L'eau, un bien commun: une exigence écologique et sociale!

La marchandisation de l’eau et sa mainmise par des groupes privés au détriment des usagers est l’une des plus grandes injustices sociales de notre époque. Cette financiarisation de l’eau doit cesser. Un nouveau mode de gestion est possible et permettrait une tarification sociale, écologique et durable de cette ressource vitale et épuisable. Il y a urgence !

L’EAU, UN BIEN COMMUN: UNE EXIGENCE ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE !

La marchandisation de l’eau et sa mainmise par des groupes privés au détriment des usagers est l’une des plus grandes injustices sociales de notre époque.

Depuis de nombreuses années, les collectifs citoyens n’ont cessé de s’organiser afin d’engager nombre de recours dénonçant ce monopole de gestion politico-économique.

En prévision de la journée mondiale de l’eau (lundi 22 mars 2021), La Seine-Saint-Denis au Cœur a tenu à rappeler son exigence pour la mise en œuvre d’une régie publique de l’eau et l’abrogation par les pouvoirs publics de sa financiarisation.

Les principes énoncés par le Club de Rome visant à l’émergence d’une croissance économique davantage soucieuse des enjeux environnementaux et sociaux à long termes sont hélas aujourd’hui plus que jamais menacés.

Il y a urgence ! L’eau (et son assainissement) est notre patrimoine commun. Son inscription dans la Constitution comme droit humain inaliénable est une exigence sociale et écologique que fermement nous défendons.

En Seine-Saint-Denis, cette mainmise est finement organisée et orchestrée notamment par des syndicats peu soucieux des usagers et de leurs conditions de vie. C’est la notion de profit qui est de mise et le social, lui est force est de le constater relégué au dernier plan.

L’exemple du Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) cristallise les attentions. Fort de l’assentiment de certains édiles, élus municipaux hier et territoriaux aujourd’hui, le SEDIF qui souhaite selon ses propres termes siffler la fin de la récréation, est au fil du temps devenu le bras armé du Groupe Veolia.

Le 09 septembre dernier, l’Établissement Public Territorial (EPT) Plaine Commune a validé à la majorité de ses membres, une nouvelle adhésion au SEDIF. Un positionnement qui pour la première fois de son histoire s’est confronté à la contestation de près de 1/4 des élus du conseil de territoire.

Eau Publique Plaine Commune ayant depuis de nombreuses années alerté sur la situation et son caractère peu insoutenable socialement.

Aujourd’hui, de plus en plus de voix s’élèvent contre ce business de l’eau.

L’EPT Est Ensemble s’est donné 10 mois de réflexion supplémentaires avant une adhésion au SEDIF ou...un virage vers la création d’une régie publique de l’eau.

Le Maire communiste d’Ivry-sur-Seine Philippe Bouyssou, souhaite sortir, avec huit autres communes tous élus au Conseil de territoire Grand-Orly Seine Bièvre / Les Portes de l'Essonne, de la Délégation de Service Public (DSP) avec le SEDIF avec l’idée de faire en sorte que la gestion échappe à la notion de rentabilité.

À l’instar de métropoles comme ParisNiceMontpellier, GrenobleBordeaux MétropoleLyon, etc, l’impératif de création de régies publiques de l’eau et son assainissement se fait de plus en plus entendre.

Le réseau France Eau publique qui regroupe les collectivités et opérateurs de la gestion publique de l’eau, se sont d’ailleurs organisés pour partager leurs connaissances et expérience jouant ainsi un grand rôle dans la diffusion des bonnes pratiques, méthodes, outils et conseils pour appuyer les entités publiques émergentes. http://france-eaupublique.fr/

Un nouveau mode de gestion est possible donc et permettrait une tarification sociale, écologique et durable de cette ressource vitale et épuisable.

Il y a urgence !

C’est pourquoi, La Seine-Saint-Denis au Cœur appelle les pouvoirs publics à un moratoire permettant l’organisation d’un référendum sur cet enjeu climatique, humain, écologique et social de la plus grande importance.

Cette financiarisation de l’eau doit cesser. Maintenant !

Demain vous appartient !

#SSDauCœur

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