Les israeliens ont détruit la plus grande partie de l'ancien hôtel Sherperd ex résidence du Grand mufti de Jérusalem

Eric Laurent - Tout le monde en parle © Dusty
Eric Laurent - Tout le monde en parle © Dusty

Les israeliens continuent en toute impunité de détruire le passé et le patrimoine des palestiniens. Bientôt ils détruiront les Esplanades des mosquées, sans que personne ne réagisse, mise à part les hypocrites poussant des cris d'orfraie, quand les barbouzes sont déjà aux portes de la Côte d'Ivoire...

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Des policiers israéliens retiennent un Palestinien alors que débute la démolition d'un bâtiment historique, le 9 janvier 2011 à Jérusalem-Est

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Des bulldozers israéliens démolissent l'ancien hôtel Shepherd, le 9 janvier 2011 à Jérusalem-Est

Jérusalem-Est: piqué au vif, Israël rejette les critiques de l'UE et des USA

De Jean-Luc RENAUDIE (AFP) – Il y a 9 heures

JERUSALEM — Piqué au vif par les fortes condamnations internationales, Israël a rejeté lundi les critiques de l'UE et de Washington après la démolition d'un bâtiment historique au coeur d'un quartier arabe de Jérusalem-Est annexée, assurant qu'il s'agissait d'une affaire "privée".

"L'action menée hier (dimanche) à l'hôtel Shepherd est le fait de personnes privées agissant dans le cadre de la loi israélienne. Le gouvernement n'était pas impliqué", a affirmé le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué.

"On ne peut attendre de l'Etat d'Israël qu'il impose une interdiction aux juifs d'acquérir des propriétés privées à Jérusalem. Aucun gouvernement démocratique ne peut imposer une telle interdiction et Israël ne le fera certainement pas", a ajouté le communiqué.

La destruction de la plus grande partie de l'ancien hôtel Shepherd, qui a servi de résidence à l'ex-Grand mufti de Jérusalem Amine al Husseini, dans le secteur oriental de la Ville sainte, pour construire à la place 20 logements destinés à des colons juifs, a soulevé un tollé international.

A Bruxelles, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a condamné "fermement" la destruction de l'ancien hôtel, et rappelé que les colonies étaient "illégales au regard du droit international".

Les colonies "minent la confiance entre les parties et constituent un obstacle à la paix", a-t-elle estimé. "Jérusalem-Est fait partie des territoires palestiniens occupés" par Israël et "l'UE ne reconnaît pas son annexion", a-t-elle rappelé.

"Appeler Jérusalem une colonie constitue un contresens, une insulte contre l'histoire de la ville", a déclaré à l'AFP le porte-parole des Affaires étrangères, Yigal Palmor. "Il est incompréhensible que l'on mélange des questions de droit privé, de droit international et la politique".

Pour Paris, la démolition de l'hôtel Shepherd est un geste qui "fragilise la perspective d'un règlement durable du conflit" tandis que Londres a fait part de son opposition à des "actions provocatrices unilatérales, comme celle-ci, qui entravent les efforts pour reprendre les pourparlers" de paix.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a dénoncé "cette évolution préoccupante qui compromet les efforts de paix visant à établir deux Etats pour parvenir à une solution".

Les négociations de paix, brièvement relancées en septembre à Washington après 20 mois d'arrêt, sont à nouveau suspendues, les Palestiniens exigeant la prolongation d'un moratoire de la colonisation juive, à laquelle le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est refusé.

"Israël a accepté de discuter de tous les dossiers controversés avec les Palestiniens, y compris de Jérusalem, et l'Union Européenne serait bien avisée, si elle souhaite vraiment apaiser la situation, d'encourager les Palestiniens à revenir sur le champ à la table des négociations", a insisté Yigal Palmor.

Toutefois, l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas a expliqué qu'à ses yeux, la politique de colonisation israélienne sonnait le glas des tentatives de reprise des négociations.

La question de Jérusalem est l'une des plus sensibles du conflit israélien-palestinien. Israël a conquis la partie est durant la Guerre des Six jours en juin 1967, avant de l'annexer et de proclamer l'ensemble de la ville comme sa capitale "éternelle et indivisible".

Mais les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat. Quelque 270.000 Palestiniens vivent à Jérusalem-Est. Environ 200.000 Israéliens s'y sont établis dans une douzaine de quartiers de colonisation.

 

Wikileaks, un accord secret entre les Etats-Uns et Israel pour continuer la" croissance naturelle "des colonies israéliennes

21 Décembre 2010 Par ambre

Cables show US doubts on Mideast peace: WikiLeaks
(AFP) – 10 hours ago
PARIS — Fresh leaks of diplomatic cables from 2009 by online whistleblower Wikileaks Monday showed US doubts over Israel's commitment to the Middle East peace process due to disagreement over Israeli settlements.
A US cable from November 2009, published online by Wikileaks and by French newspaper Le Monde, said Israeli Prime Minister Netanyahu wanted to negotiate with Palestinian Prime Minister Mahmoud Abbas, known as Abu Mazen.
But it added: "it remains unclear to us how far Netanyahu is prepared to go."
He "is interested in taking steps to strengthen Abu Mazen, but he will not agree to the total freeze on Israeli construction in the West Bank and East Jerusalem that Abu Mazen insists is a requirement" for negotiations, it said.
Direct talks between Israel and the Palestinians, the first for nearly two years, began in Washington on September 2. But Abbas suspended them after Israel refused to renew a partial ban on construction of settlements on Palestinian land.
"There is too wide a gap between the maximum offer any Israeli prime minister could make and the minimum terms any Palestinian leader could accept and survive" politically, said the cable from the US embassy in Tel Aviv.
Another US cable newly published by Wikileaks said that a French official quoted Israeli Defence Minister Ehud Barak as saying there was a "secret accord" between Israel and the United States "to continue the 'natural growth' of Israeli settlements in the West Bank."
It gave no further details of the alleged accord.
A third cable showed that Israeli intelligence shared US suspicions that executed Iraqi dictator Saddam Hussain had weapons of mass destruction, which prompted the United States to invade Iraq in 2003.
That cable, from March 2009, quoted Israeli intelligence official Itai Brun as saying Israel suspected Saddam may have had launchers capable of firing chemical or biological weapons, but not a serious nuclear programme.
The cables were part of a flood of US diplomatic files leaked by Wikileaks, which have angered governments around the world.
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Traduction (anglais > français)

Câbles États-Unis montrent des doutes sur la paix au Proche-Orient: Wikileaks
(AFP) - il ya 10 heures
PARIS - fuites frais de câbles diplomatiques à partir de 2009 par ligne de dénonciation Wikileaks lundi a montré des États-Unis des doutes sur l'engagement d'Israël envers le processus de paix au Moyen-Orient en raison d'un désaccord sur les colonies israéliennes.
Un câble des États-Unis à partir de Novembre 2009, publiée en ligne par Wikileaks et par le journal français Le Monde, a déclaré le Premier ministre israélien Netanyahu voulait négocier avec le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen.
Mais il a ajouté: «on ignore encore dans quelle mesure nous Netanyahu est prêt à aller."
Il est intéressé à prendre des mesures pour renforcer Abou Mazen, mais il n'acceptera pas le gel total de la construction par Israël en Cisjordanie et à Jérusalem-Est que Abou Mazen insiste est une exigence "pour les négociations, il a dit.
Les pourparlers directs entre Israël et les Palestiniens, la première depuis près de deux ans, a commencé à Washington le 2 Septembre. Mais Abbas a suspendu les après qu'Israël a refusé de renouveler une interdiction partielle de la construction de colonies sur des terres palestiniennes.
"Il ya un trop grand écart entre l'offre maximale tout Premier ministre israélien pourrait faire et les conditions minimales tout dirigeant palestinien pouvait accepter et survivre" politiquement, a déclaré le câble de l'ambassade américaine à Tel-Aviv.
Un autre câble des États-Unis vient d'être publié par Wikileaks a dit qu'un officiel français cité israélienne ministre de la Défense Ehoud Barak comme disant qu'il y avait un «accord secret» entre Israël et les Etats-Unis "pour continuer la" croissance naturelle "des colonies israéliennes en Cisjordanie."

Il n'a pas donné plus de détails sur l'accord présumé.
Un troisième câble a montré que l'intelligence israélienne partagé les soupçons des États-Unis qui a exécuté le dictateur irakien Saddam Hussein avait des armes de destruction massive, ce qui a incité les États-Unis d'envahir l'Irak en 2003.
Ce câble, à partir de Mars 2009, cité israéliens de renseignements officiels Itai Brun comme disant qu'Israël soupçonne Saddam peut-être eu lanceurs capables de produits chimiques de cuisson ou des armes biologiques, mais pas un programme nucléaire grave.
Les câbles ont été le cadre d'un afflux de dossiers diplomatiques américaines fuite par Wikileaks, qui ont mis en colère les gouvernements du monde entier.
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