TAHISH FALASTINE AL KOUBRA

Beaucoup trop de vecteurs d'opinions et/ou de décisions français (pour commencer et entre nombreux autres ), et même beaucoup trop de sympathisants de la cause palestinienne plus ou moins bien cernée, qu'ils soient allés ou non à l'une ou l'autre conférence d' "experts", qu'ils aient lu ou non quelques uns de la majorité des livres sur la question, ignorent ou même pensent suffisamment bien connaitre l'origine du drame palestinien plus que sexagénaire avec les précisions ou détails suffisants pour se faire une idée juste. Alors qu'il n'en est rien et que, parfois, il vaudrait mieux de ne pas savoir du tout que de penser savoir; et se retrouver incapable de répliquer solidement à la propagande mensongère des petits soldats de la FDII, initialement Force de Défense d'Israël par Internet devenue ridiculement Fédération de Défense contre l'antisémItisme sur Internet (dont beaucoup à l'instant viennent seulement, hélas, probablement d'apprendre l'existence).

Mais peut-être faut-il pour commencer être conscient qu'un de principaux ennemis des Palestiniens patriotes, c'est tout simplement notre culte insensée - attention choquant ! - de la ""démocratie"" qui nous a conditionné à penser que toute personne, toute idée tout projet d'action, etc. qui a recueilli ne serait-ce qu'un tout petit petit peu plus que 50 pour cent des votes à tort considérés comme exprimés (soit seulement irrationnellement les oui et les non) est intelligent et bon pour l'intérêt général.

Et c'est ainsi que lorsqu'on lit, comme c'est souvent bien trop succinctement le cas, quelque chose comme "L'ONU a voté le partage de la Palestine en deux états, un juif et un arabe" (point final) ", trop de gens ont le réflexe atavique de penser "Si ça a été voté, c'est forcément par une majorité, donc c'était certainement intelligent comme décision". Et ils ignorent qu'il y avait en tout quatre « clauses », dont l'internalisation de Jérusalem (qui inclut entre autres l'aussi célèbre et mythique Bethlehem ) et une union économique. Mais qui a déjà lu l'intégralité de la 181 (II), dont la très édifiante et insensée Partie II, et observé attentivement la carte l'accompagnant ?

Or, même si on ignore ce qui s'est passé dans les journées précédant le vote, il est incontestable, témoignages non travestis divers et variés des deux camps à l'appui, que c'est uniquement une minorité de pays qui ont voté librement "Yes"; dont une partie de sceptiques (tel le Canada), et aussi de naïfs ignorant que le président usaméricain Truman avait fait espionner par son FBI toutes les conversations téléphoniques des pays considérés comme non acquis à la cause juive, et ses opposants arabes évidemment, au profit direct des représentants de celle-ci. Etant au passage précisé que les membres de la délégation sionistes étaient bien incapables de prouver qu'ils étaient descendants d'Hébreuses de l'époque davidienne et qu'ils se battaient pour pouvoir "récupérer" , et, de toutes façons, voler aux autochtones depuis des générations, "la terre de nos aïeux"; ce qui n'a vraiment rien d'une précision négligeable.

En fait seuls moins de 24 pays sur 56 "présents" (clin d'oeil à deux "experts" qui se reconnaitront) ont voté "Yes" sans pression ; ce qui est loin des absurdes impressionnants deux tiers nécessités par les statuts de la jeune ONU, mais deux tiers des seuls "Yes" et "No". Soit, ne serait-ce que si on s'en tient aux chiffres officiels (10 abstentions et 13 "no", donc 33 "Yes"), les représentants étatiques insensés ou naïfs de seulement 33, 6 % , soit 560 millions de Terriens de l'époque;. Une réalité que fait judicieusement remarquer l'historien luxemburgo usaméricain Arno J. Mayer - un Juif non juif comme il dit de lui-même - dans son livre critique plus que recommandable "De leurs socs ils ont fait des glaives" (Edition Fayard-Avril 2009).

Ethiquement comme juridiquement la création de l'anomalie étatique sioniste toujours sans frontières, sans constitution, sans respect des décisions de l'ONU (même la première les concernant), sans respect des conventions internationales, sans ..., sans ... et encore sans ....., mais répandant quotidiennement du sang, face à des résistants diversement motivés mais en quelque sorte "couverts" par les conventions internationales, oui, vraiment, cette création et donc cette perdurance sont inadmissibles par "tout âme bien née", par toute femme ou toute homme honnête. Et qui sort d'une conférence ou d'une lecture sans en être convaincu a été plus ou moins subrepticement, voire peut-être inconsciemment, désinformé et devrait chercher mieux d'autres sources plus fiables, plus neutres, plus objectives ne ménageant pas leurs éventuels « cousins ».

Seul un état unique démocratique et non confessionnel, de la Méditerranée au Jourdain pour le moins, est l'issue souhaitable, soutenable et durable, le plus vite possible, de ce drame inique et unique de bientôt 65 ans. Et encore cela n'anéantira pas les incurables atteintes physiques certes, mais surtout psychiques des Palestiniens qui ont eu la "malchance de ne pas mourir". Et ce qui sera probablement, mais indument, appelé "paix » (puisqu'il n'y aura pas eu deux états en guerre avec deux armées face à face) nécessitera de la part des Palestiniens arabes dont la spoliation sera enfin terminée un énorme courage pour pardonner à ceux de leurs néo-concitoyens à part totalement égale d'ascendance supposée ou réellement hébreuse.

Non pas , mais vraiment pas, "si Dieu le veut", mais bien parce que Dieu ne peut que le vouloir puisqu'il nous a voué à aimer finalement - mais librement - sans limites.

9 Avril 2012
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