L’Île-de-France, frappée par la crise sanitaire et asphyxiée par Valérie Pécresse

Le Gouvernement, et en Ile-de-France, Valérie Pécresse, ne cessent de porter et de promouvoir les politiques publiques néolibérales qui nous ont collectivement rendu·es vulnérables à une telle pandémie. Nous le disons, il existe un autre chemin. Il n’y a aucune fatalité dans la crise que nous traversons.

Depuis un an, nous sommes plongé·es dans “la crise de la COVID”.

Depuis un an, pas une semaine ne commence sans qu’on nous annonce qu’elle sera décisive...et pourtant, le Gouvernement Macron, et en Ile-de-France, Valérie Pécresse, ne cessent de porter et de promouvoir les politiques publiques néolibérales qui nous ont collectivement rendu·es vulnérables à une telle pandémie.

Entre mesures parcellaires et contradictoires, jusqu’à l’absurde parfois, entre fausses décisions et tergiversations, entre reculs et échecs, c’est toujours le même refrain que l’on nous sert.

Quant à la musique, c’est celle du stress et de la peur, pour mieux tétaniser les Français·es et continuer à leur faire croire qu’on n’y peut rien, que c’est le virus qui décide, qu’on fait ce qu’on peut… “Le maître du temps, c’est le virus malheureusement”, va jusqu’à dire le Président, s’exonérant ainsi de toute responsabilité.

100 000 morts plus tard, traversant le troisième confinement, nos concitoyen·nes sont épuisé·es.

Les maux qui nous éclatent au visage ne sont pas nouveaux, mais bien chroniques. Et les habitant·es de l’Ile-de-France, région la plus riche mais qui bat tous les records d’inégalités, paient le prix fort : situation épidémiologique catastrophique, avec des taux d’incidence au plus haut dans les départements les moins riches et qui accueillent les habitant·es les plus précaires (en Seine-et-Marne, dans le Val-d’Oise et en Seine-Saint-Denis…), hôpitaux au bord de l’implosion, obligeant à des déprogrammations en chaîne et des transferts de patient·es vers les autres régions, étudiant·es isolés, déprimés, précarisés, transports et établissements scolaires transformés en clusters… puis refermés !

Voilà le résultat des décisions hors sol qui depuis des années renforcent les inégalités infrarégionales, économiques, sociales et territoriales, et s’appliquent à démanteler tous les services publics en les asphyxiant, quand ils ne sont pas supprimés, avec des objectifs budgétaires totalement intenables. Tout cela au mépris des populations qui en ont besoin et des personnels qui y travaillent, mais en faisant les délices d’un système privé toujours plus prédateur et excluant. Les pouvoirs politiques ont abandonné des millions de gens à la précarité et à un quotidien harassant.

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En Ile-de-France, la Présidente de Région s’agite devant les caméras de télévision, mais qu'a-t-elle fait pour s’assurer que tous les moyens étaient mis en place dans les lycées pour protéger les élèves, leurs enseignant·es et les agents de la région ? Nous avions demandé, à l’unisson des syndicats, le recrutement de 900 agents pour assurer la mise en place du protocole sanitaire, une demande refusée. Aujourd’hui, l’absentéisme dû au covid explose dans les lycées rendant impossible la mission d’agents déjà surchargé·es. Les équipes enseignantes sont épuisées, les classes ferment les unes après les autres. Cellule de crise ? Plan de continuité des cantines ? Renforcement de la médecine scolaire ? Qu'anticipe-t-elle pour la prochaine rentrée scolaire ? Valérie Pécresse a purement et simplement refusé d'agir, pour ne pas déséquilibrer des ratios financiers qui lui sont si chers. Opportuniste, elle profite même de la crise sanitaire pour recruter des intérimaires en lieu et place d'agents titulaires, augmentant la précarité du travail dans notre région.

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Et malheureusement, c’est à l’ensemble des compétences régionales qu’elle continue d’appliquer ses dogmes. Dans les transports en commun, le couvre-feu à 18h à peine annoncé, la Présidente d’Ile-de-France Mobilités a demandé la diminution de l’offre de transports pour satisfaire au dogme de la rentabilité financière alors même qu’il aurait fallu au contraire assurer un maintien des cadences et le renforcement sur certaines lignes particulièrement utilisées pour assurer le respect des distances entre les usagers.

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Même en temps d’épidémie, Valérie Pécresse impose aux services publics régionaux des critères de rentabilité financière contradictoires avec leurs missions. Leur affaiblissement et discrédit sont au cœur de sa stratégie visant à la privatisation des transports ou de l’éducation secondaire. L’essentiel du soutien régional ayant été réorienté vers de gros intérêts privés au mépris des impératifs sociaux et écologiques qui sont systématiquement ignorés ou minorés en renvoyant la responsabilité des inégalités ou de la crise écologique aux individus eux-mêmes. C’est cette logique qui fait de notre région l’une des plus vulnérables face à la crise.

Nous le disons, il existe un autre chemin. Il n’y a aucune fatalité dans la crise que nous traversons, et encore moins dans les choix politiques qui l’ont précipitée. Nous devons assumer un autre choix de société et une autre façon de traverser ces événements. Un chemin où l’intérêt général, la lutte contre les inégalités et la préservation de notre environnement constituent les aiguillons d’une politique au service des Francilien·nes et d’un avenir meilleur, juste et écologique pour notre région.

Ghislaine Senée, présidente du groupe Alternative Ecologiste et Sociale au Conseil régional d’Ile-de-France

Anne-Claire Jarry-Bouabid, vice-présidente du groupe AES

Bénédicte Monville, conseillère régionale IDF

Julien Bayou, conseiller régional IDF

François Damerval, conseiller régional IDF

Hella Kribi-Romdhane, conseillère régionale IDF

Annie Lahmer, conseillère régionale IDF

Claire Monod, conseillère régionale IDF

Roberto Romero, conseiller régional IDF

Mounir Satouri, Député européen et conseiller régional IDF

Pierre Serne, conseiller régional IDF

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