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Billet de blog 9 juillet 2023

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Pourquoi les présidents africains s’accrochent -ils au pouvoir ?

Les présidents africains, y compris ceux du Gabon, sont motivés par divers facteurs pour se maintenir au pouvoir. Parmi ces motivations, on retrouve les avantages liés à leur statut, la crainte de perdre le pouvoir, la fragilité des institutions, l’achat des opposants politiques et la manipulation des élections. Et, ce malgré les appels à l’alternance politique émanant des populations.

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Les avantages du pouvoir présidentiel et leurs liens

Le pouvoir présidentiel en Afrique offre une multitude d’avantages, tels que le contrôle des ressources naturelles, l’accès aux fonds publics et la possibilité d’enrichissement personnel. Ainsi, la préservation de ces avantages constitue une motivation importante pour les présidents africains, y compris au Gabon.

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Anne Marie DWORACZEK-BENDOME, Journaliste indépendante

La crainte de perdre le pouvoir et ses conséquences

Certains présidents africains redoutent les répercussions qui pourraient découler de leur départ du pouvoir, notamment la possibilité d’être poursuivis en justice pour des actes commis pendant leur mandat. Afin d’éviter ces réactions, ils préfèrent donc prolonger leur séjour au pouvoir.

La fragilité des institutions démocratiques et son impact

Dans de nombreux pays africains, les institutions démocratiques sont fragiles et généralement sous le contrôle du président en exercice. Cette situation facilite la prolongation du mandat présidentiel et entrave la tenue d’élections véritablement libres et équitables.

Achat de consciences des populations pauvres et des opposants.

La pratique de l’achat de consciences implique d’offrir des avantages matériels ou financiers à des individus ou des groupes en échange de leur soutien ou de leur silence. Cette méthode adopte différentes formes, telles que des présents, des emplois, des faveurs politiques ou des promesses de développement économique. Les populations défavorisées sont souvent les plus vulnérables à ces stratagèmes, car elles ont des besoins pressants et peuvent être aisément influencées par les promesses de ceux qui cherchent à les manipuler. Les politiciens et les acteurs économiques exploitent cette vulnérabilité afin d’obtenir des votes ou de maintenir leur emprise sur le pouvoir en place. De même, les opposants politiques peuvent être ciblés par ces pratiques dans le but de les affaiblir ou de les réduire au silence. En offrant des avantages à certains membres de l’opposition, les acteurs au pouvoir cherchent à diviser et à affaiblir le mouvement opposant.

Transparence, intégrité et responsabilité dans la vie politique, les exceptions Nelson Mandela, Macky Sall, Mahamadou Issoufou

Ces pratiques sont éthiquement condamnables, car elles sapent la démocratie et la participation citoyenne. Elles empêchent les populations de faire des choix éclairés et de participer pleinement au processus politique.

Cependant, il convient de souligner que ces motivations ne sont pas universelles parmi les présidents africains, et certains pays ont réussi à accomplir des transitions pacifiques du pouvoir. Un exemple récent est celui du Président Macky Sall, qui a renoncé à solliciter un troisième mandat au Sénégal. Bien que cela n’ait pas été sans difficultés, la raison l’a finalement emporté dans ce pays. De même, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a également renoncé à briguer un troisième mandat. Un cas emblématique est celui de Nelson Mandela, qui a choisi de ne pas se maintenir au pouvoir après avoir été élu président d’Afrique du Sud en 1994. Il a servi un seul mandat de cinq ans et a décidé de ne pas se représenter aux élections de 1999. Mandela a affirmé qu’il croyait en l’importance d’une transition pacifique du pouvoir et qu’il était essentiel de donner à d’autres dirigeants la possibilité de gouverner le pays. Après son départ de la présidence, Mandela s’est dévoué à des causes humanitaires et est demeuré une figure influente dans le monde.

Cérémonie de couronnement, Roi Charles III et de son épouse, le couple présidentiel gabonais, Sylvia et Ali Bongo Ondimba. Le président gabonais sollicite un 3ᵉ mandat le 26 août 2023.

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Cérémonie de couronnement, Roi Charles III et de son épouse, le couple présidentiel gabonais, Sylvia et Ali Bongo Ondimba

9/07/2023

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