Paris- En marge des travaux de la COP 21, Mme Flore Joséphine Mistoul Yame, Ministre de l’Environnement, de la Protection des Ressources Naturelles, de la Foret et de la Mer, a participé à l’Hôtel de l‘industrie-LAB (Land of African Business), à une table ronde, jeudi 10 décembre 2015 : "Mayombe, une foret d’avenir".
La foret de Mayombe elle est étroite au Gabon et s'étend à l’Angola (Est et au nord-ouest de l'enclave de Cabinda), la République du Congo (Ouest, district du Kouilou, et au sud et à l'ouest du district de Niari), et la République démocratique du Congo (sud-ouest, au nord du fleuve Congo).
Le Gabon, superficie de 267.677 km2, est un pays essentiellement forestier. Environ 85% de la superficie du pays est couvert de forêts, soit près de 22 millions d’hectares et se divise en deux grands ensembles ; la forêt dense humide et la savane. À cette occasion, Madame la Ministre DE l’Environnement de la Protection des Ressources Environnement a repris, ce que le président Ali Bongo Ondimba avait lui-même dit dans les grandes lignes lors de l’ouverture de la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21/CMP11, au BOURGET, à savoir :
- Gabon : « contribuer à l’effort mondial de réduction de la hausse de la température. » Selon les deux décisions précisant la contribution du Gabon à la COP 21, « cumulés, les engagements du Gabon doivent permettre de réduire les émissions de GES de plus de 1 500 000 GgCO2 sur 2010-2025, soit 65% par rapport au scénario
- Le profil de gaz à effet de serre (GES) du Gabon indique que le pays est couvert à 88% par la forêt. Le Gabon est donc un « puits » de carbone. Son couvert végétal absorbe plus de quatre fois de carbone que le Gabon n’émet. Le pays situe son niveau de réduction à au moins 50% des émissions par rapport au scénario de développement non maîtrisé en 2025
- Et parlant de "crédit carbone", il n’y aura pas de réduction à partir d’achats de crédits carbone hors du Gabon.
- "L’adoption du Code forestier en 2001", la création de treize Parcs nationaux couvrant 11% du territoire sont autant de mesures qui contribuent au stockage de carbone. A cela s’ajoutent : le plan national de réduction du torchage, le PSGE avec le développement industriel à faible intensité de carbone, le plan climat, la mise en œuvre d’un mécanisme de marché induit par la Loi portant orientation du développement durable au Gabon. L’on peut aussi citer l’adoption prochaine du Plan national d’affectation des terres
-"Concernant le développement Gabon", Ali Bongo Ondimba a précisé : le développement économique et social ne passe pas par des mécanismes extérieurs, sans lien avec l’économie réelle. C’est pourquoi les engagements pris par le Gabon portent exclusivement sur ses émissions de GES hors stockage de carbone par la biomasse. »
Anne Marie DWORACZEK-BENDOME
Publié, le 12 décembre 2015
Vidéo et Image : Louis - Magloire KEUMAYOU, Président de l'Association de la Presse Panafricaine
Album de la rencontre
Vidéo et Image : Louis - Magloire KEUMAYOU, Président de l'Association de la Presse Panafricaine
Ministres gabonaise et angolaise de l'environnement au LAB Paris