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Billet de blog 24 sept. 2010

Selon le livre "Carla et les ambitieux "le nouveau plan de com de Sarkozy sera de ns vendre le concept de la République propre

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Selon les auteurs du livre Carla et les ambitieux Darmon et Derai Sarkozy compte se refaire une virginité pour 2012 en nous vendant la République propre.

"Je ferai quelque chose de totalement différent, j'y ai beaucoup réfléchi, affirme Sarkozy devant le cercle des premiers donateurs de l'Ump... Il n'en dira pas plus. En revanche Henri Gaino (lien )sa plume, livre une analyse édifiante quant aux enjeux d'une prochaine campagne présidentielle :

"2012 se fera sur le retour de l'éthique en politique, pronostique la plume du chef de l'Etat, la colère des gens lors de l'affaire de l'Epad, sont les deux facettes d'une même exigence d'exemplarité.

Salaire annuel d'Henri Gaino : 290.368 euros...


A la lecture de cet article de l'Express, je me demande si Martin Hirsch ne commence pas à travailler à cette opération "refaire une virginité à Nicolas Sarkozy et sa bande ?."

Je me méfie de tous les pseudos gauchistes humanistes comme kouchner Lang Hirsch Amara, qui ont pactisé avec Sarkozy , pendant et après la campagne.

D'autant que Martin Hirsch minimise les faites dans l'affaire Sarkozy-Woerth-Bettencourt.

Martin Hirsch parle t-il dans son livre des conflits d'intérêts de Nicolas Sarkozy au temps où il était Ministre de l'intérieur, ou ceux du lobbyiste Frédéric Lefebre ?


Sarkozy est capable de toutes les outrances, alors même qu'il tente de faire disparaitre tout les contre- pouvoir qui sont là pour veiller à sanctionner tous les voyous y compris les proches de Nicolas Sarkozy.

Serge Portelli la justice est en danger (lien)

(lien)

(lien)

JP. Guilloteau / L'Express

Comment éviter la confusion entre intérêts général et privé? En pleine affaire Woerth-Bettencourt, l'ex-membre de l'équipe Fillon désormais à la tête de l'Agence du service civique signe un livre de réflexion qui tombe à pic. Il s'explique.

Qu'est-ce qui vous a donné l'idée d'écrire ce livre?

L'année 2010 a été marquée par une série d'événements sans lien apparent - la tempête Xynthia, la grippe A, les affaires Proglio puis Woerth-Bettencourt. Pourtant toutes ont un point commun, le conflit d'intérêts. Après Xynthia - 50 morts dans la nuit du 27 au 28 février, l'on a appris qu'une élue locale délivrait des permis de construire à son fils promoteur immobilier, lui permettant de lotir sur des terrains en zone inondable. Le cumul de la présidence d'EDF avec celle de Veolia par Henri Proglio a fait l'objet de deux mois de débats. La célérité avec laquelle des experts de l'OMS ont recommandé la vaccination contre la grippe A a créé le doute sur les liens qu'ils pouvaient entretenir avec les laboratoires fabriquant ces produits. Enfin, depuis le mois de juin, le terme de conflit d'intérêts est utilisé matin, midi et soir dans les articles sur l'affaire Woerth- Bettencourt sans que personne n'explique vraiment ce que c'est, ni surtout comment les prévenir.

Or j'ai été confronté à ces problèmes à plusieurs reprises dans mon parcours, en particulier à mes débuts, dans la santé publique, une période marquée par de grands drames, le sang contaminé, l'hormone de croissance, l'amiante, tous amplifiés par de terribles conflits d'intérêts. C'est le Dr Garretta, censé être garant de la gratuité du don et qui crée des sociétés lucratives. C'est aussi ce système de transfusion sanguine qui peine à concilier le respect des normes sanitaires et les impératifs de gestion. Mon premier travail a été d'élaborer la loi réformant la transfusion sanguine, en 1992. J'ai fait partie de ceux qui ont construit le mécanisme de prévention des conflits d'intérêts dans le domaine sanitaire afin d'éviter qu'un expert consulté pour la mise sur le marché d'un médicament soit en même temps payé par le laboratoire qui le fabrique !

La lutte contre les conflits d'intérêts est un préalable pour que les citoyens aient confiance dans la politique et la vie publique. C'est pour cela que j'ai ressenti le besoin impérieux d'écrire ce livre [Pour en finir avec les conflits d'intérêts. Stock].

Qu'est-ce qu'un conflit d'intérêts ?

Une situation où celui qui est chargé de l'intérêt général peut être influencé par ses propres intérêts, classiquement financiers. Son portefeuille est trop proche du stylo qui signe la décision prise au nom de l'Etat.

Pourquoi cette notion est-elle si peu comprise en France ?

Le conflit d'intérêts n'existe pas dans notre Code pénal. La France se croit naturellement protégée par l'éduca-tion, l'éthique, l'Histoire, les valeurs traditionnelles du service public. La confiance dans les élites est telle qu'on pense qu'elles peuvent agir dans l'intérêt général, même si leurs deux hémisphères cérébraux sont guidés par deux intérêts différents ! Je cite cette phrase du secrétaire général de l'Elysée [Claude Guéant], qui, interrogé sur Eric Woerth, dit que le ministre du Travail étant honnête, il ne peut pas être en situation de conflit d'intérêts [interview au Figaro Magazine du 3 juillet]. Qui dit conflit d'intérêts ne dit certes pas forcément malhonnêteté. Souvent, les gens honnêtes ne voient même pas le problème : "Je suis membre du conseil scientifique de ce laboratoire pharmaceutique qui me donne 3 000 euros chaque mois, mais je vous assure que, quand on me demandera mon avis sur leur médicament, je serai aussi sévère que s'ils ne me donnaient rien."

Le juge administratif annule logiquement les concours quand le père d'un candidat siège dans un jury ! Prévenir les conflits d'intérêts ne présume pas la malhonnêteté de quelqu'un, mais juste son humanité.

Marcel Gauchet estime que l'existence des conflits d'intérêts réactive le divorce entre le peuple et les élites. Qu'en pensez-vous ?

Je suis pleinement d'accord. Les classes dirigeantes sont dans l'obligation de mériter la confiance qu'elles demandent au peuple, et il faut pour cela qu'elles se dotent de procédures strictes. On n'arrêtera pas la suspicion généralisée en disant : "C'est la faute des journalistes ou des médias." Il faut agir préventivement, notamment sur ce qu'il se passe au Parlement. Le nôtre fait exception par rapport à ses homologues étrangers.

Vous parlez de cette phobie de l'argent et de la transparence particulière à la France.

L'argent y est un tabou pour ceux qui en ont ! Si une petite frange se vante de ce qu'elle possède, la grande majorité des classes dirigeantes refuse de dévoiler ses revenus ou les minimise. Ce manque de transparence laisse la porte ouverte à la suspicion de sources de revenus incompatibles avec les fonctions exercées.

Vous dédiez votre livre à notre consoeur Anne-Marie Casteret (1), en hommage à son combat dans l'affaire du sang contaminé.

Anne-Marie Casteret s'est battue pour les victimes des conflits d'intérêts les plus dramatiques parce que mortels ; elle s'est fait beaucoup d'ennemis et y a laissé beaucoup de sa santé. J'éprouve une grande admiration pour ces quelques personnes qui, isolées, avec rigueur et méthode, ont décrypté ces scandales et permis une salutaire remise en ordre.

Je dédie aussi mon livre par anticipation aux députés et sénateurs qui voteront une loi contre les conflits d'intérêts, même si cette loi doit obliger plusieurs d'entre eux à mettre fin à certaines situations personnelles.

L'affaire Woerth a joué le rôle de déclencheur pour votre livre, mais vous n'en parlez que très peu, en raison de vos "liens amicaux", dites-vous, avec lui. C'est un peu bizarre?

Je n'ai pas voulu faire un livre à chaud, je ne suis ni journaliste d'investigation, ni juge d'instruction. Quelles que soient mes relations avec Eric Woerth, je n'aurais pas traité une affaire qui fait aujourd'hui l'objet de multiples procédures. Par ailleurs, je dis, en deux phrases, que je me suis bien entendu avec lui quand j'étais au gouvernement, nous avons une passion commune pour l'alpinisme, malgré nos conflits d'intérêts professionnels sur le RSA ! Et je dis également, que le Pr Gilles Brücker, protagoniste de l'affaire Banier/Bettencourt, est un ami de très longue date. Je ne voulais pas qu'on pense que je n'avais pas traité du fond de cette affaire pour des raisons dissimulées.

Cette affaire est tout de même typique du conflit d'intérêts ?

Elle est intéressante pour cela, et d'ailleurs on peut reprendre les propos de Florence Woerth, qui a dit qu'elle ne mesurait pas le conflit d'intérêts que sa situation posait. Il est probable que plus jamais un ministre ne sera aussi trésorier de son parti. Cela dit, dans le cas d'Eric Woerth, il n'y avait rien de camouflé, qu'il s'agisse de sa fonction de trésorier ou de l'employeur de sa femme. Ce qui a été révélé, ce sont les histoires fiscales de Mme Bettencourt. Le fait qu'il ait décoré Patrice de Maistre de la Légion d'honneur était sur la place publique.

Non, cela ne l'était pas !

Mais si, j'imagine qu'il y avait bien 200 invités lors de la cérémonie.

La remise de Légion d'honneur à Patrice de Maistre et l'intervention d'Eric Woerth pour la lui faire obtenir ont été révélées par la presse.

Ce que je veux dire, c'est qu'Eric Woerth n'est pas dans la situation de celui qui a oublié de dire qu'il détenait des actions dans une entreprise. Cette affaire fait couler autant d'encre parce qu'il y a une demande de clarification de la société. Elle aurait pu apparaître à l'occasion d'un autre problème. Par exemple, dans le cas d'un parlementaire par ailleurs consultant. A la limite, la situation d'Eric Woerth est plus transparente.

Vous pensez à qui?

Je ne saurais citer de noms. Les bureaux des Assemblées parlementaires ont une partie de ces informations, mais elles ne sont pas publiques. Il faut savoir qu'un député européen doit procéder à une déclaration d'intérêts, consultable sur le site Internet du Parlement, pas un élu français.

Que diriez-vous de la situation du directeur de cabinet d'Eric Woerth, Sébastien Proto, artisan de la loi sur les jeux en ligne et dont plusieurs amis appartiennent à cet univers?

Sincèrement, j'ai du mal à répondre. L'amitié n'est pas un délit. On peut être au ministère des Finances et avoir un ami banquier, être au ministère de l'Agriculture et avoir un ami agriculteur. Si on estime que certaines amitiés sont sources d'influences malsaines, on peut adopter la solution canadienne : saisir un commissaire aux conflits d'intérêts pour répondre à ce type d'interrogations. C'est ce que je préconise.

Dans votre livre, vous vous donnez le beau rôle. Au cours de votre carrière, vous dites avoir évité tous les pièges, tous les conflits d'intérêts ! En êtes-vous sûr ?

Je ne prétends rien, mais je sais où est ma boussole intérieure. Elle peut s'acquérir par éducation familiale. C'est ma chance. Quand mon père a été chargé de construire une ville nouvelle [Cergy-Pontoise] au milieu des champs de betterave, il s'est dit qu'il était inconcevable qu'il achète un terrain ou une maison qui prendraient de la valeur du fait de la transformation dont il était chargé. Nous sommes donc restés locataires. Ma spécialisation dans le domaine sanitaire a aussi beaucoup joué. Il faut aussi faire attention aux cadeaux. Directeur de cabinet du secrétaire d'Etat à la santé, j'ai reçu une invitation de Jean-Marie Messier - avion privé, opéra et hôtel. J'ai compris qu'elle était destinée à m'influencer dans une affaire de normes sanitaires pour les distributeurs d'eau.

Si vous aviez pris cet avion, qu'est-ce que cela aurait changé ?

J'aurais pu vouloir renvoyer l'ascenseur, ou bien je ne l'aurais pas fait, ce qui aurait été inélégant. Dans les deux cas, ce n'est pas bien !

Quels conseils pour limiter les conflits d'intérêt sans tomber dans les excès de la transparence ?

Le principe de la déclaration d'intérêts (sources de revenus, liens financiers avec une entreprise sous forme d'actions, de contrat, de rémunération, etc.) me paraît bon. Je le recommande pour les ministres, les parlementaires, les hauts fonctionnaires et un certain nombre d'élus. Au Parlement, il y a des cumuls à interdire, par exemple être avocat d'affaires ou consultant de grandes entreprises. Ce qui n'est pas interdit doit être rendu public, ainsi que la rémunération qui en découle.

Il faut aussi des codes pour les cadeaux et les invitations, Tout cela doit s'enseigner dans les écoles où l'on forme des responsables, notamment à l'ENA. Il suffit de choses très simples, inspirées des recommandations de l'OCDE et de l'ONG Transparency International. Il ne s'agit pas d'aseptiser la vie publique. Ce que je propose est compatible avec une vie privée normale, des amis, des jardins secrets !

Faut-il une loi ?

On peut commencer à appliquer certaines dispositions, mais il me semble qu'une loi est indispensable pour prévoir les sanctions. Et puis, qui peut nier que ce sujet est au coeur de la démocratie ?

(1) Ses articles dans L'Evénement du jeudi révèlent le scandale. Anne-Marie Casteret a également travaillé à L'Express de 1996 à 2006, année de son décès.

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