Amélie— (avatar)

Amélie—

Abonné·e de Mediapart

9 Billets

0 Édition

Billet de blog 18 janvier 2022

Amélie— (avatar)

Amélie—

Abonné·e de Mediapart

The Tragedy of Macbeth (Joel Coen, 2021)

Une pièce de Macbeth vous tient en haleine jusqu’à ce que la couronne soit déposée sur la tête du vrai roi ; l’adaptation cinématographique de Joel Coen vous fait oublier de respirer.

Amélie— (avatar)

Amélie—

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

[TW : spoilers / j’ai vu le film au cinéma / j’ai vu la pièce dont il est l'adaptation]

Une pièce de Macbeth vous tient en haleine jusqu’à ce que la couronne soit déposée sur la tête du vrai roi ; l’adaptation cinématographique de Joel Coen vous fait oublier de respirer. Le rythme parfait vous attrape dès le premier oiseau pour ne vous lâcher qu’à la toute fin. La tension est maintenue à son juste niveau, en livrant une oeuvre en dehors du temps, tout en faisant connaître sa longueur par l’enchaînement des scènes.  Le jeu de l’ombre et de la lumière révèle l’origine théâtrale sans s’y absoudre, le décor théâtral rejoint le cinéma par ses contours modernes. Le jeu, en lui-même, est excellent, dans la juste mesure, triomphant parfois, douloureux toujours, dramatique d’héritage consommé. Le superbe de la scène de lady Macbeth hallucinant, se frottant les mains, est amoindri par une adaptation y ajoutant des personnages commentateurs, mais ne gâche en rien le talent avec lequel Frances McDormand interprète le personnage. Il reste impossible de décoller le regard de son visage — malgré un texte shakespearien dont la compréhension orale peut être rude. En bref, une adaptation idéale, dont la mesure et précision viennent sublimer le drame.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.