Après la parution d’un article polémique sur convergenceafrique.net, dépeignant de manière négative les communautés gabonaises de l’étranger, je souhaite réagir aux déclarations attribuées à Madame Marie-Josée Ayi Ngomo, épouse Klutsch, représentante de la Confédération de la diaspora gabonaise multicontinentale.
G10
Madame Marie-Josée Ayi Ngomo, épouse Klutsch, je souhaite vous faire part de mes observations suite à l’article publié sur convergenceafrique.net, que votre organisation semble avoir commandité sous le titre « TRANSITION AU GABON : LA CONFÉDÉRATION DE LA DIASPORA GABONAISE – G10 EST À FOND LA CAISSE ! ». Bien que je salue les nobles objectifs de votre organisation pour le développement du Gabon, je pense qu’il est important d’avoir une vision plus nuancée de l’ensemble de la diaspora gabonaise. Depuis la chute d’Ali Bongo Ondimba le 30 août 2023, vous vous êtes positionnée sur le devant de la scène, multipliant les prises de position, en tant que responsable de la « CONFÉDÉRATION DE LA DIASPORA GABONAISE de France » au départ.
Mépris
Madame Marie-Josée Ayi Ngomo, épouse Klutsch, la médiatisation dont vous bénéficiez depuis le début de la Transition parait davantage liée à la position de votre frère, Télesphore Obame Ngomo, chef du département Communication de la Présidence de transition, qu’à vos propres efforts. Ainsi, lors de l’émission « Les Grands Dossiers » du 10 décembre 2023, sur la chaine Gabon Télévision, avec la participation du ministre des Affaires étrangères Régis ONANGA (à regarder à partir de 1 heure 51 minutes et 20 secondes), curieusement, parmi tous les responsables d’associations gabonaises en France, vous avez été la seule invitée à prendre la parole.
Votre « confédération » a progressivement évolué pour devenir la « Confédération de la Diaspora Gabonaise Multicontinentale«, revendiquant plus de 800 membres répartis dans 24 pays, bien que ces affirmations ne soient pas étayées. Lors de votre rencontre avec le vice-président de la Transition, Joseph Owondault Berre, un autre de vos frères et membre de votre confédération, PRIVAT NGOMO, était présent. Cependant, vos intentions et motivations réelles semblent floues et guidées par un désir de tirer la couverture à vous.
Diaspora Gabonaise,
Madame Marie-Josée Ayi Ngomo, épouse Klutsch, ce qui me préoccupe, ce sont les termes utilisés par « convergenceafrique.net » pour décrire certains membres de la diaspora, comme : « dans la diaspora gabonaise, il n’y a pas que des compatriotes accros aux réseaux sociaux, débitant n’importe quoi. Il y a ceux qui ont décidé de mettre leur intelligence au service du pays, avec leur expérience et leurs compétences, et qui sont membres de « La Confédération de la diaspora gabonaise – G10 « . Cependant, lorsqu’on reprend un terme (G10), il est recommandé d’en citer l’auteur. C’est en effet l’ancien ambassadeur du Gabon en France, S.E Germain Ngoyo Moussavou, qui a qualifié la diaspora gabonaise de France de « 10ᵉ province du pays« , lors d’un entretien avec le journaliste gabonais Jocksy Ondo Louemba
Division
Madame Marie-Josée Ayi Ngomo, épouse Klutsch, les propos attribués à votre mouvement associatif laissent sous-entendre que seuls ceux « encartés » dans votre organisation ont de la valeur. Cela réduit la diversité des contributions de la diaspora à des activités non constructives, voire nuisibles au nouveau Gabon. Certes, avoir de l’ambition est louable, mais il est essentiel de rester nuancé. La diaspora gabonaise, dispersée dans le monde, apporte une riche diversité de compétences, d’expériences et de perspectives qui peuvent profiter au Gabon de multiples façons. Les divers engagements, qu’ils se manifestent en ligne, dans les médias ou par d’autres formes d’activisme, reflètent la pluralité des moyens par lesquels la diaspora contribue au développement du pays. Puisque vos aspirations sont d’être au premier rang pour le renouveau gabonais, une vision inclusive, reconnaissant et célébrant cette diversité de talents, renforcerait la cohésion et l’efficacité des efforts collectifs. C’est normalement ce type de comportement ouvert et rassembleur qu’on attend d’un véritable leader.
La Transition
Madame Marie-Josée Ayi Ngomo, épouse Klutsch, bien que vous soyez une éminente cancérologue en France, il est légitime de s’interroger sur la reconnaissance de votre rôle au sein de la diaspora gabonaise. Lors du coup d’État, malgré la fermeture de l’espace aérien, le président de la Transition Brice Clotaire Oligui Nguema a spécifiquement choisi Mme Laurence Ndong et Mays Moussi pour représenter la diaspora, sans solliciter votre implication. Cela soulève des questions sur la manière dont vous êtes perçue.
Comme l’a dit un homme politique congolais : « Je connais le jeu et je connais les joueurs«. Restons factuels et mesurés, évitons l’humiliation ou le dénigrement. Lorsque le président de la Transition évoquait la diaspora gabonaise, lors de ses déplacements au Rwanda ou au Sénégal, votre nom n’a jamais été mentionné. Cette absence de référence à vous dans ces circonstances clés soulève des interrogations légitimes quant à votre représentativité réelle au sein de la diaspora gabonaise. Chacun peut revendiquer ce qu’il veut, mais ce sont les faits qui comptent. Malheureusement, le manque de reconnaissance officielle de votre rôle laisse planer un doute sur l’étendue de votre représentativité. N’est-elle pas un peu exagérée ?
Humilité
Madame Marie-Josée Ayi Ngomo, épouse Klutsch, je suis convaincue que c’est en encourageant un dialogue ouvert et respectueux au sein de la diaspora que le pays pourra pleinement bénéficier de l’ensemble des compétences et ressources pour bâtir un avenir prospère pour tous. Car, nombreux sont ceux qui, bien que dévalorisés dans l’article à la gloire de votre fédération, apportent leur modeste contribution à l’édifice Gabon. Aussi parfait soit-il, « un seul doigt ne lave pas la figure ». C’est uniquement en ayant une approche bienveillante qu’il sera possible au pays de canaliser l’ensemble des énergies dans un objectif commun : développer le Gabon et rendre la dignité au peuple.
Par @DworaczekBendom
Publié le 22/02/2024