Zoos humains : une tache dans l'histoire de Paris

Je déposerai un voeu avec Ian Brossat à la prochaine séance du Conseil de Paris le 6 Février pour qu’une plaque commémorant et dénonçant visiblement la tenue de "zoos humains" dans la capitale parisienne soit apposée.


Je déposerai un voeu avec Ian Brossat à la prochaine séance du Conseil de Paris le 6 Février
pour qu’une plaque commémorant et dénonçant visiblement la tenue de "zoos humains" dans la capitale parisienne soit apposée.


La remarquable exposition « Exhibitions, l’invention du sauvage » présentée au Musée du Quai Branly opère un retour décomplexé et bienvenu sur un épisode particulièrement honteux de la sombre histoire de la colonisation.

En effet, cette exposition aborde sans détour ni complaisance un passé lourd qui  abîme le visage de Paris.
Cette initiative est l'occasion d'interroger en profondeur le fait qu'il a été possible d'exposer à Paris des hommes et des femmes sous le regard de centaines de milliers de personnes.

Aussi aujourd'hui la société doit être en mesure de reconnaître la faute commise à l'égard de ces personnes originaires des colonies françaises.

Dans ce sens la Ville de Paris a ouvert depuis 2001 un grand chantier en faveur de la reconnaissance du fait colonial et de ses exactions, accompagné d'un travail de mémoire soutenu à ce sujet (sous l'impulsion de Catherine Vieu-Charier), notamment par l'inauguration en 2009 de l’important monument au général Dumas situé place du général-Catroux et qui évoque l'esclavage.

Compte tenu de la spécificité et du caractère insoutenable de ce qu'on qualifie à juste titre de « zoos humains », reprenant la proposition du commissaire scientifique du Musée du Quai Valmy selon laquelle « il est temps que l’histoire coloniale remonte dans la ville, qu’elle devienne visible.

La Ville de Paris (...) devrait apposer des plaques pour commémorer les endroits de la capitale qui ont été les lieux d’exhibition de sauvages », Ian Brossat et moi-même déposerons au nom du groupe communiste et élus du parti de gauche un voeu à la prochaine séance du Conseil de Paris début Février pour que des plaques soient apposées dans tous les lieux où ces exhibitions honteuses d'êtres humains se déroulèrent.

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