Et les devoirs ?

Ça fait des années qu'on défile pour « le droit au …. », mais qu'en est-il des devoirs déjà des « généreux » manifestants (qui ne se préoccupent pas souventet surtout réalistement du financement), mais aussi des devoirs des bénéficiaires supposés de la manifestation ?

Alors que, dans ce contexte, et aussi par ailleurs çà et là, on cite souvent « la déclaration des droits de l'Homme de 1789 » qui, elle, a « l'avantage » de ne pas parler des devoirs, malgré la suggestion de l'Abbé Grégoire, mais on oublie facilement, si seulement on ne l'ignore pas, la déclaration de 1795 plus contraignante si on est logique et responsable.

La Déclaration des droits et devoirs de l’homme et du citoyen de 1795, ou Déclaration de l'an III, correspond au préambule de la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795).

Les droits proclamés sont en partie repris de la Déclaration de 1793 mais ils s'en distinguent à de nombreux égards, notamment s'agissant des droits politiques et sociaux. La déclaration supprime ainsi la mention déclarant tous les hommes « égaux par nature et devant la loi » (article 3 de 1793), suppression logique puisqu'elle vient en préambule à une Constitution qui reconnaît le suffrage censitaire. Néanmoins, même si le texte de 1795 ne mentionne plus que les hommes « naissent et demeurent libres et égaux en droit », l'esclavage reste aboli suite à la décision de la Convention du 4 février 1794 (16pluviôse an II). Le texte de 1795 renonce aussi à défendre les libertés religieuses et d'opinion des précédentes déclarations (articles X à XII de 1789, article 7 de 1793).

 

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Soucieux de maintenir l'ordre, les Constituants incorporent pour la première fois des devoirs dans la déclaration des droits, qui sont pour l'essentiel des généralités sans grande portée juridique ni philosophique mais réaffirmant les devoirs du législateur. De nombreux articles énoncent des préceptes de bonne conduite. Ainsi, l'article 4 dit : « Nul n'est bon citoyen, s'il n'est bon fils, bon père, bon frère, bon ami, bon époux ».

La déclaration de 1795 marque donc une rupture par rapport à la version de 1789, mais surtout avec celle de 1793. Elle est en effet issue des débats houleux au sein de la Convention thermidorienne, marqués par la destitution du gouvernement révolutionnaire de Robespierre, le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), et porte l'empreinte d'une assemblée bourgeoise.

 

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(Source : Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_et_des_devoirs_de_l'homme_et_du_citoyen_de_1795 )

 

Ça ne serait peut-être pas mal de réfléchir à cette réalité

 

La déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, quant à elle, a au moins trois défauts

- Elle ne parle pas de devoirs

- On a traduit en français "human" par « de l'Homme », ce qui peut chatouiller à juste titre ces dames, même seulement « couplistes » et pas « féministe »

- L'Univers ne se limite pas à la Terre, n'en déplaisent aux terrestrocentriques, et nul ne sait ce qu'on pense et quel est l'éthique naturelle "ailleurs".

 

C'est bon aussi à conscientiser, non ? Même si très peu de médias et de commentateurs de médias ont le souci quotidien du juste mot pour la juste chose, ce qui entraîne parfois ou laisse perdurer d'injustes maux.

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