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Billet de blog 19 novembre 2020

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Part 2: Blackrockn'roll, reset et match

J'ai écrit ce texte avec l'intention de réduire le fossé entre le monde financier et le notre, plutôt que de l'agrandir et le renforcer en s'opposant. En faisant une partie du chemin vers ce monde, j'espère qu'il sera plus facile pour eux de nous rejoindre. J'y reviendrai dans la Part 3 à venir.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Il m’a semblé important de faire une clarification autour du système financier pour se réapproprier ce monde, du moins en idée pour commencer.

La base du système est la confiance, laquelle a donné le terme de monnaie fiduciaire, du latin fiducia-confiance.

Vous avez du noter que les banques étaient toujours situées dans de beaux immeubles cossus avec des murs épais. Cela doit donner l’impression que votre argent est en sécurité. Avec l’arrivée d’internet et des banques en ligne, tout le monde a fini par comprendre que l’argent était ailleurs, et d’ailleurs personne ne sait plus vraiment où, tellement il tourne vite autour de la planète !

Il finit par être partout et nul part, et souvent dans des endroits peu avouables et qui pourrissent notre existence (armement, pollution…) mais qui nous assurent un revenu supplémentaire, enfin nous assurait théoriquement. Cherchez à savoir où est l’argent des SICAV, assurances vie, fonds de retraite etc, en apparence c’est ok, mais en grattant le vernis cela devient très vite opaque à travers les multiples sociétés écrans.

Bien sur tout le monde ferme les yeux, et comme au fond les comptes sont garantis à 100000 € par compte dans les banques, personne ne s’inquiète trop, enfin sauf ceux qui ont beaucoup plus et qui ne savent pas actuellement où placer l’argent de façon sure, d’où l’engouement des bitcoins, de l’or, des actions…La garantie de l’état peut d’ailleurs fonctionner si une banque fait faillite, mais si le système craque, vous aurez une intervention présidentielle : « Nous sommes en g….. » « Il va falloir faire de grand sacrifice », en résumé pour vous expliquer que toute votre épargne s’est évanouie dans un grand vortex.

A noter que sans les grandes dernières nouvelles sidérantes (confinement, privation de liberté, injonctions paradoxales) cette nouvelle ne passerait jamais, mais cela sera une sidération de plus….Cela s’appelle le reset. Il pourra prendre plusieurs formes : violent et soudain ou avec des pertes et un effritement des valeurs dans la durée, ce qui est le plus probable. Le résultat final étant le même : un appauvrissement global des populations, déjà largement en cours.

 Revenons à la confiance. En 2008 avec la crise de paiement des intérêts (la prochaine sera la crise du remboursement de la dette), des institutions comme Lehman Brothers ont fait faillites et cela a entrainé la panique des marchés. Par contre une institution a été remarquable, Blackrock, il faut rembobiner un peu le film. Vous suivez ?

 Son fondateur et actuel dirigeant, Larry Fink, a perdu comme trader 100 millions dans les années 80, c’était son apprentissage et comme l’adage dit : ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Je passe sur les détails, il fonde Blackrock avec l’idée de génie que la base de BR sera la gestion du risque (plus jamais d’erreur) et donc l’information, les datas, et va créer la future I.A. : Aladdin (Asset, Liability, Debt and Derivative Investment Network) située dans un magnifique champs de pommiers, nous sommes les pommes...

Aladdin gère en 2020 les actifs de Blackrock, plus de 7000 millliards de $ et plus de 20000 $ des  actifs d’autres sociétés. Le montant exact est difficile à évaluer mais probablement nettement supérieur à 35000 milliards selon Denis Robert dans une interview récente sur Thinkerview.

En 2008 donc, mouvement de panique, et Aladdin s’en sort, et à partir de là Blackrock double sa taille et acquière la sacro-sainte confiance des investisseurs, puis dépasse le fond Vanguard, pour devenir le premier gestionnaire d’actifs au monde.

Bien sur certains diront qu’ils ne possèdent pas l’argent, mais le gèrent, certes, mais c’est oublier que le pouvoir de l’argent est avant tout dans les mains de celui qui l’utilise…

 Aladdin est devenu la première source d’infos économiques et financières au monde, et Blackrock vend ces conseils au FMI, BCE, Fed et au reste des institutions et gouvernements. A aujourd’hui BR et la Fed sont tellement liés, qu’il est devenu difficile d’en distinguer les contours, et cela sans demander l’avis des institutions gouvernementales.

Entre parenthèses, en 2008 la Fed aux abois à confier l’évaluation du risque des banques et donc de les évaluer, et en passant Aladdin a eu accès aux datas des banques, et hop « Download ». En 2014 la BCE fait de même et Aladdin accède aux banque européennes « Download ».

Qui contrôle BR et Aladdin, hors sa direction (on peut encore espérer), personne, car ce n’est pas une banque, et passe donc sous tous les radars.

BR objecte qu’il y a une séparation, une sorte de muraille de Chine dans BR, qui sépare les activités d’investissement et de conseils. Qui peut croire qu’Aladdin et ses dirigeants se privent d’utiliser toutes les infos, de s’en servir pour investir, de les vendre au plus offrant ? 

En soit cela donne déjà un pouvoir d’influence sans précédent et permet à qui peut payer d’obtenir des infos précieuses pour des placements juteux, le documentaire sur Arte explique très bien cela.

 Et bis repetita, panique sur les bourses en 2020 avec le Covid (à noter qu’avant le Covid la bourse était au bord du gouffre fin 2019 et que la crise a permis de la sauver en injectant des milliards sans que le public ne demande pourquoi d’habitude il n’y a pas d’argent pour l’hôpital, l’environnement, l’éducation… soudain la source est inépuisable, une vraie fontaine de jouvence) ?

Blackrock gagne encore et augmente sa taille (+20% environ en 2020) et ses revenus en plein crise. Plus il y a de peur, plus ils en profitent. (1) A noter aussi que BR fait la promotion de ce que l’on appelle la monnaie hélicoptère, c’est à dire gratuite (autre dossier), cela peut sembler généreux, mais c’est une fuite en avant pour eux.

 Blackrock investit dans les principales sociétés occidentales et il est important de réaliser que lorsque le capital d’une société est éclaté en une myriade d’actionnaires, le fait d’avoir 8% du capital vous place en position de donner la direction stratégique de l’entreprise, d’orienter ses choix et ils ne s'en privent pas.

Au final et sans faire de bruit, on retrouve BR et/ou Vanguard comme principaux actionnaires de : Amazon, Apple, Google, Vodaphone, Pfizer (tient…on y reviendra), Microsoft (voir projet pour les données de santé en France), Alcoa, Wall Street journal, NY Times, Time Warner, Disney, Netflix, Siemens, Vinci, Veolia….

En fait quand vous consommez : achat d’une voiture, emprunt, médicament, films, péages d’autoroute et des prélèvements pour votre future retraite, laquelle permettra de continuer à consommer, il y a toujours Blackrock comme actionnaire, excepté si vous consommez localement en circuit court (autre sujet).

Le fait aussi d’avoir de multiples participations, y compris dans des sociétés concurrentes, donne un problème lié à la « propriété commune », débattue en Allemagne et aux US, mais pas en France (autre dossier).

 Blackrock possède aussi sa propre salle de marché pour les échanges financiers et son influence est tellement grande que sa volonté récente d’avoir une politique « sustainable » a fait dire à des mouvements écologiques que c’était la plus grande victoire jamais acquise pour l’écologie. Depuis, les organisations déchantent et dénoncent les votes aux assemblées de BR en contradiction de cet engagement. L‘écologie n’est pas dans leur système de pensée.

Sans aller plus loin dans les détails on peut dire que Larry Fink est probablement la personne la plus influente que le monde occidental n’ait jamais connu dans son histoire. Il a rencontré d’ailleurs plusieurs fois E. Macron depuis son élection et d’autres dirigeants. Qui peut se permettre de ne pas lui tendre l’oreille et Davos est par exemple son terrain de jeux favori ?

 Ce qui est remarquable est son relatif anonymat dans le grand public, les complotistes s’acharnent sur le « pauvre » Bill, mais Larry fait tout pour être discret, et fait même dans l’humilité en disant que les fonds sont devenus trop gros…A noter que dans l’esprit du public, Microsoft, c’est Bill, mais non, c’est Blackrock….et la société française devrait s’interroger sur le fait que Mr Macron veut fournir les datas des hôpitaux à Microsoft, tiens, encore des datas pour Aladdin…

Aladdin est très friand de datas, boulimique même. En Islande par exemple la crise de 2008 a obligé Decode en faillite à être rachetée par Amgen aux US pour plus de 400 millions de dollars. Decode est précieuse car elle a les datas de la génétique des islandais, peuple longtemps isolé et qui a permis donc d’isolé plus facilement des maladies génétiques. Devinez qui est le premier actionnaire de Amgen ?

Blackrock est apparu seulement en 2019 dans l’actualité française avec le saccage de ses bureaux parisiens par des activistes dans le but d’attirer l’attention du public, puis sur la réforme des retraites, qui ouvre la porte à la capitalisation, miam miam…Ensuite aussi début Janvier avec la remise de la légion d’honneur au PDG de Blackrock France 5mR Cirelli). Pour quels services rendus à la République ?

Mr Cirelli, ancien de Suez, puis dirigeant de Engie, laquelle a lâché Suez dans l’OPA hostile de Veolia durant l’été 2020 (une vraie saga toujours en cours) et dont le premier actionnaire privé est….devinez ? Cela méritait bien une médaille ! Il y a une procédure en justice en cours contre Veolia et de l’information des salariés qui n’a pas été respectée. Que c’est ennuyeux toutes ces procédures pour Larry, tellement de perte de temps, finissons en avec toutes ces procédures. Même le 49.3 cela devient lassant et l’article 16 trop contraignant. « C’est la guerre » (ce n’est pas moi qui le dit), il faut aller vite, de plus en plus vite (En Marche). Mais quel est l’ennemi au fait, quelle est la direction ?

Pourquoi s’inquiéter de l’arrivée de BR dans un pays puisqu’après tout il apporte des flux de capitaux ?

Cela donne une énorme influence sur les entreprises du pays et donc des choix politiques globaux. A noter que BR peut se permettre aussi de sacrifier une entreprise si cela profite à l’ensemble de ses placements, tant pis pour l’entreprise sacrifiée et ses salariée. On peut perdre 20 milliards si par ailleurs on en gagne 100, et même faire de la philanthropie apparente. Ils pourraient très bien demander à Pfizer (oui, BR est dedans) de vendre les vaccins à prix coutant, voir de les donner, cela couterait un bras à Pfizer, mais pour BR ce serait le jackpot.

Le plus important à mon avis est de comprendre l’intérêt global d’un groupe comme Blackrock.

Pour augmenter les actifs à gérer, il faut augmenter l’argent que les gens vont placer dans des fonds pour financer leur retraite, la maladie, etc , c’est à dire qu’il faut des peurs (on l’a vu plus haut), des retraites par capitalisation, des systèmes privés pour la maladie, des autoroutes privées,  des routes privées, l’aéroport de Paris privé, et un jour l’éducation, la justice, la police, les prisons (c’est déjà le cas aux US)…

 L’obstacle pour Blackrock et Vanguard sont les états et leurs règles, ils sont des freins à l’implantation des nouvelles technologies, et les peuples qui sont derrière grondent face à la pauvreté qui s’installe. Il est donc important de reconstituer les stocks de LBD et de gaz, et de déréguler.

L’état représente toutes les régulations, l’éthique, une administration lourde mais nécessaire pour éviter les précipitations (Cf la reconstruction accélérée de Notre Dame et le « Ta gueule » à l’architecte en charge), tout ce qui peut gêner le développement rapide des nanotechnologies, du clonage, de l’ubérisation de la société (BR est actionnaire de Uber…).

La stratégie de BR est un monde géré par le privé (voir si possible par lui même) avec un état réduit à la figuration, juste pour assurer le show. A noter que cela est déjà très avancée. Cela devrait  nous surprendre que ce soit une société privée qui envoie aujourd’hui les fusées dans l’espace et le réseau Star link, que l’OMS soit financée aussi par le privé, qu’elle est son indépendance ? Etc. (5)

Remarque à propos de Starlink : tout tailleur de pierre sait qu’un rocher peut être fracturé en frappant au bon endroit. Le point de vulnérabilité (il y en a plusieurs) de BR est le réseau internet et Aladdin, un câble sous-marin est fragile, un réseau de 42000 satellites plus sure.

 Reprenons. Récemment une déclaration de l’OCDE conseillait par exemple à l’Islande de déréguler les contraintes internes (voir ubérisation) et de privatiser l’aéroport international et sa gestion, cela ne vous rappelle rien ?

Qui conseille l’OCDE ?

Le motif est d’améliorer la concurrence et l’efficacité de la société….mais quelle concurrence y a t’il quand une seule société finit par prendre l’ensemble du contrôle du marché ?

La patience n’étant pas la première qualité du monde de la finance, laquelle tourne dans un autre espace-temps que le notre, Blackrock cherche à accélérer le processus de captation, à ce niveau on ne plus parler de privatisation.

Pour cela on peut imaginer les moyens : 

  • Décrédibiliser la gestion des états en encourageant une gestion incohérente et absurde menant à penser que l’état est incompétent et ses membres corrompus. Voir même en recrutant des gens incompétents et corrompus avec des casseroles aux pieds, cela fait plus de bruits.
  • Affaiblir les ressources des états par l’évasion fiscale, la non mise en place de taxation financière (BR s’oppose en Europe à ces taxations avec un lobbying efficace)
  • Profiter d’une pandémie pour mettre tous les états dans une situation de faillite. Je n’irai pas à dire qu’ils l’ont créé, mais l’opportunisme et la réactivité sont des traits de caractère des acteurs financiers et particulièrement de BR, maître dans l’art de la prévision dans un monde factice créé par lui même. Ce qui est bien sur plus simple pour faire des prévisions…

Avec cela vous pouvez arriver à un tel bazar que tout le monde ou presque applaudira quand une société privée proposera un ordre, une organisation sans corruption, des services efficaces (pour ceux qui peuvent payer bien sur), des solutions pour les problèmes liés au climat, puisque là aussi les politiques auront failli, mais sous l’influence de qui ?

Je pense que la mission d’Emmanuel Macron par exemple est simple et il le fait très bien (un futur poste chez Blackrock ?) : casser le système hospitalier, les retraites, les libertés, la justice, tout désorganiser sauf la police….vider les institutions de la République de leur pouvoir. Par exemple E. Macron a ouvert le marché de l’Afrique à Blackrock, dont l’expertise de terrain était faible. La France y a ses réseaux et ils sont maintenant ouverts à BR, et tout cela sous le prétexte très applaudi d’ouvrir un fond pour le développement durable en Afrique, aucun investissement à ce jour...du moins dans la durabilité.

Je pense aussi que 2018 était une occasion historique pour stopper ce processus, il y a parfois des instants, une sorte de point d’inflexion possible du cours des évènements, mais comme l’écrivait CG Jung, « Jusqu’à la lie » nous irons semble t’il.

Pour cela il aurait fallu que tout le monde enchaine avec le mouvement des gilets jaunes, mais les médias, possédés par ….. ont tout fait pour les décrédibiliser et la police pour les achever.

La réaction des gilets jaunes a été comme la réaction des parties les plus exposées de notre corps au froid, nous aurions du l’entendre et comprendre qu’elle nous concernait tous quelque soient la cohérence et les discours des manifestants, leur réaction a été instinctive, vitale. La notre a été celle du confort des idées.

Nous pourrions féliciter le joueur pour cette belle partie de jeu de go (ne pas confondre avec les GO, gentils organisateurs du Club med) où BR s’impose, sauf que notre vie et celle de notre éco-système sont en jeux.

Pour rappel le jeu de go n’est pas dans une logique d’affrontement comme les jeux d’échecs, face à face. Le principe est d’occuper l’espace et très souvent en restant dans la légalité, en utilisant les failles du système, et de finir par entourer son adversaire, sans l’achever, cela n’étant plus nécessaire. 

En fait nous ne l’avons pas encore réalisé, nous sommes faits comme des rats….et la bonne nouvelle c’est que ce n’est pas si grave…A condition de ne pas tomber dans la réaction et de conclure hâtivement : « Blackrock et la finance sont les ennemis », « enduisons  Larry de goudron et de plumes »…l’éternel besoin du bouc émissaire.

 Réfléchissons (pas trop longtemps, il y a urgence) plutôt à pourquoi nos sociétés ont petit à petit renoncé au pouvoir de gestion de l’argent et laissé complètement libre la création d’outils financiers déconnectés du réel ?

Quelle relation avons nous à l’argent individuellement et collectivement ? Quelle relation le monde des arts et de la culture a à l’argent, et quelle conception le monde de la finance a de la finalité de l’art ?

Cela se termine parfois  avec une banane collée au mur à un million de $....ou un joueur de foot à 300 millions d’euros, quelle est la connexion avec le réel ?

Dans la 3ème partie de ce blog, j’expliquerai comment à mon avis nous pouvons orienter cette partie vers une stratégie gagnant-gagnant, transformer l’ « empire » de Larry en un  « emmieux ».

Pour aller plus loin :

En 2016 Blackrock est cité dans l’excellent documentaire de Adam Curtis : « Hypernormalisation » (2) et en 2019 dans un documentaire sur Arte (3), puis dans le livre de Denis Robert , Larry et moi (4).

Ces 3 travaux sont excellents et merci à ceux qui consacrent une partie de leur vie à veiller, alerter, au risque de leur liberté et parfois de leur vie.

(1)https://www.novethic.fr/actualite/finance-durable/isr-rse/en-pleine-crise-economique-l-incroyable-sante-florissante-de-blackrock-149184.html

(2) Hypernormalisation BBC 2016 sous-titre français 

https://www.youtube.com/watch?v=yS_c2qqA-6Y&fbclid=IwAR0OeeHg-b4rSVnudyR6cSAOHnZlmUc5ZQJV_n0QtYNDj4KbpocUby0U54Q

 (3)Arte : https://www.youtube.com/watch?v=Pfh66e-MtDc

https://www.telerama.fr/television/regardez-le-documentaire-ces-financiers-qui-dirigent-le-monde,n6428350.php

 (4)"Larry et moi comment BlackRock nous aime, nous surveille et nous détruit" de Denis Robert

(5)https://www.mediapart.fr/journal/international/181120/la-californie-permet-desormais-aux-entreprises-de-technologie-de-rediger-leurs-propres-lois

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