Ecce popule

Les "gilets jaunes", samedi dernier, ont révélé l'abjection de leurs tripes "populacières"...

Rapport d'un témoin dans le métro, ligne 4, vers 22h30 : "Dans la rame, on n'entendait qu'eux (les gilets jaunes). Puis la situation est partie en vrille : ils ont commencé à faire des quenelles, des quenelles "de 40". Une petite vieille, cheveux grisonnants, le dos voûté, s'est levée. Elle est allée vers eux et leur a demandé d'arrêter (...) Cette femme âgée leur a dit : "Ce geste est un geste antisémite. Je suis juive, j'ai été déportée à Auschwitz, je vous demande d'arrêter." Les trois hommes n'ont pas arrêté pour autant. Ils ont rigolé, Puis l'un d'eux lui a répondu que les chambres à gaz n'existaient pas." Ultime réaction :" dégage la vieille!".

Non Edwy Plenel, il s'agit de plus que de simples excès de boisson de manifestants éméchés. Ce n'étaient pas seulement des "militants d'extrême droite en gilets jaunes" : c'était le peuple dans toute son obscénité! Ce peuple, qui, en 1938 en Autriche,  rigolait en voyant les Juifs récurer les trottoirs avec des brosses, ou ce même peuple sans-culotte, qui, non content de décapiter les ci-devant n'importe qui, s'amusait de ses trophées hissés triomphalement au bout d'un pique...

Rousseau a tort: l'homme est mauvais, mais le peuple, la populace - anglais "mob", allemand "Pöbel", tiens! On dirait "poubelle" - est pire, de par multiplication du fait de la masse des vices individuels.

Ce fut folie que de donner la souveraineté à ce "tas", cette "masse informe",  cette massa perditionis, comme disait Saint Augustin.

Le fameux RIC demandera probablement le rétablissement de la peine de mort, voire de la torture pour les suspects de terrorisme...

Ecce popule! Exécrable peuple. 

 

 

 

 

 

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