Contestation ou Révolution...

Ce 9 Mars 2016 aura lieu en France des mobilisations qui ont le potentiel de créer une vrai dynamique sociale et contestataire. Il ne faut cependant pas se perdre dans cette position de contestation. Ne perdons pas cette occasion de former un front populaire permanent, qui survivra longtemps après le retrait de la loi El-Khomri, pour porter les demandes révolutionnaire et progressiste.

Demain, le 9 Mars 2016, il est possible que la France témoigne d’une mobilisation sociale d’une envergure inexistante depuis 2006. Elle se mobilisera pour demander le retrait du texte sur la Loi du Travail de la ministre tu travail El-Khomri. Cette loi, comme les analyses nous l’ont bien montré, est une régression sociale d’une magnitude sans précèdent. Il est donc crucial que la mobilisation se fasse de façon organisée et permanente jusqu’à la victoire du peuple.

Cependant il est important d’être conscient que ce mouvement est fondamentalement défensif. Il ne fait que retenir une brèche en attendant qu’une autre s’ouvre pour permettre une nouvelle vague d’oppression venant du patronat et du MEDEF. Dans ces conditions, ce mouvement est déjà une avancée pour la gauche (la vrai…). Une gauche qui vit dans l’apathie et le renoncement depuis un long moment. A partir de cette position défensive, il nous est crucial de former des bases idéologiques large et stable qui nous permettront de repartir à l’offensive avec des demandes concrète qui rassembleront enfin le peuple.

Il ne faut pas se laisser emporter par une idée romanesque de la politique de contestation et dire tout et n’importe quoi parce qu’on pense être dans une position de force. Ces demandes ne doivent donc pas se former sur des idées impulsive, tel que demander la démission de tel ou tel ministre, voir le président. La vrai gauche ne présente pour le moment aucune alternative viable, la démission du gouvernement ne changera absolument rien à la situation de force entre la bourgeoisie et les classes populaires et révolutionnaire. Ce qu’il faut c’est se mettre à créer des demandes concrètes qui peuvent enfin rassembler le peuple et créer un front populaire permanent : une politique révolutionnaire et non contestataire.

La CGT en a fait une démonstration concrète récemment. Il faut être conscient qu’elle est composée d’éléments réactionnaires, ce que l’on peut voir par sa signature du premier texte intersyndicale. Mais la centrale a aussi montré un vrai potentiel révolutionnaire en remettant sur la table les 32 heures. Une proposition qui peut en elle-même renverser la table d’une position de contestation de la politique gouvernementale a un mouvement qui demande de nouvelles avancées sociales. Ce n’est donc pas parce que une chance inespéré de descendre dans la rue c’est matérialiser que l’on peut se soustraire a toutes réflexion de lutte à long terme. Au contraire ceci est le seul moment que nous ayons pour former des élans progressistes et révolutionnaires qui pourront remettre sur pied le peuple de gauche et les indignées.

Vive la révolution sociale.

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