LES PARTIS POLITIQUES EN BOLIVIE ET LES ELECTIONS

Trois partis dominaient la vie politique en Bolivie :

- Les conservateurs avec PODEMOS (Pouvoir démocratique social) ; tient beaucoup du MNR, ADN, MIR et autres partis de droite. En 2005, il est la deuxième force politique avec Jorge Quiroga qui obtient 821 754 voix, soit 28,59 %, très loin derrière Morales.

- Le Centre-droit avec UN (Unité nationale) ; les militants proviennent principalement du MIR mais aussi en partie du MNR.

Ce parti a été fondé le 12 décembre 2003 par Samuel Doria Medina, qui avait quitté le MIR (Mouvement de la Gauche Révolutionnaire). Il a 12 députés et 3 sénateurs à l’Assemblée législative plurinationale de Bolivie. Sa candidate a remporté la mairie d’El Alto lors des élections de 2015.

Ce parti s’identifié à l’entreprise de ciment de Doria Medina, société bolivienne de ciment (Soboce).

Aux élections législatives de 2005, il avait obtenu 7,8% des voix et 8 des 130 sièges à la Chambre des députés et 1 sénateur. En 2009, Samuel Doria Medina a obtenu 5,65% des voix. En 2014, il a formé une coalition avec le Mouvement social-démocrate, constituant l’Unité démocratique (UD) qui a permis à Doria Médina d’obtenir 24,23 % des voix à la présidentielle, devenant ainsi le plus grand groupe d’opposition de l’époque.

En mars 2017, l'Unité Nationale a été acceptée par l'Internationale Socialiste.

- La gauche, populaire et indianiste avec Le Mouvement vers le socialisme - Instrument politique pour la souveraineté des peuples (Movimiento al Socialismo - Instrumento Político por la Soberanía de los Pueblos, en abrégé MAS-IPSP ou plus simplement MAS), fondé le 23 juillet 1997 et dirigé par Evo Morales.

Il a été et reste le parti dominant depuis l’élection d’Evo Morales à la présidence de la République en 2005

C’est un « instrument des mouvements sociaux » comme le qualifie Evo. Plus qu’un parti traditionnel, il rassemble des forces sociales et associatives : syndicats et mouvements de citoyens.

Ces différents mouvements constitutifs appartiennent à des courants de pensée différents. Il n’a pas d'idéologie précise et rassemble des marxistes, des tendances sociales-démocrates et anarchistes. Il mêle les concepts de « l'indianisme éclectique », du nationalisme, à la lutte de classe. Alvaro Linera, l’ex vice-président, intellectuel et idéologue, caractérise le MAS comme étant de « centre-gauche », et déclare que le but du mouvement est l'établissement d'une forme de « capitalisme des Andes ». Le mouvement des paysans est représenté par le CSUTCB et celui du mouvement indigène par le CIDOB. La politique du MAS-IPSP est aussi dans la tradition du populisme latino-américain. Selon Carlos Toranzo Roca[1], il combine les relations clientélistes de distribution avec l'anti-impérialiste et le discours nationaliste.

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http://allaingraux.over-blog.com/2020/03/i-les-partis-politiques-et-les-elections-en-bolivie.html

 

[1] Intellectuel et journaliste bolivien

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