IMAGINER REALISTEMENT DEMAIN

La Bourse est une activité aussi débile qu'immorale. Les 3 milliards d’euros de perdus ce mercredi 10 août par la Société générale sur la « base » d’un faux bruit anglais viennent de le prouver aussi amplement que coûteusement.
Bof ! Du moment que les spéculateurs internationaux occidentaux (dont quelques Français tout de même) peuvent continuer de s’enrichir en spéculant et de faire croire aux petits, aux sans grade, et même aux « moins petits peu gradés » que leur gouvernement respectif gouverne, c’est l’essentiel, non ?

Il est vital, surtout pour les moins favorisés ou peu favorisés non coupables en nombre croissants partout que cela change. Mais de là à croire, qu’on soit ou non lecteurs fidèles de son Canard enchaîné national que les discours enflammés et démagos de son extrême gauche ou de son extrême droite nationale vont y changer quelque chose,.... Faut pas être idiot ou alors être « révolutionnaire » jeune ou attardé.

Et si on commençait plutôt par s'interroger individuellement sur la validité de notre sens du vrai bonheur sage et durable ?
Puis sur le bien fondé de notre certitude de vivre en démocratie ?
Vu le culte totalement irrationnel et quasi religieux, et même globalement nuisible, qu’on nous a inculqué très jeune qui voudrait qu’un vote « majoritaire » (unique ou à deux tours) donne forcément un résultat, en fait d’homme ou de texte ou d’action, bon pour l’intérêt général, on ne le répètera jamais assez. : « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire » (Feu Alain Etchegoyen, tout de même ex-directeur du Commissariat général au Plan dans « La démocratie malade du mensonge » )

La dictature, même « douce » à la De Gaulle ? Evidemment non merci . La tyrannie à durée limitée - un an ? - au seul sens grec ancien ? Peut-être dans ce contexte plus grave qu’on ne nous le montre.
Mais plutôt, de large préférence, la sophocratie (gouvernement de sages) aidée par la cyberdémocratie internautique régulière à domicuile ou en mairie. A défaut de pouvoir utiliser le mot « aristocratie » (gouvernement des meilleurs), vu la mauvaise réputations française de ce mot quasi-synonyme ou même complémentaire, voire oxymore de « sophocratie ». .

La plus mauvaise façon de désigner ces sages ne pouvant absolument pas, très loin de là, être pire que notre insensée manière d’élire, souvent par moins de 50 % des inscrits, comme tous nos présidents de la V°, nos pseudo-mandataires parlementaires surpayés et suravantagés à qui il peut arriver de voter contre le résultat d’un referendum.

On peut toujours déjà commencer par rêver pour ne pas désespérer. Si déjà ça amène à s’interroger sur le bien fondé de notre certitude de vivre en démocratie et ses méfaits quotidiens ?

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