Cinquante nuances d'islamophobie

En guerre (encore, toujours)

Décapité. L'image a frappé les esprits. L'émotion était là, tout était prêt : il n'avait plus qu'à mettre des mots dessus pour en récupérer les fruits. L'intention de récupération était-elle consciente ? Difficile de l'affirmer, tout ça était un peu à chaud quand même (et j'ai peu de goût pour les procès d'intention). Et puis il fallait bien dire quelque chose à hauteur de l'indignation, de l'indignité. En tous cas, c'est avec une grande maladresse que le discours s'organisa autour de deux points : une stratégie de Daesh de s'en prendre aux symboles forts de la République ; et le droit au blasphème ou les caricatures (érigés pour l'occasion en symbole de la liberté d'expression).

Le discours officiel consiste à répéter ce que Gilles Kepel raconte depuis un moment. On sait qu'il avait l'oreille de Valls, il n'est pas exclus qu'il ait encore celle du gouvernement actuel. Tout ça amène à ce qu'on soit sans cesse confrontés à un récit débile qui par exemple fait dire à l'Obs (sans rire) que : "Depuis trente ans, l’Europe, et pas seulement la France, est devenue une terre de conquête pour des organisations politiques islamiste. Ces organisations ne cachent même pas leur stratégie conquérante. Ce lent travail de sape parfaitement orchestré est bien une guerre politique pour imposer ce qu’ils nomment sans ambiguïté un "califat européen", qui appliquera la charia comme loi suprême" (Samuel Paty, disciple des lumières, martyr de l'obscurantisme - 1)

Un "califat européen", n'importe quoi ! Et il faudrait gober ça... L'Obs semble prendre pour argent comptant ce genre de déclarations sans avoir le simple recul de prévenir le lecteur du pourquoi et surtout pour qui elles sont faites. Et donc de prévenir qu'il s'agit forcément d'une simple propagande destinée à exalter et enrôler une jeunesse crédule, voire à convaincre quelques vieux tarés (il pourrait d'ailleurs en être de même pour les actes de terrorisme en Occident : les rares attentats qu'on peut soupçonner effectivement élaborés par Daesh - la majorité étant le fait d'individualités externes - sont-ils autre chose qu'un pub destinée à faire croire aux naïfs que le combat serait ultime, définitif ? Allah vs les mécréants ? Ce ne serait finalement que du même tonneau que les délires de Bush face à l'axe du Mal).

Symboles de la République

Les prosélytes du choc des civilisations ont donc cru bon de raconter que c'était cette fois l'École de la République qui était attaquée, parce que porteuse d'émancipation et de liberté. Et ça pourrait bien encore être signé Kepel, cette idiotie. N'avait-il pas déjà produit le même type de discours lors de l'attentat à la Préfecture de Police de Paris ? A cette occasion, il avait en effet raconté que "désormais Daesh s'en prenait à des cibles précises : "des lieux emblématiques et symptomatiques" (sic). Comme si Daesh programmait les attentats selon une stratégie minutieusement élaborée... alors que les meurtriers sont tellement affutés et organisés qu'ils en sont à prendre leur couteau de cuisine pour commettre leurs méfaits : tu parles d'une structure de combat ! De plus, ça a été prouvé avec Paty. On a su par la suite que le tueur cherchait une victime : il voulait passer à l'acte mais ne savait pas qui en ferait les frais. C'est finalement par hasard que le sort est tombé sur Paty, dont il avait trouvé l'histoire sur le net. Et comme tous ces kamikazes mortifères, il a agi seul : Paty devait portait des caractéristiques qui correspondaient à ses critères de vengeance et c'est sur lui que c'est tombé...

La fois d'avant, c'était encore un acte isolé : le type qui avait massacré deux pauvres bougres fumant leur clope en bas des anciens locaux de Charlie-Hebdo avait lui-même expliqué (sur la toile) que son action avait pour but de venger le prophète des caricatures ! Oui des caricatures et rien d'autre. Et là encore, en faire un soldat de Daesh alors qu'il n'était même pas au courant que le journal avait changé d'adresse depuis cinq ans, c'est fort de café ! Drôlement pas au jus, pour une organisation qui orchestre si savamment les choses ! Bref, le rapport avec une éventuelle stratégie de Daesh de cibler les victimes ? Rien, zéro, oualou !

(le plus dingue, c'est quand un tueur avait assassiné sa mère et sa sœur, et que Daesh, sans bien sûr savoir rien de l'affaire, avait revendiqué le crime au nom de la lutte face aux mécréants !)

Les autorités se sont donc servies de ces drames pour conforter le délire qu'elles tentent d'imprimer dans le cerveau des gens (à moins qu'elles n'y croient elles-mêmes), comme quoi on serait dans une sorte de guerre face à une armée téléguidée par Daesh. Devant cette soi-disant progression stratégique des objectifs du terrorisme, il fut demandé au citoyen de se positionner clairement afin de savoir s'il "faisait corps" avec le pays, ce qui, selon les intéressés, revenait à défendre "la liberté, la démocratie, la civilisation, les lumières" etc... ou bien s'il s'en séparait. Bref, le délire continuait.

Or depuis le Bataclan au moins, on sait parfaitement qu'on a surtout affaire à une succession de déséquilibrés, presque toujours issus du petit banditisme et rarement au fait du religieux, et qui d'un coup ont une sorte de "révélation" qui les pousse au suicide en même temps qu'à une mise en scène mortifère autour. Et c'est bien une toute autre histoire qu'on nous raconte, une histoire qui fait les affaires d'une flopée "d'islamophobes" de tous crins ("islamophobes" pour dire ça gentiment).

Caricatures

Conscient peut-être que c'était pas vraiment l'École de la France qui était attaquée, on recula en sifflotant de quelques pas et le paquet fut mis sur les caricatures. L'affaire portait donc sur le blasphème, qui une seconde fois après les attentats de 2015 de Charlie-Hebdo, fut érigé en symbole de la civilisation ! Et il fallut se taper nombre de débats parfaitement imbéciles sur ces non-sujets (les caricatures, le blasphème etc) au lieu de reconnaître simplement que c'était juste pas très malin de rajouter de l'huile sur le feu et de passer à autre chose. Le délire en arriva à tel point que dans une initiative commune, treize régions de France furent à un moment prêtes à publier un livre de caricatures politiques et religieuses pour les diffuser dans les lycées ! Écoutons Renaud Muselier : "Par ce geste, nous voulons témoigner de nos engagements à défendre les valeurs de la République et le droit de chacun et chacune de nos concitoyens à vivre en paix et dans la liberté" (L'obscurantisme ne passera pas, déclare Macron - 2). No comment.

Charlie-Hebddo

A ce stade, on peut s'arrêter sur un sondage (3) commandité il y a quelques mois par Charlie-Hebdo, qui montre comme on peut trafiquer la réalité pour faire à tout prix rentrer la pensée dans les deux petites cases si pratiques qui permettent de faire œuvre de prosélytisme... au travers donc du débat officiel. Charlie-Hebdo a fait faire en septembre dernier un sondage parfaitement malhonnête : malhonnête dans la mesure où il en a tiré des conclusions sans rapport avec les questions posées (4) ! Voyons ça de plus près.

La première question demandait si les journaux avaient eu tort ou non de publier les caricatures du prophète. Et là, sauf si bien sûr on avait déjà un avis en béton, c'était pas si facile de répondre par oui ou par non : la liberté d'expression, sans doute que tout le monde est pour, aller jusqu'à ce qui est considéré comme un blasphème pour tant de gens c'est une autre histoire. Compliqué donc. Mais Charlie nous aide en précisant au sein du questionnaire que ceux qui seraient "pour" le seraient au nom de la "liberté d'expression", et ceux qui seraient "contre" jugeraient la publication de ces caricatures comme une "provocation inutile". Du coup c'est beaucoup mieux, tout à fait clair même. De mon côté, cette précision m'aurait définitivement incité à voter pour la seconde proposition, la re-parution étant pour moi violente et inutilement provocatrice (elle a d'ailleurs fait quelques morts de plus). Bref, plus d'ambiguïté désormais et merci Charlie. Sauf que. Sauf que manque de bol, la précision a juste disparue dans le compte-rendu que Charlie-Hebdo fait des réponses : ceux qui ont voté que les caricatures étaient "une provocation inutile" sont rien de moins qu'accusés de se foutre de la liberté d'expression ! Jusqu'où la malhonnêteté se niche. Commentaire de Charlie : "seul 59 % de la population défendent la liberté d’expression" : c'est clair ! Les réponses donc, sont conformes à ce que Charlie recherchait. Est même rajouté que 69 % des musulmans français considèreraient que c'est une provocation inutile. Et hop, les voilà stigmatisés comme si plus de 2/3 d'entre eux se fichaient de la liberté d'expression ! Islamophobes vous croyez ? Les autres questions sont libellées de la même façon ambiguë et sont interprétées avec la même malhonnêteté (je vous les épargne).

Samuel Paty

Mais revenons à Paty. Suis-je ou ne suis-je pas Samuel Paty ? A propos de nuances, on en est arrivé au stade d'absurdité d'avoir à répondre à ce genre de question débile, soi-disant pour exprimer son attachement aux "valeurs essentielles blabla" qui seraient la marque de notre identité républicaine (rien que de devoir à le formuler ainsi, c'est épuisant). Pour commencer, je vous livre l'état actuel de ma pensée (qui a l'avantage d'être claire). En fait, j'ai été vraiment ému par le très bon discours d'un des amis de Paty lors de la cérémonie donnée en son honneur, un texte intelligent et sobre qui m'a plutôt convaincu qu'il ne pouvait être bien méchant avec des amis pareils ; mais d'un autre côté, j'avais trouvé lamentable d'avoir pris une caricature d'Allah en prière à poil, cul en l'air et parties pendantes, pour "illustrer" les bienfaits de la liberté d'expression... et l'enseigner ainsi à des mômes de douze ans, dont bon nombre de confession musulmane ! Voilà donc où j'en suis, et je ne suis pas allé au delà (ayant peu de goût pour le jugement). Or si je ne parle que du discours, ses détracteurs m'opposeront la caricature ; et si je ne parle que de la caricature, sans doute serais-je rangé dans les adeptes de la décapitation. Charmant. C'est en tous cas à peu près le niveau des débats actuels, le sens des nuances qui prévaut dans ce pays aujourd'hui. Autant dire que si l'on me forçait à répondre à une question sur Paty par oui ou par non, je n'ose imaginer les commentaires que ça provoquerait ! (d'autant que j'ai remarqué récemment que l'option "je ne sais pas" disparaît de plus en plus des sondages actuels : comment pourrait-on ne pas savoir dans un monde où tout le monde sait tout !). Bref, pour se faire entendre dans ce monde binaire et brutal, ne reste plus d'autre solution que d'apporter une solution clefs en main, une explication définitive qui fasse le tour des choses (tout en sachant que quoi qu'il en soit, elle sera tellement minoritaire que tout le monde s'en foutra jusqu'à la fin des temps).

Je pourrais être tenté d'en développer une dans ce billet, histoire de dire... un exemple donc de voix "nuancée" mais qui affirmerait quelque chose (et donc pèserait un peu en ce bas-monde). Essayons. Paty donc n'était sans doute pas suspect d'islamophobie, dans le sens actuel où l’ambiguïté est inhérente à l'emploi du terme : c'était sans doute plutôt un brave type qui a commis l'immense maladresse de penser que mettre une caricature aussi excessive était un moyen acceptable de montrer que l'excès même avait malgré tout encore valeur d'exemple pour souligner jusqu'où devait aller le caractère indispensable de la liberté d'expression. Ça doit ressembler à peu près à ça. Sauf que même ça, j'en sais rien, ça colle, ça pourrait coller, voilà tout. Ça peut valoir explication, mais en matière d'affirmation je vois bien que je suis pas au top. Autant dire que mon témoignage ira directement à la trappe, dans la série "nul et non advenu"... tout comme toute forme de solution nuancée qui n'irait pas jusqu'à un point de certitude.

Nuances et certitudes

Parce qu'aujourd'hui, la nuance est interdite, ou plutôt déclarée insignifiante, alors qu'elle est presque toujours ce qui pointe le fond des problèmes, qui les révèle. C'est toujours "entre" les choses que celles-ci se dévoilent. Mais toute forme d'intelligence est aujourd'hui malvenue, inutile surtout. Aujourd'hui l'esprit de contradiction fait loi : toute question y est soumise en premier chef et aussitôt dispersée au royaume des petites cases, celles jadis de gauche/droite, celles plus généralement du oui/non. La contradiction suffit à définir les cases, et ensuite le plus fort gagne. Ici on est dans le mode le plus dur et intolérant des certitudes. Ici on cause "savoir contre savoir" et rien d'autre n'a droit de citer : toute pensée en deçà du savoir n'a aucune chance de jamais apparaître dans les débats. Penser, c'est has been, l'important c'est de savoir. Telle est la modernité !

Et cette façon, on la retrouve dans tous les débats, depuis les sottises de madame Vidal sur l'islamo-gauchisme jusqu'à l'invraisemblable gestion occidentale de l'épidémie de covid. Entre affirmer et se taire, plus aucune place si ce n'est un trou de souris qui consiste à juste critiquer : affirmer oui, mais seulement une critique, donc. Les plus aimables diront que c'est intéressant, et puis passeront leur chemin. Penser, c'est trop demander. Toute pensée qui irait au delà des schémas binaires officiels risque de se retrouver catalogué "complotiste" (ou autre) sans avoir eu le temps de dire ouf (c'est ce qui est arrivé aux "rassuristes" quand ils se sont mis à affirmer des choses et non plus seulement critiquer). De toutes façons, donner à penser, creuser, nuancer, ne pèse plus dans le débat. Et cette obligation de certitude, on la retrouve dans les prises de position des pseudo-intellectuels qui soi-disant comptent à l'heure actuelle. Un exemple (en restant dans le même contexte) :

Manifestation contre l'islamophobie

L'autre fois a eu lieu la première manifestation contre l'islamophobie en France. Au départ, rien de méchant, et d'ailleurs toute la gauche à l'exception du PS était plutôt d'accord, même si au moment d'y aller physiquement, certains avaient piscine. Il s'agissait en fait juste de dire que "ça suffit, la façon dont les musulmans sont sans cesse stigmatisés" (débats incessants sur le voile etc). Ben non. Manifester contre le racisme, c'est pas autorisé ici, ou alors façon aseptisée, genre "c'est pas beau le racisme, c'est moche vilain, faudrait pas, faut être gentil, on est tous pareils, tous copains etc" (le genre de slogans qui terrorisent Le Pen, comme on l'imagine). Donc il n'y a pas de débat incessants sur le voile, il n'y a pas de stigmatisation : le seul vrai débat sérieux consiste à savoir quelle stratégie adopter afin donc qu'on ne se retrouve pas un jour sous califat islamiste (Kepel, Zemmour, Valls, Fourest etc). Ça c'est de la pensée !

Une manif anti-raciste donc, rien d'autre. On y a chanté en chœur la Marseillaise, on y a défilé calmement, pacifiquement, bon enfant, très bien. Sauf qu'à un moment, un type a eu la mauvaise idée de faire reprendre par une dizaine de péquins un sonore Allahou Akbar. Aussitôt, c'en était fini : l'appel religieux fut instantanément interprété comme un appel au meurtre, et l'ensemble de la presse ou presque eut en même temps et comme par enchantement la joyeuse idée de résumer la manif à ce seul épisode, comme si des types comme Mélenchon ou Besancenot étaient d'un coup devenu les porte-paroles de Daesh ! Encore une preuve d'islamophobie ? Mais non mais non, pensez donc (ne riez pas, c'est juste là qu'on en est).

Les certitudes en guise de pensée, Onfray par exemple en aura aussi été l'illustration, dans un article où il crut bon de démolir la même manif à partir d'une logique improbable, je cite : "le défilé présenté comme luttant contre l’islamophobie était en fait un défilé en faveur de la religion musulmane". Mélenchon défilant à la gloire du Coran, interdit de rigoler. Le problème, c'est qu'à force de nager dans les certitudes, on se retrouve entraîné par les puissants courants du débat public. Emporté donc, Onfray ne s'aperçut même plus de ses contradictions. Par exemple à un moment il dit : "une étude montre qu’un quart des musulmans estiment que la charia est supérieure aux lois de la République. Ce qui, quand on est optimiste, laisse trois quarts des musulmans qui veulent que les lois de la République priment. Que ceux-là reçoivent ici mon estime et mon affection, ils paient cher la barbarie des minoritaires". Mais deux minutes plus tard, on lit l'exact contraire : "Trouver que la Charia est supérieure aux lois de la république n’est jamais que la logique du croyant de base". Totalement incohérent donc... à moins bien sûr d'associer "croyant de base" et "barbarie" (voyez l'ampleur du problème). Un procès que je ne ferai pas à Onfray, qui est peut-être un brave type (j'en sais rien), et d'ailleurs sa seconde phrase pourrait l'illustrer. Peu importe de toutes façons, l'important est de comprendre où on en est, si même les supposés "philosophes" ou présentés comme tels en arrivent à de telles incohérences à force de prosélytisme (plus que de certitudes ici, pour ce que je pense d'Onfray).

Conclusion

On en est au triomphe des certitudes, le doute n'a plus de place. Comme si la raison, ayant perdu de sa superbe (malgré des siècles d'intimidation), n'avait plus, face au marasme ambiant, que le refuge des certitudes pour asseoir son autorité, comme si elle n'avait d'autre choix que se prévaloir d'être l'équivalent d'une sorte de vérité scientifique pour faire acccepter ses arguments. Aujourd'hui, on en est aussi au stade où l'on nous dit qu'il suffirait de répondre par oui ou par non à des questions pour toucher la vérité... pour savoir. Savoir... Et ce sans jamais comprendre que ça veut dire que ce seraient les questions qui auraient valeur de vérité, qui seraient définitives, comme gravées dans le marbre. A-t-on oublié que tout est dans l'art de poser les bonnes questions ? Ne comprend-on pas que si les questions étaient aussi simples à bien formuler, c'est qu'on aurait déjà les réponses ? Arrêtons-nous plutôt à ce qu'en dit Deleuze (dans Empirisme et Subjectivité) : "Une théorie philosophique est une question développée, et rien d'autre : par elle-même, en elle-même, elle consiste non pas à résoudre un problème, mais à développer jusqu'au bout les implications nécessaires d'une question formulée. Elle nous montre ce que les choses sont, ce qu'il faut bien que les choses soient, à condition que la question soit bonne et rigoureuse (...) On voit combien sont nulles les questions posées aux grands philosophes. On leur dit : les choses ne sont pas ainsi. Mais en fait il ne s'agit pas de voir si les choses sont ainsi ou non, il s'agit de savoir si est bonne ou non, rigoureuse ou non, la question qui les rend ainsi".

De plus, quand on sait que les questions sont proposées par ceux-là même qui veulent favoriser un antagonisme binaire à partir de réponses prévisibles, on est pas encore arrivé...

(1) https://www.nouvelobs.com/edito/20201019.OBS34921/samuel-paty-disciple-des-lumieres-martyr-de-l-obscurantisme.html

(2) https://www.liberation.fr/france/2020/10/17/direct-professeur--l-obscurantismene-passera-pas-declare-macron_1802684

(3) https://www.ifop.com/wp-content/uploads/2020/09/117524-Présentation_Ifop_CH_2020.08.31.pdf

(4) https://charliehebdo.fr/2020/09/societe/sondage-ifop-charlie-hebdo-la-liberte-dexpression-cest-important-mais/

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