POUR DES PRATIQUES POLITIQUES INNOVANTES

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 Pour l'avenir de Thomas


Certes l'héritage de droite était lourd, comme l'absurde dette irremboursable , et le contexte international n'était pas économiquement porteur, mais le président élu par un peu plus de 38 % des électeurs inscrits en 2012 et donc son gouvernement , ont perdu toute légitimité dite « démocratique ».

 Et c'est d'autant plus vrai et surtout logique que nous avons été élevés dès l'école dans le culte insensé de la respectabilité de l'opinion et par conséquent du vote majoritaire.

 Et pourtant comme disait Michel Colluci , philosophe en son genre :  « Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont forcément raison ». Peut-être après avoir lu Gandhi qui aurait dit : « L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle est approuvée par beaucoup ». A moins que ce ne soit Alexis de Tocqueville : « Ceux qui regardent le vote universel comme une garantie de la bonté des choix se font une illusion complète. »

 Ça fait des décennies que l'observation du quotidien politique et sociétal le prouve, alors qu'à cette date le gouvernement de gauche ne tient plus que par le soucis de certains parlementaires PS de ne pas perdre leur fromage, sinon leur relatif pouvoir non-égocentrique de limiter la casse.

 Avec ses scores artificiels diversements motivés l''extrême-droite, y compris vu son inexpérience, n'étant pas souhaitable et ne pouvant que salir l'image de la France déjà bien abîmée, la droite ayant trop d'affinités avec les patrons du CAC40 , alors que l'extrême-gauche ne peut mener à rien, il faut avoir d'urgence le courage de regarder les choses en face et d'innover intelligemment - à l'aide d'Internet ? - dans nos pratiques de gestion de la chose publique.

 En gardant à l'esprit cette affirmation d' Alain Etchégoyen dans son petit livre (toujours achetable) « La démocratie malade du mensonge » quand il affirme : « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire »

 N'ayant pas vécu que pour moi dans le système depuis   cinquante ans ,  ayant beaucoup donné de ma modeste personne dans la  vie politique  et sociétale ,  je le dis et le redis .

Et vous ?

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