Délabrement de l'infrastructure scolaire, vétusté, manque évident de matériel. Ainsi va le Gabon, un pays qui dépense des fortunes, 5 millions de dollars pour organiser des "New-York-forum Africa" et autres évènements de prestiges mais oublie ou laisse volontairement sa jeunesse en abandon dans des établissements d’un autre temps.
L’article ci-dessous n’est pas d’un journal d’opposition à l'actuel président de la république, Monsieur ALI BONGO ONDIMBA. Non, c’est le journal l’Union, l’outil de communication au service du pouvoir qui a écrit cet article(Am DWORACZEK-BENDOME)
Titre : Enseignement / : CES d'Avorbam : On frôle l'asphyxie !
Le collège d’enseignement secondaire (CES) d’Avorbam instruit les élèves, tant bien que mal, dans le dénuement le plus totalPas d’eau, pas d’électricité, et encore moins de toilettes. L’entrée même du collège est dépourvue de portail. " Ici, il n'y a que des salles de classe", lancait hier, souriant, un élève à l'entrée de l'établissement. Une attitude qui n'est pas sans trahir le fait qu'il soit, comme beaucoup de ses condisciples, dépassé par cette situation au point d'en rire seulement.
L’entrée débouche sur une cour en partie marécageuse, partagée entre hautes herbes et ordures. En cas d’envie pressante, la nature est toute indiquée. L’électricité, quant à elle, n’existe que dans le bureau du principal. Les tables-bancs, dont le nombre reste limité, doivent être transportés de classe en classe au rythme des cours.
Autant d'anomalies dans un collège dont les élèves s'accordent pourtant à reconnaître la qualité de l'enseignement, et qui mériterait certainement un meilleur traitement. D’autant plus que le Premier ministre, le Pr Daniel Ona Ondo, était venu en visite, à la rentrée 2014. Les responsables du collège en avaient profité pour aborder ces problèmes. Mais depuis, rien n’a changé.
F.B.E.M
Transcription : Anne Marie DWORACZEK-BENDOME
Publié, le 9 juillet 2015