Maître Manuel Abitbol : " la teigne "

Dix ans après avoir vendu des vêtements sur les marchés pour financer ses études de droit, Maître Manuel Abitbol a réussi le pari audacieux, et romanesque, de compter parmi les avocats les plus influents de France.

Sa carrière commence difficilement comme collaborateur au sein d’un grand cabinet parisien. A peine un an après avoir constitué une fragile clientèle personnelle, il prend son indépendance et fonde sa propre structure.


Enchainant d’abord les dossiers de délinquance de quartier en banlieue parisienne, c’est en 2014, à peine âgé de 30 ans, qu’il ose dénoncer l’acharnement procédural dans l’affaire surnommée : « le casse du siècle », et porté à l’écran dans le film Carbone sorti en 2017, incarné par Benoît Magimel. Il déposera notamment plainte contre le juge, et demandera la récusation des magistrats.

 

Plus récemment, il a défendu François Delaporte, suspecté d’être l’un des auteurs de l’agression à Paris de Kim Kardashian. Témoignant encore de sa ténacité, il dépose 22 demandes d’acte et n’hésite pas à interpeler l’opinion pour dénoncer les nombreuses erreurs de procédure et la faiblesses des charges. Il obtient ainsi la libération de son client et son placement sous le statut de « témoin assisté ».


Fort de ces succès, sa clientèle s’est aujourd’hui diversifiée, allant des personnes physiques à de prestigieuses institutions financières. Le modèle économique de son cabinet est audacieux dans un univers aussi concurrentiel que les avocats: il n’accepte pas plus de cinq nouveaux dossiers par mois, privilégiant ainsi la qualité à la quantité. 

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