où ils prétendent lui répondre, sans se douter qu'en fait, c'est à leur caricature qu'ils répondent ! L'avantage est certes immédiat : c'est bien moins compliqué à lire (comme à écrire). Avantage qui hélas ne compense pas un inconvénient majeur : ça n'a du coup aucun sens.

On a le droit d'être en désaccord avec Bouteldja, de le dire haut et fort, mais pas de la diffamer en falsifiant ses propos. Enfin c'est mon opinion, et de plus ça s'appelle aussi diffamer en termes juridiques (mais on peut plaider la bêtise, c'est autorisé). Ces gens dénient l'intelligence de la pensée décoloniale et donnent ainsi du grain à moudre à des Vidal ou des Blanquer (sans parler de l'extrême-droite, bien sûr). Mais le plus débile reste encore à venir : c'est qu'une fois donc transformée en caricature, ces mêmes esprits simples en arrivent à se gausser du simplisme de cette pensée... sans bien sûr se rendre compte que le simplisme en question n'est de la même façon que dans la caricature qu'eux-mêmes en ont fait (donc de ce qu'il ont cru en comprendre! Drôle de mic-mac.

Expliquer Bouteldja à ceux-là, c'est comme faire rentrer tout Schopenhauer dans la tête d'un lecteur assidu de Pif le chien. Le travail est immense, mais tel est mon destin, et je me dois de l'assumer.

Une notion décoloniale de "race" qui n'est en rien ce qu'on en dit

L'erreur première que font les contempteurs de Bouteldja, c'est de faire un contresens sur le concept de "race" tel que décrit par les décoloniaux. Certains en sont même à prétendre qu'ils en feraient une "essence". Autant dire que ceux-là aboutissent alors à comprendre le terme tel que dans son ancienne acception (la partie génétique en moins). Pourtant, Bouteldja elle-même dit que les indigènes sont déracinés, qu'ils ont été coupés de leur mémoire, une première fois par les colons, une seconde via l'immigration. Je l'ai même lu employer le mot "amnésique". Aussi ça pose une question qui échappe visiblement à nos brillants analystes : si elle parlait vraiment d'essence, de quelle sorte d'essence pourrait-il s'agir s'il est question d'amnésie ? L'essence de l'amnésie ?

(à cette aimable question, on les a vu déguerpir comme des lapins, incapables de trouver la moindre parade - en dehors de celle du paon bien sûr, une seconde nature chez eux)

En outre, rajoutons que comment pourrait-elle se revendiquer d'une essence alors que l'ensemble de son discours consiste au contraire à refuser l'essentialisation qu'elle dit subir en tant qu'indigène ?

En fait, les décoloniaux parlent quand même d'identité, mais pour dire que, outre l'histoire commune des uns et des autres autour des colonies et aussi celle de l'immigration, ce qui les rassemble est tout simplement de subir le racisme. Ce qui est dit, c'est que l'expérience de subir le racisme est structurante, et de ce fait participe de l'identité. Un élément d'identité donc, mais rien de plus : pas d'essence. L'amnésie porte en fait sur ce qui a pu exister avant la colonisation, ce qu'elle a commencé à gommer, une première fois en soumettant les colonisés aux règles et usages des colons, une seconde fois avec l'immigration (et l'arrivée dans un monde d'où leur histoire était absente). L'amnésie porte sur la perte de leur culture.

Nullement troublés par ces menus détails, nos analystes en chef en arrivent à dire que de toutes façons, les décoloniaux sépareraient les gens en "racisés" et "raciseurs", et ils y voient la preuve qu'ils racialiseraient les choses, puisque selon eux ces deux termes ne correspondraient à rien d'autres qu'aux noirs et aux arabes d'un côté, aux blancs de l'autre. Fort de ce constat, les plus extrémistes en arrivent même à imputer aux décoloniaux un racisme anti-blanc, à dire que pour eux, le blanc serait "l'ennemi". Bref, ils y voient un retour des races et même pire : une volonté de guerre des races instaurée par les décoloniaux. On arrive ainsi à un endroit particulièrement odieux où des gens qui luttent contre le racisme se font eux-même traiter de racistes... et en plus, souvent par des racistes !

La "blanchité" est un concept

La "race blanche" donc, d'abord. Où en est-il fait mention dans le discours décolonial ? Où les entendrait-on parler de race blanche ? Nulle part ! Ils parlent par contre de "blanchité". Sauf que la "blanchité" n'est en rien assimilable à une "race", ni même à un quelconque groupe de gens clairement identifié (les blancs donc, ne sont jamais théorisés comme une "race" par les décoloniaux). Quant aux "racisés", et donc eux-mêmes, ils ne sont eux non plus en aucun cas assimilés aux musulmans (ou aux noirs etc). Encore une fois, on a le droit de faire à Bouteldja tous les procès qu'on veut, pas de tricher avec ses propres mots. Et ses mots sont précis : les "indigènes" sont les immigrés, descendants de colonisés et autres : ils ne sont en rien une "race" ou l'assimilation d'une religion à une race que pourrait en faire un raciste.

Ni race ni groupe donc, la blanchité est un concept. En fait (et si je comprends bien, je suis pas spécialiste non plus), il s'agit du concept "d'homme blanc dominant" (qu'on retrouve en tous cas dans les études de genre). "L'homme blanc dominant" n'est en rien "les blancs" ni même l'homme blanc voire tel ou tel homme blanc. "L'homme blanc dominant", c'est ce autour de quoi est élaboré la norme occidentale. L'idée, c'est que c'est l'homme blanc dominant qui a érigé la ou les normes selon son seul point de vue, sa façon de voir les choses.

C'est-à-dire que la norme, c'est l'homme blanc dominant lui-même.

L'homme blanc dominant, c'est la norme. En ce sens il n'a pas vraiment d'attributs, il est comme le centre des choses et tout ce qui n'est pas lui est minorités. Une norme donc qui vaut pour la France, mais plus généralement pour l'occident. On voit bien qu'ici, "minorité" n'a pas un sens numérique (il y a autant de femmes que d'hommes, déjà) : la majorité, c'est la norme, le reste est "minorités".

L'homme blanc dominant a façonné un récit dont il est le centre, et qui sert de récit à l'occident. Et de la même façon qu'il n'est pas ici question de nombre avec les minorités, la "majorité" est elle la norme de pensée. Les blancs se réfèrent à un récit façonné par "l'homme blanc dominant" et toute alternative à ce récit est vue comme issue d'une "minorité". La blanchité, c'est la pensée normative occidentale, et c'est un des points que ne comprennent en rien les contempteurs de Bouteldja, et pour cause : ils sont immergés dedans (au passage on peut noter que "l'homme" est en opposition avec la femme dans les études de genre, que "blanc" est en opposition aux non-blancs dans les études de race, tout comme "dominant" doit l'être dans les études de classes).

Et au cœur et tout du long du récit occidental, il y a l'idée "d'universalisme". L'homme blanc dominant se vivant comme le centre du monde, sa pensée il la perçoit comme universelle. Mais cet universalisme est seulement celui vu par les blancs, objectent les indigènes. Il existe donc un récit occidental dont les blancs se prévalent, et est écrit au cœur du récit que celui-ci serait universel. Universel, ça veut clairement dire que ce serait lui le bon et pas les autres (celui ou ceux des musulmans, des noirs etc, auxquels Bouteldja trouve elle tout autant de vertus "universelles"). Tout ça pour amener à la grande révélation : le récit pseudo-universel blanc n'est rien d'autre qu'un récit ethno-centré... comme donc n'importe quel autre récit (il n'a pas de raison particulière d'être plus universel qu'un autre).

In fine on voit bien qu'il ne s'agit nullement d'opposer deux races, mais d'opposer les "indigènes" (les immigrés et non les musulmans ou autres) à une norme (qui se veut universelle). Et comme la croyance en l'universalité du récit occidental fait que les blancs se prétendent capable de juger de tout autre récit (et ne se gênent pas pour le faire), on voit bien qu'aucun progrès n'a été fait par l'occident depuis le colonialisme !

Enfin, si les indigènes parlent de couleur de peau, c'est bien parce qu'ils ne peuvent faire autrement, puisque c'est justement à partir de la couleur de la peau que les racistes les jugent, les stigmatisent. On peut donc dire qu'il y a deux choses à bien différencier pour qui veut comprendre les décoloniaux : un volet externe (je marche dans la rue et des types me regardent bizarrement à cause de la couleur de ma peau = racisme) ; et un autre interne (je sais ne pas adhérer à la vision universaliste blanche = spécificités culturelles, individuelles). Ceux qui amalgament les deux en une identité raciale n'ont bien évidemment aucune chance d'y comprendre quoi que ce soit.

(notons que c'est sur ce point qu'on peut objecter des choses à Bouteldja : certes son discours est intelligent et cohérent, reste à savoir, vu sa complexité, comment il peut être perçu par la majorité des "indigènes", et s'il ne risque pas de dégénérer en des choses disons moins intelligentes...)

En tous cas, là où ça devient vraiment intéressant, et pour ce que j'en pense particulièrement instructif, c'est que les blancs donc, toujours si prompts à donner des leçons au monde (de démocratie, d'humanisme, aujourd'hui de mœurs etc), semblent fous de rage qu'un regard de type "ethnologique" (et c'en est bien un), un regard donc du même type que celui qu'ils s'autorisent à avoir sur les autres cultures ou civilisations, ose cette fois se poser sur eux. Qu'on les regarde comme eux regardent les autres semble d'un coup les mettre hors d'eux : depuis les sorcières du moyen-âge, on a en en tous cas jamais vu un tel tollé envers quelqu'un ! Révélateur vous croyez ?

Le décolonialisme fait partie de l'intersectionnalité

Arrivés à ce stade, on ne peut pas ne pas passer sur le cadre plus général dans lequel s'inscrivent tous ces types de mouvements d'aujourd'hui : décoloniaux, féministes etc, à savoir l'intersectionnalité. Actuellement les débats tournent surtout autour des problèmes de "race" et ceux de "féminisme" mais l'intersectionnalité est censée couvrir tout autant le problème des classes par exemple, puisqu'il est question de répertorier toutes les causes qui amènent à la complexité du réel, pour tenter de comprendre comment l'interaction de ces causes a façonné et façonne aujourd'hui le réel, dans toute sa complexité donc (c'est ça l'intersectionnalité).

Le genre

Vincent P. s'amuse à dire, dans son billet, que l'intersectionnalité promouvrait les races alors qu'elles n'existent pas, et qu'elle nierait les sexes alors qu'ils existent bel et bien. La formule était évidemment tentante. Sauf qu'elle sert ensuite à nier l'intérêt de l'intersectionnalité, ce qui est idiot. Il affirme donc que les adeptes du genre prétendraient que TOUT est culturel, et là j'avoue ne pas assez connaître le sujet pour savoir si c'est réellement ce qui est dit. Si tel était le cas, il aurait bel et bien raison : évidemment qu'il y a une "nature", le problème est qu'au point où l'on en est, on ne sait pas ou plus faire la part entre nature et culture, ce qui donc nous interdit de parler "au nom" de la nature (ce qui bien sûr n'enlève rien à la justesse d'un combat consistant à lutter contre les images stéréoptypées des hommes et des femmes).

Intersectionnalité

Là où ça blesse, c'est que Vincent P. en déduit bien vite que l'intersectionnalité est une foutaise, ou encore n'aurait rien inventé etc (d'ailleurs, c'est pas de l'intersectionnalité dont il parle - même pas - mais de l'usage que les uns et les autres en font : les racisés avec le racisme, les femmes avec le féminisme etc)

L'intersectionnalité c'est pourtant très simple à définir : c'est tenir compte de la multiplicité des causes et tenter de comprendre les conséquences de leurs diverses interactions. C'est issu de la French Theory, un mot américain qui amalgame des philosophes comme Foucault, Deleuze et Derrida. Ce qui est nouveau n'est bien sûr pas de réfléchir sur le racisme ou la condition des femmes : c'est de croiser les causes qui amènent aux images qu'on a en tête (des noirs, des femmes etc) et aux comportements qui nous meuvent ; et pour ça de prendre en compte non seulement les causes (souvent évidentes), mais surtout les interactions entre elles, qui ont amené à la réalité d'aujourd'hui (images de la pensée, comportements, conséquences sociales, sociétales etc).

Et ces interactions sont le produit du temps : c'est bien la dimension du temps qui a tout changé, qui a amené à donner la possibilité d'accéder au réel tel qu'il est vraiment, c'est-à-dire dans toute sa complexité. Avant, on parlait donc de la condition de la femme et des problèmes de racisme, mais c'était l'un ou l'autre, éventuellement l'un plus l'autre. Aujourd'hui, on a plus affaire à une multiplication qu'une addition : telles et telles causes ont interagi ensemble au cours du temps, et ont donc amené à telle ou telle image... de la prolétaire noire par exemple, ou du bourgeois gay ou que sais-je (races, genres, classes, etc). On a donc au départ ce genre d'images en tête, qu'il s'agit de déconstruire en trouvant les causes dont elles sont issues ainsi que le cheminement qui les a amené à créer la réalité d'aujourd'hui. Penser la multiplicité des causes et leur interactions, c'est en fait tenter de penser le monde à partir de sa complexité et non de telles ou telles idées en vogue sur l'un ou l'autre des sujets.

L'éternelle plainte communiste

En fait, il semble que Vincent P. n'est surtout pas content parce que la découverte de l'intersectionnalité fait en ce moment passer certains sujets (racisme, féminisme) avant d'autres, ouvrent des horizons auparavant fermés. Bref les études du moment s'intéressent moins qu'avant aux sempiternelles "classes" et autres luttes des classes, soit donc la cime vertigineuse et ultime de sa pensée. S'il s'était renseigné, il saurait pourtant que la lutte des classes n'est en rien abandonnée, puisqu'elle fait bien sûr partie des causes qui modèlent le réel. Juste qu'on en cause en boucle depuis lurette, et qu'il n'y a pas que ça dans la vie, ne déplaise. Aussi se met-il à gémir et même à délirer sur n'importe quoi. Par exemple il invente que Foucault aurait détruit l'image du rapport de force entre classes en promulguant ce qu'il a appelé "micro-pouvoirs". C'est évidemment nul et non advenu puisqu'on ne parle pas des mêmes choses et que les micro-pouvoir foucaldiens ne s'opposent en rien aux rapports de classe (en clair, il ne comprend rien à Foucault non plus). Mais son catéchisme marxisant l'autorise à conspuer quiconque ne marche pas au pas dans le droit fil de son idéologie, voire prétendraient aller au delà, ou pire encore : oserait avoir autre chose en tête. Marx est l'horizon insurpassable de la philosophie pour les communistes et affiliés, et gare à qui touche à leur idole. Hare Krshna.

Et pour quelques dollars de plus

Bien sûr, il n'y a pas que les "races", les "genres" et les "classes" dans ce qui peut faire cause. Bouteldja elle, veut aborder le problème de la religion, est pour elle c'est cette fois le progrès qui fait cause. Sauf que là, on est évidemment complètement à contre-courant du récit blanc et l'idée de progrès qui va avec, à contre-courant de ce récit qui parle d'émancipation, et en particulier par rapport à la religion. Dieu est de toutes façons de plus en plus has been dans le récit occidental. Aussi qu'en dire quand les communistes les plus extrémistes en parlent ! C'est d'ailleurs fou comme nombre d'entre eux, qui donc se prétendent révolutionnaires, semblent incapables de sortir un tant soit peu de la doxa du récit institutionnel. Mais bref, selon Vincent P. la religion est bien évidemment "dépassée", et il n'y a pas à revenir là-dessus, Marx l'a dit !

Sauf donc que d'autres s'en foutent de cette histoire, et s'occupent de la leur (et n'ont pas besoin des références occidentales pour ce faire). Bouteldja assimile avec raison l'occident au progrès, et remet en question le progrès en même temps que le capitalisme qui semble aller avec. Tout ça se discute bien sûr, sauf qu'elle a une analyse tout à fait intéressante au sujet de la religion, elle dit que c'est ce qui rend les hommes égaux : on est tous égaux face à Dieu. Quelque part ça se tient (surtout au vu de la façon qu'à le capitalisme de rendre les gens égaux). Tout ça, disais-je, se discute, mais pour cela il faudrait que les blancs admettent un jour que l'histoire de l'occident n'est en rien l'Histoire tout court, ou l'histoire de l'homme, et là on n'est pas arrivés !

On pourrait encore poursuivre (c'est sans fin). Est reproché à Bouteldja à peu près toutes les abominations en fait : elle soutiendrait l'islamisme voire le terrorisme, l'antisémitisme, l'homophobie, le viol etc etc. On est en plein délire ! Dieu merci, Vincent P. a quand même le bon goût de ne pas trop insister sur des thèmes aussi glauques et se contente de développer benoîtement quelques thèmes relatifs à son islamophie aiguë comme tout bon idiot utile aux aspirations politiques de l'extrême-droite. De mon côté et pour ce que j'en vois (j'en sais rien bien sûr), Houria semble être une gentille fille ayant surtout le gros défaut d'être dix fois plus intelligente que ses malheureux détracteurs (qui, encore heureux, n'ont pas les capacités de s'en apercevoir, sans quoi ils en seraient encore plus enragés !). Quant à répondre à toutes les diffamations dont elle fait l'objet, il faudrait carrément les reprendre une par une, tant tout ses dires ont été falsifié par ses contempteurs.

Pour finir, je citerai une dernière phrase d'elle qui m'avait bien plu, et qu'elle avait lancée à une équipe de l'Obs après une interview :

"Les choses étant dites, vous êtes responsable de ce que vous comprenez".

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