Dans le cadre d’une initiative humanitaire, Mme Zita Oligui Nguema, épouse du président du CTRI, est présente dans la province de la Ngounié, tout au sud du pays, précisément à Lebamba, sur les « terres de ses ancêtres » du 25 février au 4 mars 2024. Et c’est le contribuable qui régale.
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Argent public
Officiellement, elle serait dans cette localité pour superviser une série d’actions altruistes en faveur des populations. Cependant, avec tous les moyens de l’État mobilisés autour d’elle, comment peut-on sérieusement prétendre que c’est un simple voyage privé ? Franchement, est-ce sérieux ? – Quand on mobilise ainsi les ressources publiques, qu’on engage les représentants de l’État, ministres et autres, Mesdames et Messieurs, il est primordial d’être limpides, d’adopter une franche transparence ! En la voyant entourée de tous les rouages de l’État, l’escapade de Mme Zita Oligui Nguema semble être manifestement officielle.
Soutenir cette affirmation ne constitue en aucun cas un manque de respect envers la femme du président du CTRI, Chef de l’État. C’est un peu comme anticiper une sortie privée et se retrouver avec une conférence de presse surprise. Les circonstances ne sont pas aussi intimes qu’on tente de le laisser entendre. Dans un souci de transparence, afin d’éviter tout malentendu, il est impératif d’établir une communication directe avec les Gabonais.
La vie chère
Cependant, il est de la plus haute importance de ne pas replonger dans les zones d’ombre qui entouraient le régime d’Ali Bongo Ondimba et de son épouse Sylvia. Clarifier les faits sans répéter les ambiguïtés passées contribuera à instaurer une communication franche et constructive. Pendant que cela se déroule, la population gabonaise fait face à la pénurie d’eau, et le coût de la vie étouffe de nombreuses familles. Il est déconcertant de mobiliser d’importants moyens de l’État pour un voyage privé.
Première dame
Le Gabon n’est-il plus en situation d’exception ? Où en est-on des élections et du retour à l’ordre constitutionnel pour évoquer le statut de première dame ? Pense-t-on réellement que les Gabonais sont suffisamment crédules pour adhérer à des récits cousus de fil blanc ? Une réflexion s’impose.
@DworaczekBendom
01 mars 2024.