Alexandra Buisseret
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Billet de blog 7 juil. 2022

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La Part des cendres : « Réparer l’irréparable »

« Les atteintes portées aux biens culturels, à quelque peuple qu’ils appartiennent, constituent des atteintes au patrimoine culturel de l’humanité entière. » Tels furent les mots édictés lors de la convention de La Haye, en 1954. C’est sur une période de deux cents ans qu’Emmanuelle Favier, dans « La Part des cendres », nous déroule les folles spoliations des œuvres d’art auxquelles les hommes se sont livrés, entre le désir de posséder, et celui d’éradiquer les cultures et les peuples.

Alexandra Buisseret
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Après un premier roman salué et primé qui nous baignait en Albanie parmi les vierges jurées, ces femmes qui, refusant de se marier, se devaient de vivre une vie d’homme (Le Courage qu’il faut aux rivières, 2017, Albin Michel) ; un deuxième, conte hypno-biographique sur Virginia Stephen, avant qu’elle ne devienne Woolf (Virginia, 2019, Albin Michel), Emmanuelle Favier écrit, pour son troisième opus, la longue histoire des spoliations des œuvres d’art, deux siècles durant, sur fond de recherche de soi par le truchement d’un objet familial perdu.

Tout commence en 1812, en Russie, dans les flammes et les corps déchiquetés par la guerre. Napoléon est à la conquête de la Russie. Sophie Rostopchine, « Sophaletta », dont le père, gouverneur de Moscou, est un héros à combattre Napoléon – quitte à mettre en feu sa propre ville pour n’avoir qu’à laisser des cendres au petit Français –, et dont la mère tortionnaire la bat, quitte la Russie. Pour noyer sa nostalgie et ses craintes, elle écrit son journal, à l’abri des regards familiaux, tout au long du voyage qui l’emmènera jusqu’en France. Ces feuillets, elle les dépose dans une belle boîte en bois de palissandre avec un kopeck, pièce fétiche et vestige de sa jeune vie russe. L’Histoire verra ensuite la défaite de Napoléon. Puis alors qu’elle se fait épouse, son nom Rostopchine s’inclinant devant de Ségur – comtesse –, son coffret sombre aux oubliettes, tout comme sa vie de femme aussitôt phagocytée par sa vie de mère, puis de grand-mère. Et c’est à l’âge de 51 ans que la comtesse de Ségur deviendra conteuse (qui n’a pas lu Les Malheurs de Sophie ?) alors que les enfants « grandissent et charmantissent ».

Dès lors partons-nous dans une aventure, une chasse au trésor pour laquelle on fait des sauts de puce de milliers de kilomètres ou de verstes. On croise Henri Beyle – plus tard Stendhal (et l’on saura pourquoi) –, ou encore Dominique-Vivant Denon, directeur général des musées. On passe par le Louvre, « éphémère musée Napoléon », l’on assiste aux restitutions de milliers d’œuvres, acquises dans le sang et le feu par feu l’empereur français, faisant du musée royal un lieu exsangue de toutes beautés, « monnaie d’échange à la médiocre gloire des hommes ». Lev Nikolaïevitch Tolstoï sème également son nom sous la plume de l’autrice. Un artiste tire son épingle du jeu, Albrecht Dürer, dont la gravure Mélancolie – du moins une copie – est également au cœur de l’intrigue littéraire d’Emmanuelle Favier – Dürer symbolisant, « à son corps défendant, le Führer de la nation ». L’autrice nous délecte de la préciosité de sa description majestueuse de ladite gravure – c’est chaque détail qui prend vie sous nos yeux.

La « Mélancolie » de Dürer. © Larousse

C’est un voyage qui passe par Moscou, Paris, Venise, Tsarskoïe Selo, Sébastopol, Malakoff (dit le « Mamelon vert », et qui sera un nom marotte dans l’Hexagone), Versailles, New York, Berlin, Nuremberg, La Courneuve, Saint-Brieuc (que vive la Bretagne). C’est une épopée qui nous fait visiter les musées du Louvre, de Dresde, capitale artistique de l’Allemagne, l’hôtel Drouot, le Jeu de paume, le château de Neuschwanstein, les mines de sel d’Altaussee, le musée Pouchkine, la cour de Zwinger, le musée de l’Aube... C’est une balade dans le Paris littéraire aussi, un labyrinthe temporel, un écheveau d’histoires, pour que vivent les mémoires.

Alors que les conflits européens s’enchaînent et les spoliations avec, portées par l’« hubris insouciante de la victoire », Emmanuelle Favier met au jour – lumières – toutes les femmes qui ont sauvé, ou créé l’art ; on croise ici des autrices, des éditrices, là des bibliothécaires, des conservatrices, des résistantes, face à la rapacité des pilleurs de trésors – sororité légitime tandis que le monde actuel voit ressurgir les droits des femmes bafoués, ici ou là, sans pour autant tomber dans le manichéisme homme-femme dans lequel il serait si facile de sombrer, il est des hommes bons, même si l’Histoire nous rappelle que c’est l’homme qui fait la guerre, et Woolf ne nous contredira pas dans Trois Guinées (1938). Mais Emmanuelle Favier aime conter les femmes qui ont compté en notre monde.

De cette lignée féminine, retenons Sophie, Arlette, Virginia Woolf, Marguerite Yourcenar – ces deux-là prenant le thé dans un truculent imaginaire –, Marine Tsvetaïeva, Margarita Ivanovna Rudomino, la résistante Rose Valland (Rosa Antonia), Irina Antonova, Jennie Delsaux, Ardelia Hall, Evelyn Tucker, Anne Olivier Popham, Erika Mann, Georgette Duboÿs de La Vigerie, Edith Stander, Natalia Sokolova, Blanche, Mathilde, Franziska, mais aussi Gisela et Sylvia Baruch et Mérédith de Cornulier et Anne... mais arrêtons là cette flamboyante polysyndète, de peur de trop divulgâcher. Simplement noterons-nous que de cette liste se dessine notamment la lignée généalogique de la comtesse de Ségur, et ce que deviendra le fameux coffret en bois de palissandre.

Qu’est-ce donc que ces objets, ces ors, ces huiles et ces rubis que l’homme collectionne, accroche aux murs ou pose sur son bureau, qu’un formidable récit du temps passé, de la gloire de l’humanité, forte de créer le beau, pour s’affranchir de la nature et des contrées matutinales gonflées par le pétrichor. Les objets incarnent alors la passation, plus que la possession, mais aussi « gardent en mémoire, qui s’empilent et sédimentent, les humiliations subies ».

Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur, en 1823. © Oreste Kiprensky

Vient alors la Seconde Guerre mondiale. Les soldats et les médaillés raflent et dévorent tout, filles, femmes et butins. Les lois du Reich, par l’autorité de l’ERR (Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg) autorisent à v(i)oler sans vergogne, avec violences et crimes. Les œuvres ayant la faveur du Führer sont sauvées, volées, et rapatriées en Allemagne, quand tout ce qui ne plaît pas – « nuisibles » – s’évanouit à jamais dans un nuage de cendres, quand d’autres sont vendues afin de financer la guerre. Une liste noire d’artistes est établie par le Reich, dont Goebbels se trouve projeté « à la tête du monde culturel allemand », afin de faire « renaître cette pensée germanique qui obsède le fanatisme hitlérien ». Quiconque s’écartera de la doctrine nazie se verra soumis aux violences étatiques. Et l’on pille les musées, les collections privées, on les estampille de la svastika (du sanskrit svastika signifiant... « de bon augure » !) dextrogyre, ou des infâmes initiales « A. H. ». Hitler rêve de son musée, le musée de Linz, lui qui avait échoué au concours des Beaux-Arts se rattrape comme il peut... avec un Hermann Goering sur ses talons.

Emmanuelle Favier « défait les frontières » à l’instar de ses personnages. Elle joue avec la mort, omniprésente, et cette vie qui crée la mort. Elle rend un hommage poignant, historique et grandiose à celles et ceux qui ont tout perdu : la vie, la patrie, la filiation, les biens – tout ce qui fait une identité, quand bien même puisse-t-il s’agir de noblesse, d’aristocratie, de familles dites bien nées.

Après la Seconde Guerre, c’est une véritable chasse au trésor à laquelle se livrent les nations, au premier rang desquelles la France et la Russie. Il faut rendre ce qui a été spolié, et juger à Nuremberg. Il faut enquêter, traquer, chercher, et c’est cette épopée qu’Emmanuelle nous dévoile, sculptant sur la plus haute marche Rose Valland, elle, la gardienne secrète du temple, assignée en temps de guerre au Jeu de paume, assistant alors, impuissante (croit-elle) à la dérive des œuvres sous le joug nazi, quand « maintenir, c’est sauver ; et protéger, c’est créer ». De cette volonté de rendre naîtront moult lois, musées et mémoriaux. Cela porté par la passion dévorante des chercheurs et chercheuses, qui, même encore aujourd’hui, tentent de retrouver ce qui appartenait aux familles – « pénétration dans l’intimité qui engage le chercheur sur la piste dangereuse de l’émotion », « pour réparer l’irréparable »

Ce roman met en exergue la transmission, à l’heure où la génération ayant encore un lien direct avec la Seconde Guerre mondiale disparaît, « dernier lien entre ce passé et l’avenir », quand les aïeux étaient condamnés à repartir de zéro, sans plus rien, puisque aucun livre neuf ne remplace un livre corné, jauni, paraphé, dédicacé. Sans s’en rendre compte, chaque objet nous façonne, la réciproque est vraie, puisqu’ils portent « leur résonance intime ».

Plaque en hommage à Rose Valland sur la façade du musée du Jeu de Paume. © http://museedelaresistanceenligne.org

Il en est qui consacrent leur vie à l’amour de l’art. Il en est qui vouent leur vie à créer l’art. L’art rend-il fou, à l’instar de l’amour ? Mais l’art réunit, fait et défait les peuples et les cultures. Et l’on tente, à la vie à la mort, de garder l’art vivant, comme on maintient ses troupes et ses citoyens vivants. On le déterre à coups de pioche pour le mettre au jour, pour mieux le voler, encore, alors qu’il nous semblerait de meilleur aloi de le laisser où il est. Mais l’art ne devient-il pas précieux dès lors qu’il est exhibé, partagé ? L’inanimé fascine, quand notre immobilité nous tue. Et ainsi que le cite Emmanuelle Favier, Michel Tournier, dans Le Roi des Aulnes : « [...] l’œuvre d’art apporte un peu d’éternité. »

La spoliation et la destruction des œuvres d’art, quelles qu’elles soient, se défient de nos passés puisque les guerres perdurent à l’heure actuelle, des palais et des statues sont bombardés, des pillages archéologiques font la fortune de certains, quand des restitutions coloniales se doivent d’honorer les nations mises à sac, quand ce ne sont pas les directeurs de musée, eux-mêmes, qui dévalisent l’humanité.

Rose Valland. © Adoc-photos

C’est ainsi toute cette noirceur perfide de notre civilisation qu’Emmanuelle Favier décrit avec poésie, tact, non sans humour parfois, et surtout sans jamais tomber dans la grandiloquence déplacée des douleurs. La lecture de son roman n’en fut que plus sensée tandis que le métropolitain parisien m’annonçait, comme une invitation à descendre, la station « Palais royal – Musée du Louvre » – jubilation palatine dans cette coïncidence qu’Emmanuelle ne renierait pas.

La typographie utilisée dans le roman est atypique, comme d’accoutumée. Emmanuelle Favier nous p(r)ose avec délicatesse toutes les violences des hommes, parfois des femmes – si peu –, à travers deux cents ans de guerre, de désirs, de vols et d’enfance.

L’autrice rend ses lettres de noblesse à la langue française. Les tournures négatives sont grandement bien utilisées, le vocabulaire précis est riche – notamment de la culture russe – (peccamineux, gimblette, télègue, archines, blandice, sycophante, arronde, quiescent, apotropaïque...), les figures de style, telles que l’anadiplose ou l’attelage s’invitent au récit. 

Emmanuelle Favier. © Alexandra Buisseret

Chez Emmanuelle Favier, la périssologie – « le mieux est l’ennemi du bien » – n’a pas sa place. Chaque mot, chaque incise, chaque point-virgule ou autre cadratin sont posés exquisément sur le feuillet, comme une estampe sur du bois de palissandre. C’est du génie littéraire qui glisse entre nos doigts humides de tourner les pages trop vite – vorace lectrice. Le talent est subjugant, et elle ne peut résister à l’envie de nous souffler quelques mots, à nous, lecteurs et lectrices, au gré de son récit grandiosement romanesque et historique.

Parfois je remue le ciel l’implorant de ma naissance au mauvais siècle – nostalgie ès lettres insoluble. Que ne puissé-je être née en 1860 ? Et puis la réalité s’offre à moi comme une rose qui éclôt. Qu’il est bon de vivre en ce temps présent, même si ce siècle tente de réparer les maux d’un autre siècle, que de nouveaux combats, vitaux, nous attendent, oui, il m’est bon dans mon cœur de savoir que nous sommes les contemporains d’Emmanuelle Favier, capable par sa prose de nous faire diablement aimer ce monde, quoique obscur. Comme l’écrivait Wilde dans Un mari idéal, chère Emmanuelle : « Le monde me [paraît] plus beau parce que vous l’[habitez], et la bonté plus réelle parce que vous [existez]. »

Emmanuelle Favier – chalcographe – marque de son sceau littéraire notre temps, où le passé couché sur la feuille prend écho à notre présent ; Emmanuelle qui, lors de la publication de son second roman, en 2019, commençait tout juste à se sentir « légitimement » une autrice. Nul doute qu’avec La Part des cendres, elle entre définitivement dans le panthéon des auteurs et autrices dont les œuvres seront perpétuellement rééditées. Elle est parmi les plus talentueuses, et son nom apparaîtra, par-delà les décennies et siècles à venir, inlassablement dans les œuvres des autres, ces futurs contemporains, que nous ne connaîtrons jamais. Peu importe, Emmanuelle est aujourd’hui parmi nous, et ce sont nos cœurs insatiables de lecteurs et de lectrices avides de beau qui s’en retrouvent comblés et heureux. Et ses écrits (nombreux – poésie, nouvelles, romans) deviennent alors nos propres « talismans propitiatoires ». Et par La Part des Cendres, elle rend un brillant hommage à l’Art, aux arts, et à celles et ceux qui les protègent, parmi les cendres des incendies, des fours crématoires, des incinérations, de ce qu’il reste de nos vies, quand l’art nous persiste sur la frise du temps, quand détruire l’art, c’est détruire la littérature d’un peuple, c’est le détruire lui-même.

Que lire après cela, après cette caudalie poussée à son paroxysme ? Que lire après cette supernova aux étoiles naissantes et mourantes mais toujours brillantes imbibant l’esprit et le corps ? Tout risque donc de me paraître insipide. Il me faudra un temps de convalivrescence pour qu’à nouveau les mots des autres trouvent intérêt dans mon appétit littéraire.

Si ce roman n’a pas au moins un prix (le Goncourt ? allons-y, mettons de côté la tyrannie des frères éponymes), je m’en vais, délaissant toute reliure et bons mots littéraires, pour élever des palourdes en Sibérie, loin de tout ce tohu-bohu livresque dont la littérature nous gratifie – beauté divine – divine beauté.

*

La Part des cendres, d’Emmanuelle Favier (Albin Michel)

560 pages, 22,90 euros

Sortie le 17 août 2022

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