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Refus
Lorsque des leaders syndicaux de la SEEG ont simplement demandé le versement de leur 13ᵉ mois, un droit inscrit dans leurs contrats, ils se sont attirés les foudres et les menaces du nouvel homme fort du pays. Pourtant, ces hommes et ces femmes ne faisaient qu'exiger ce qui leur était dû légitimement.
Arrestation et traitement dégradant
Mais leur requête a été accueillie par la répression. Ils ont été arrêtés manu militari et détenus pendant 72 heures, soit 3 jours complets, par la redoutable Direction générale des Contre-Ingérences et de la Sécurité militaire, communément appelée B2. Pire encore, comme de vulgaires malfaiteurs, on leur a rasé les cheveux.
Respect des droits
Un tel traitement pour des syndicalistes demandant le respect de leurs droits soulève de sérieuses questions. L'état d'exception justifie-t-il de telles atteintes aux libertés fondamentales ? Le droit du travail existe-t-il encore au Gabon en ce 14 décembre 2023 ? Et qu'en est-il du respect des droits humains et des libertés publiques dans le pays ?
Autant de questions inquiétantes sur la dérive autoritaire que pourrait prendre le Gabon sous la présidence de Nguema. Le pays s'engage-t-il sur une pente glissante aux conséquences potentiellement désastreuses ? L'avenir nous le dira, mais les signaux sont pour le moins préoccupants.
@Dworaczek-Bendom
14/12/2023