Toute la programmation cinéma d'Un week-end à l'Est

Pour sa première édition consacrée à Varsovie, le festival Un week-end à l’Est invite connaisseurs et curieux à venir découvrir des films classiques et incontournables du patrimoine cinématographique polonais, mais aussi des images d’archives inédites en France.

La programmation s’ordonne en trois grands cycles : « Varsovie au cinéma », où cette ville tient tantôt le rôle principal, tantôt s’offre en toile de fond ; « Hommage à Wajda », consacré au grand réalisateur récemment disparu ; et, enfin, « Carte blanche au jeune talent : Tomasz Wasilewski » (en partenariat avec le festival Kinopolska).

 

SAMEDI 19 NOVEMBRE

14h 

Brève histoire d’amour Krótki film o milosci (1988, 1h26) de Krzysztof Kieslowski / Tomek, 19 ans, espionne de la fenêtre de son appartement une jeune femme de 30 ans, Magda. Amoureux, il finit par l’aborder et lui avoue qu’il l’observe depuis plusieurs mois. Magda commence par le rejeter puis l’invite chez elle pour lui faire découvrir l’amour d’une façon cynique et désenchantée. Version cinéma de l’épisode 6 du Décalogue.

En présence d’Hanna Krall, co-scénariste du Décalogue (sous réserve)

Précédé de Promenade urbaine Spacerek Staromiejski (1958, 18 min) d'Andrzej Munk

 

16h

Le Pianiste (2002, 2h28) de Roman Polanski / Varsovie, au mois d’octobre 1939. Un jeune pianiste juif, Wladyslaw Szpilman, est enfermé dans le ghetto avec sa famille. Il assiste, impuissant, aux humiliations que subissent quotidiennement les siens. Grâce à une aide extérieure, il échappe de justesse à la déportation, mais voit partir toute sa famille.

Palme d’Or au Festival de Cannes 2002, César du meilleur film, Oscar du meilleur réalisateur.

 

18h30

Tribulations d'une amoureuse sous Staline Rewers (2009, 1h39) de Borys Lankosz / Au début des années 1950, en Pologne, les citoyens vivent dans la terreur d’être perçus comme hostiles au régime communiste. Une jeune femme est séduite par une sorte d’Humphrey Bogart de l’Est qui se révèle agent de la sécurité... Le film bascule alors dans la comédie burlesque. Énorme succès en Pologne, cet exercice de style accumule les flous artistiques, les contre-plongées, l’alternance du noir et blanc et de la couleur. (Jean-Luc Douin, Le Monde)

Précédé de Rue Brzozowa Ulica Brzozowa (1947, 9 min) de Wojciech Has 

 

20h30 

11 minutes 11 minut (2015, 1h21) de Jerzy Skolimowski / Un mari jaloux, une actrice sexy, un réalisateur carnassier, un vendeur de drogue incontrôlable, une jeune femme désorientée, un ex-taulard devenu vendeur de hot-dog, un laveur de vitres, un peintre âgé, un étudiant qui a une mission secrète, une équipe d’auxiliaires médicaux sous pression et un groupe de nonnes affamées. Onze moments de vie de citadins contemporains qui vont s’entrecroiser et s’entrelacer.

En avant-première de sa sortie en salles le 18 janvier 2017

Précédé de Halfman Halfhorse Półczłowiek Półkoń (2013, 1 min13) de Marcelina Jarnuszkiewicz

 

DIMANCHE 20 NOVEMBRE

14h

Wajda - une leçon de cinéma (2016, 1h37) documentaire d’Andrzej Wolski / Quelques mois avant sa mort, le cinéaste polonais revisitait l’ensemble de son oeuvre dans une salle de montage de l’école Wajda, créée à Varsovie il y a quinze ans. Une conversation testamentaire, riche et profonde, dans laquelle il livrait les clefs de son cinéma. 

Produit par Zadig Productions et Arte - Inédit en salles

En présence du réalisateur et d’Antoine Perraud, journaliste à Mediapart

 

16h 

Danton (1982, 2h16) d’Andrzej Wajda / Septembre 1793, le Comité de Salut Public, à l’instigation de Robespierre, instaure la "Terreur". La famine qui s’installe pousse à la révolte et les têtes tombent. Danton regagnant Paris s’oppose à Robespierre et c’est le choc de deux politiques inconciliables, de deux fortes personnalités remarquablement mises en relief par l’interprétation de Gérard Depardieu et de Wojciech Pszoniak. Andrzej Wajda évoque ici un moment clef de la Révolution Française.

Scénario de Jean-Claude Carrière d’après « L’affaire Danton », de Stanisława Przybyszewska.

En présence du scénariste Jean-Claude Carrière et d’Antoine Perraud, journaliste à Mediapart

 

18h45

Les Innocents charmeurs Niewinni czarodzieje (1960, 1h23) d’Andrzej Wajda / Un étudiant en médecine, amateur de jazz et don Juan à ses heures, entreprend une aventure d’un soir avec une jeune fille rencontrée dans une boîte de nuit… "J’ai pris plaisir à l’exposé d’un véritable art de vivre, à peine ressurgi de ses cendres, comme la ville de ses ruines, et où curieusement, tradition catholique et érotisme font front contre l’ennemi commun : le triste moralisme socialiste dont on discerne à peine ici les derniers fantômes, flottant parmi les sourires de cette nuit d’été." (Eric Rohmer, Cahiers du cinéma)

Scénario de Jerzy Andrzejewski et Jerzy Skolimowski.

 

20h30

Ligne d’eau Plynace wiezowce (2013, 1h25) de Tomasz Wasilewski* / Kuba s’entraine intensivement pour devenir champion de natation. Mais entre les compétitions, sa petite amie et sa mère possessive, il se sent prisonnier. Un soir il rencontre Michal, un garçon à la beauté troublante qui le fascine instantanément… Malgré le poids d’une société polonaise restée très conservatrice, il se met à rêver d’une autre vie, d’un autre possible, et va tout faire pour vivre cette nouvelle passion… "Le contexte est lourd, le film, léger, la mise en scène, belle. Tout est dit en quelques plans, en quelques regards. Un cinéma de l’épure : à suivre." (François Forestier, TéléCinéObs).

En présence du réalisateur

 

22h

Dans la chambre à coucher W sypialni (2012, 1h18) de Tomasz Wasilewski / Edyta, une femme de 40 ans, fait une fugue. Qui fuit-elle ? Où va-t-elle ? Pour survivre, elle rencontre des hommes sur des sites internet. Mais Edyta n’est vraiment pas une « occasionnelle » - c’est une femme blessée et sauvage. Patryk, l’une de ses « conquêtes » virtuelles, tente de l’apprivoiser…

Premier long métrage de Tomasz Wasilewski - Inédit en salles

 

LUNDI 21 NOVEMBRE

20h 

Je m’appelle Varsovie (2016, 40 min) de Piotr Anderszewski. En avant-première et en présence du réalisateur

Précédé de Varsovie, quand même (1955, 17 min) de Yannick Bellon / Ce documentaire retrace les destructions subies par la capitale polonaise pendant la guerre et ouvre sur la reconstruction entreprise après les hostilités.

Présenté par Éric Le Roy des Archives françaises du film du CNC

 

 

 

Tous les films sont présentés en version originale sous-titrée français, à l’exception de Danton présenté en version française.

Toutes les séances ont lieu au Christine 21 (4 rue Christine 75006 Paris).

Tarif plein : 8 €

Tarif réduit : 6 € (étudiant, - 26 ans, + 65 ans, chômeur)

Pass UGC illimité et Gaumont acceptés

 

* Tomasz Wasilewski présentera son dernier film United States of Love (Prix du scénario au Festival de Berlin) le samedi 19 novembre à 21h dans le cadre du festival Kinopolska.

 

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