Bolivie : de la fraude aux nouvelles élections - comment en sommes-nous arrivés là ?

Laissez-moi vous raconter l'histoire d'un honteux coup d'Etat électoral dont nous parlons peu dans les médias français. Evo Morales vient d'annoncer la convocation de nouvelles élections présidentielles suite à la publication, ce matin, du rapport de l'Organisation des Etats Américains. Ce rapport fait état d'une vaste fraude électorale bénéficiant largement au parti politique au pouvoir.

Evo Morales et Alvaro Garcia Linera Evo Morales et Alvaro Garcia Linera

Commençons par l'épilogue

Le rapport de l'OEA confirme les soupçons de l'opposition à Evo Morales et d'une grande majorité de la population qui a observé un nombre impressionnant d'irrégularités...des morts qui votent, des frontaliers qui deviennent soudainement boliviens, une croissance importante de la population en âge de voter dans certaines régions, des absentéistes qui sont comptabilisés comme pro-Evo, des manipulations informatiques pendant le dépouillement des votes...

Les réactions ne se sont pas laissées attendre. La population exige maintenant la démission du jacobin andin Evo Morales et de son vice-président, le robespierriste assumé Alvaro Garcia Linera.

Au moment où est publié cet article, la presse bolivienne confirme qu'un des manifestants contre le gouvernement, qui se rendait en bus à la Paz pour un rassemblement citoyen, a été gravement blessé par balle suite à une embuscade tendue par des « partisans terroristes » d'Evo Morales.

Ces terroristes utilisent des méthodes néo-fascistes et ont été publiquement invités à agir par le chef de l'Etat, à plusieurs reprises, pour soi-disant « défendre la démocratie » et la « paix sociale ».

Nous dénombrons à ce jour, trois personnes tuées par ces francs-tireurs et des hordes extrémistes du MAS (Movimiento Alternativo al Socialismo), le parti au pouvoir.

L'OEA préconise une recomposition du Tribunal suprême électoral pour garantir un nouveau processus électoral qui devrait aboutir avant la fin du mandat constitutionnel fixé au 22 janvier 2020.

Evo Morales est actuellement retranché dans la province de Chaparé, où il préside les six grands syndicats cultivateurs de coca. Cette zone tropicale dispose d'un aéroport international qui lui permet de recevoir l'aide militaire de Cuba et du Vénézuela.

Malgré la dernière déclaration d'Evo Morales de ce dimanche dans lequel il a accepté le nouveau scrutin, la situation reste assez tendue. La population, notamment la classe moyenne, est méfiante au regard des discours de victimisation d'Evo Morales à destination de la communauté internationale d'une part et des organisations sociales qui le soutiennent d'autre part.

Evo Morales parle de coup d'Etat et cette information est relayée par la presse internationale sans analyse critique de la situation, car ayant bien en tête que le mouvement citoyen massif contre le MAS est pacifique. Les seuls actes de violence jusqu'à présent viennent des troupes d'Evo Morales. D'ailleurs, la police, ainsi que l'armée, ne souhaitent plus intervenir contre une population qui exprime sa liberté d'expression dans la rue.

Dans ce marasme, de nombreuses autorités boliviennes ont démissionné ces dernières heures, dont le président de l'assemblée nationale, des gouverneurs, des maires, des ministres, des vice-ministres, des ambassadeurs....Et pourquoi pas Evo maintenant ? 

Brève généalogie pour comprendre plus en détail la crise politique actuelle

A la suite de la Guerre de l'eau en 20001, puis de la Guerre du Gaz en 20032 qui provoque la chute du gouvernement néo-libéral de Gonzalo Sanchez de Lozada, Evo Morales s'accapare la revendication d'un nouveau contrat social face au monopole des décisions politiques d'une certaine élite traditionnelle et décide de l'arrêt de la vague de privatisations des ressources naturelles.

Arrivé au pouvoir en 2006, le dirigeant syndicaliste des cultivateurs de coca, autochtone, sans diplôme, démontre qu'un Etat peut être dirigé par tout citoyen et qu'il n'est pas réservé aux « professionnels » de la politique.

Le premier mandat est marqué par un processus constituant3 compliqué qui aboutit à l'adoption d'un nouveau texte constitutionnel. Il est écrit en concertation entre partis politiques au détriment d'un vrai débat démocratique avec les citoyens.

Quoi qu'il en soit, après de sérieux et de violents incidents, la nouvelle constitution est adoptée, par voie référendaire, et promulguée en février 2009.

La limite du nombre de mandats présidentiels et vice-présidentiels4 selon la constitution bolivienne

L'article 168 de la constitution prescrit que le président et vice-président ne peuvent pas exercer plus de deux mandats consécutifs.

La disposition transitoire II de la nouvelle constitution de 2009 dispose que la durée du précédent mandat présidentiel, avant l'entrée en vigueur du texte constitutionnel, est prise en compte aux effets de l'article 168 précité.

Il s'avère donc qu'Evo Morales ne peut alors prétendre qu'à un second mandat qui prendrait fin en 2014.

Cependant, après une recomposition et la désignation préalable de nouveaux magistrats du Tribunal Constitutionnel de l'époque, ainsi qu'une interprétation assez capricieuse sous forme d'arrêt rendu par cette haute juridiction, Evo Morales et Alvaro Garcia Linera se présentent comme candidats à une troisième mandature (2015-2020).

A ce stade encore, peu de gens se doutent de cette volonté de conserver le pouvoir ad vitam aeternam. Pourtant, un des fondateurs du parti d'Evo Morales et mentor du président, Filemon ESCOBAR5 l'a accuse rapidement de vouloir se maintenir au pouvoir de manière indéfinie et de se financer avec de l'argent provenant des narcotrafiquants. Filemon ESCOBAR a regretté publiquement avoir propulsé son poulain.

Le référendum du 21 février 2016 (21F)

A peine, un an après avoir débuté cette nouvelle mandature, fort de la concentration de tous les pouvoirs de l'Etat, Evo Morales, convoque un référendum le 21 février 2016. L'objectif de ce référendum est de lui permettre de déroger à un article de la constitution pour se représenter indéfiniment, lui et son compagnon de route Alvaro Garcia Linera.

Les deux lascars déclarent solennellement que le résultat de cette consultation populaire, juridiquement contraignante, sera respecté, même à « une voix près ».

Cependant et malgré déjà certains soupçons de fraude à l'époque, la population se prononce majoritairement à 51,3%6contre la proposition de modification constitutionnelle. Ce référendum exprime la volonté du peuple de ne pas permettre les nouvelles candidatures d'Evo Morales et du faux mathématicien Alvaro Garcia Linera7.

Ne (presque) jamais faire confiance à la justice bolivienne

Une fois n'est pas coutume, le gouvernement d'Evo Morales utilise de nombreuses méthodes d'intimidation : violation de la vie privée8, montage de dossiers judiciaires, nombreux procès sans aucun fondement contre les magistrats du Tribunal Constitutionnel. Il obtient par ce mode opératoire une nouvelle composition de cette juridiction qui lui sera largement favorable. Plusieurs anciens de ses fidèles haut-fonctionnaires, notamment du Ministère des affaires étrangères9, sont élus.

Avec ces nouveaux magistrats, Evo Morales obtient un nouvel arrêt fondé sur un argument assez original : « la ré-élection indéfinie relève des fondements des droits de l'homme » (!). Selon une interprétation hasardeuse de l'article 23 de la Convention Américaine des Droits de l'Homme, plusieurs articles de la constitution sont dérogés de facto, passant outre les compétences du Tribunal Constitutionnel.

Comme par hasard, le dernier arrêt rendu par ces magistrats corrompus, leur a permis, par la suite, d'obtenir de nouveaux postes convoités et lucratifs.

Chronologie d'une mort annoncée, celle de la démocratie

Le Tribunal Suprême Electoral, dont tous les membres ont été nommés par Evo Morales ou désignés par son parti politique10, valide la candidature du binôme Morales/Garcia Linera pour briguer un quatrième mandat, passant outre la constitution, le résultat du référendum de 2016 et tous les recours présentés naïvement par l'opposition ou par les citoyens lésés.

C'est dans ce contexte que se déroule le processus électoral de la présidentielle et des législatives jusqu'au vote du 20 octobre 2019.

Quelques semaines avant l'échéance électorale, le Tribunal électoral conclu un accord avec une unique société privée, VivaCiencia, pour le comptage rapide des voix (FREP) et s'engage publiquement à communiquer en temps réel les résultats dès 19h0011.

Parallèlement, une autre société privée, Ethical Hacking, est responsable, de l'audit du processus électoral et de donner son quitus sur les aspects techniques et informatiques.

Dimanche, 20 octobre 2019 : le jour des élections

Ce 20 octobre est une journée banale, calme, sans incident.

Au moment du dépouillement dès 19h00, les premiers résultats tombent et montrent que l'écart se resserre entre Evo Morales et le deuxième candidat Carlos D. MESA.

Soudainement à 19h40, quand cet écart se réduit progressivement assurant un second tour à Carlos D. MESA, avec l'intégration des votes des zones rurales, la transmission des résultats en temps réel est interrompue à 84% du dépouillement.

A ce stade, avec un résultat de 46% pour Evo Morales contre 38,9%, l'opinion publique et la presse internationale sont convaincues qu'un second tour est assuré.

La plupart des candidats déclarent publiquement se rallier à Carlos D. MESA et l'estimation du report de ces voix le donnerait vainqueur au second tour (avec entre 53 et 56% des voix).

Deux heures plus tard, Evo Morales se déclare vainqueur dès le premier tour, sans que le dépouillement ne soit finalisé. Selon lui, avec un écart de plus de 10% avec son concurrent immédiat, le second tour n'a pas lieu d'être selon les règles constitutionnelles.

L'opposition et la délégation des observateurs internationaux, dont l'Organisation des Etats Américain (OEA) exigent la reprise immédiate du dépouillement des procès-verbaux des bureaux de vote restants pour obtenir des résultats officiels.

Une interruption informatique de plus de 24 heures qui sème le doute

Le lundi 21 octobre, le dépouillement reprend après une interruption de 24 heures, suffisante pour semer le doute sur la crédibilité et la transparence du processus électoral.

Comme par enchantement, une fois reprise la transmission des résultats, la tendance initiale entre les deux premiers candidats change radicalement et l'écart se creuse en faveur d'Evo Morales obtenant miraculeusement une différence de plus de 10% nécessaires pour éviter le second tour.

Fin de l'histoire, ou presque...

L'OEA rend public, dès le 23 octobre, un rapport préliminaire, où la crédibilité du processus électoral est sérieusement remise en question. Il est mis en évidence qu'Evo Morales a utilisé des fonds publics pour sa campagne électorale (hélicoptères, transport pour ses soutiens, inaugurations de travaux publics et autres).

Une réaction citoyenne spontanée

Depuis le 23 octobre, des milliers de citoyens manifestent pacifiquement pour dénoncer la fraude électorale.

Les révélations du lanceur d'alerte, Eduardo Villegas, engendre spontanément de plus grands rassemblements. Cet informaticien a téléchargé tous les procès-verbaux du Tribunal électoral à partir du site officiel et a mis en exergue de nombreuses irrégularités, dont des manipulations informatiques des résultats.

A partir de ces informations, la population demande l'annulation des élections présidentielles et des législatives.

Assemblée citoyenne (Cabildo) à Santa-Cruz, 4 novembre 2019 Assemblée citoyenne (Cabildo) à Santa-Cruz, 4 novembre 2019
Le Comité Civique de Santa-Cruz soutient ces dernières revendications et arrive à convoquer des assemblées citoyennes (cabildos)12.

Le dernier Cabildo réussi à regrouper presque un million de personnes pour une population total de onze millions ! La feuille de route adoptée est précise : l'annulation des élections et la démission du gouvernement d'Evo Morales.

Entretemps, le vice-président du Tribunal électoral a déjà démissionné au motif de son désaccord quant à l'interruption du dépouillement ordonnée par la présidente dudit tribunal. Celle-ci a donné instruction à 19h40 de suspendre non seulement le système informatique, mais aussi de couper le réseau internet et toute alimentation électrique.

Des résultats officiels qui se font attendre

Avec un résultat biaisé et un dépouillement à 99%, le Tribunal électoral annonce de nouvelles élections partielles, à court terme, pour quatre bureaux de vote dans une région éloignée au motif d'une cause de nullité avérée, ce qui empêche juridiquement la proclamation officielle d'Evo Morales comme supposé vainqueur au premier tour.

Entretemps, face à une gronde citoyenne plus intense et généralisée qui commence à paralyser le pays, le gouvernement accepte un audit contraignant de l'OEA.

De peur des résultats de l'audit, de manière illégale le Tribunal électoral annule les élections partielles des quatre derniers bureaux de vote du Beni ainsi que l'élection partielle programmée, attribuant les voix en faveur du parti d'Evo Morales.

Ainsi Evo Morales en profite pour se proclamer officiellement vainqueur, sans attendre la fin de l'audit de l'OEA.

La réalité n'a jamais eu lieu, nier l'évidence

Malgré la remise en cause des élections par de nombreux pays tels que le Canada, le Brésil, l'Argentine, l'Espagne, l'Allemagne ou encore l'Union européenne, Evo Morales se victimise et communique sur un supposé coup d'Etat à son encontre basé sur un fond raciste et discriminatoire.

Une mobilisation citoyenne sans précédent

Face à une mobilisation citoyenne pacifique, bien au-delà des partis politiques, Evo Morales conjointement avec Alvaro Garcia Linera organisent des contre-manifestations assez agressives en obligeant la présence de fonctionnaires publics ou en monnayant la présence d'individus armés.

A la recherche d'une confrontation, la fin justifie tous les moyens

Evo Morales ne comptait pas se confronter à un mouvement citoyen aussi pacifique mais ferme dans tout le pays. Comment justifier une répression policière ou décréter un état d'exception dans ces conditions ?

Une logique de provocation est mise en place durant plusieurs jours pendant lesquels des groupes civils du parti du gouvernement (MAS) s'affrontent aux opposants pacifiques.

Et ce qui devait arriver arriva. Dans la localité de Montero, deux personnes sont atteintes mortellement par des francs-tireurs. Très rapidement, la police révèle que le commanditaire est une députée du parti d'Evo Morales.

Double morale, double discours

Malgré ces crimes, Evo Morales et Alvaro Garcia Linera continuent alors à jouer aux pyromanes en demandant à leurs partisans (notamment ceux du CONALCAM) de défendre la démocratie de manière « pacifique ». Tout en ordonnant l'interruption de l'approvisionnement en eau et nourriture des grandes villes, il déclare : « voyons voir s'ils résistent » (« a ver si aguatan »)13.

A ce stade, on peut deviner qu'Evo Morales ne compte plus vraiment sur la force publique et qu'il utilise ses soutiens civils comme des paramilitaires pour rechercher un affrontement coûte que coûte, allant ver des bains de sang.

Entretemps, le ministre des affaires étrangères, Diego Parry fait jouer, devant le Conseil permanent de l'OEA, la carte d'un prétendu coup d'Etat sur fond de racisme et de discrimination, un discours qui est bien relayé par une certaine gauche sectaire en France et en Europe.

La rébellion généralisée de la police et le mutisme de l'armée

Le vendredi 8 novembre, contre toute attente, c'est la police de la ville de Cochabamba qui donne le ton en se rebellant ouvertement contre toute instruction du gouvernement pour réprimer le mouvement citoyen pacifique.

Contre toute attente, puisque les jours précédents, Evo Morales dans son habitude clientéliste, cher à beaucoup de politiques, a versé sur le compte bancaire de chaque policier une somme avoisinante les 400 euros au titre d'un bonus de « loyauté » . Quant aux militaires, ils ont perçu le triple de cette somme.

L'embrasement dans tout le pays ne se fait pas attendre et c'est en quelques heures que toute la police se mutine contre les instructions de maintien de l'ordre du gouvernement en place.

La population est en ce moment en liesse et protège les casernes en ravitaillant spontanément les policiers en boisson et nourriture, dans la crainte d'une intervention militaire imminente.

Cependant, le commandant en chef de l'armée a déclaré respecter la constitution et ne pas avoir l'intention de tirer sur la population, sauf à recevoir des ordres écrits par Evo Morales ; ce qui est inhabituel dans un pays qui a connu plus de 190 coups d'Etat depuis sa fondation.

Début de la fin ? Forte ressemblance avec une telenovela

Malgré un contexte de facto défavorable et toute une population en colère contre Evo Morales, perçu comme un dictateur, celui-ci convoque ce samedi à midi, une conférence de presse depuis un hangar de la force aérienne, et appelle ses soutiens à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre « el proceso de cambio » (le processus du changement). 

Il invite quatre candidats aux élections présidentielles et certains élus à une réunion d'urgence pour retrouver la « paix sociale », sans indiquer pour autant s'il compte convoquer de nouvelles élections ou démissionner.

Très rapidement, les principaux opposants refusent tout dialogue, faisant savoir que la solution politique est entre les mains du propre dictateur Evo Morales et de son acolyte Alvaro Garcia Linera.

En parallèle, des opposants à Evo, venus en bus des zones rurales de Potosi et de Sucre, tombent dans deux embuscades successives à coup de dynamites, de machettes et de pierres. On dénombre une trentaine de blessés, des femmes violées et deux prises en otage. Il est légitime de s'interroger où est le supposé coup d'Etat et qui en est l'instigateur.

Malheureusement la violence engendrant la violence, la réaction est immédiate et la maison du gouverneur de Oruro, identifié comme ayant planifié ces actions, est incendiée.

Aux dernières nouvelles, Evo Morales a quitté le palais présidentiel et s'est replié dans la province de Chaparé, zone de culture de la feuille de coca, d'où il vient d'annoncer sa mort politique, de nouvelles élections avec un Tribunal électoral renouvelé.

A suivre....la nouvelle vient de tomber. Evo Morales vient de démissionner !

Alfonso M. DORADO

Avocat franco-bolivien, conseil près la CPI, enseignant de droit public international et ancien diplomate.

  1. Guerre de l'eau 2000 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_l'eau_(Bolivie)
  2. Guerre du gaz 2003 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_gaz_(Bolivie)
  3. Assemblée constituante en Bolivie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assemblée_constituante#En_Bolivie
  4. BAPTISTA Rosario in La democracia y los derechos políticos en el “proceso de cambio”, REDES, octobre 2019
  5. Dernier entretien télévisé de l'ancien sénateur du MAS et proche de Evo Morales, Filemon ESCOBAR : https://www.youtube.com/watch?v=fRl-pGcfWrw
  6. Résultat du référendum du 21 février 2016 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Référendum_constitutionnel_bolivien_de_2016
  7. A plusieurs reprises Alvaro Garcia Linera s'est présenté publiquement comme mathématicien diplômé, ainsi que dans sa pièce d'identité. Une enquête journalistique a révélé le faux et usage de faux sur cet aspect puisqu'il n'a jamais finalisé ces études universitaires au Mexique. Aucune poursuite n'a été engagée à ce jour.
  8. Le ministre de la santé du gouvernement de Evo Morales, Juan Carlos Calvimontes, durant la procédure de destitution du magistrat Gualberto CUSI devant le sénat, a révélé que ce dernier était porteur du VIH afin de l’humilier publiquement.
  9. C'est le cas pathétique de Ruddy Flores Monterrey, ancien directeur a.i. des affaires juridiques du Ministère des affaires étrangères, qui sera élu magistrat du Tribunal Constitutionnel qui rendra le fameux arrêt permettant la nouvelle candidature de Evo Morales et Alvaro Garcia Linera. Il sera primé en tant que Chargé d'affaires a.i et ministre-conseiller de la représentation permanente devant l'ONU à Genève et son épouse nommée en tant que consul à Bruxelles.
  10. Le parti politique de Evo Morales compte d'une majorité écrasante au parlement.
  11. Publication des résultats avec une marge d'erreur de +/- 1% et un taux de confiance à 95%.
  12. Le cabildo est une forme d'assemblée citoyenne reconnue par la constitution.
  13. L'auteur du présent article a présenté la première accusation constitutionnelle (Proposicion acusatoria) contre Evo Morales pour ces faits criminels à l'ambassade de Bolivie à Paris le 28 octobre 2019 et adressée au Procureur Général de l'Etat bolivien.

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