Un jeux vidéo contre le racisme

Ici point de concept clé de compréhension du malheur du monde, vous savez celui qui s'abat sur nous comme un avion sur les pompes de Roger Gicquel, on aurait pu parler à la limite de fatiguo-dialgogdesourdisme, mais soyons plus pratiques que théoriques en proposant une solution immédiate, ludique, éducative et à la portée de tous.

Quand on en vient à arrêter un gamin et qu'on approuve c'est qu'on a rien appris de l'Histoire (un comble quand cela se passe au sein de l'école), on entend parler de fascisme à tout va, mais personne ne semble comprendre les mécanismes qui consistent à désigner à la vindicte populaire des catégories d'individus n'ayant droit à aucune présomption d'innocence et portant des qualificatifs permettant le passage de la stigmatisation à l'ostracisation puis à l'éradication.

Tout commence par l'utilisation de termes qui fabriquent un ennemi imaginaire à redouter. Et cela marche à tous les coups. On a peur. On se sent menacé. On est embrigadé. Mais la question à se poser est qui emploi ces terme et pourquoi.

On voit l'utilisation du terme islamiste est une arme de manipulation des masses. La montée d'un phénomène c'est surtout quand tout le monde scande le même refrain. La polarisation devient extrême et irréconciliable, un dialogue de sourd.

Aucun principe, chiffre ne peut rivaliser avec la perversité du terme "islamisme" comme "communisme" a son époque (mais si souvenez vous le bloc de l'est ça a complétement disparu donc on s'en fout maintenant).

D'ailleurs le mot lui même n'a aucun sens car il ne fait que révéler celui qui en a l'usage et dans quel but il l'utilise, l'Italie de Mussolini se revendiquait du fascisme et le terme était plébiscité avant qu'il ne soit dénoncé puis combattu et devienne communément infamant après la guerre.

Ce n'est donc par tant le terme lui même qui est inquiétant mais l'usage qui en est fait. Quand il débouche sur des énormités, comme l'arrestation d'enfants, c'est qu'il a été employé par les dominants sur des dominés.

Comment sortir de là ? De ces logiques perverses ?

S'en rendre compte est un bon début. Difficile de ne pas être pris dans un dialogue de sourd. Comment rendre compte des tenants et aboutissants sans se perdre en conjectures? Cela semble bête à dire à dire mais j'ai peut-être trouvé une astuce, j'ai téléchargé une simulation de notre monde, un jeu vidéo qui se nomme Civilisation. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sid_Meier

Le joueur doit y développer son empire en compétition avec plusieurs autres civilisations dirigées par l'ordinateur.

On y comprends immédiatement la morale du fort et la morale du faible dès qu'on prend un peu de recul :

Quand votre peuple pourrait demander pourquoi on a faim, ou pourquoi on se tue au travail, aller faire la guerre, pourquoi on nous envahit ? Pourquoi tel régime, telle religion d'état....etc Vous lui répondrez en vous mettant à la place du dirigeant que vous incarnez virtuellement soit par un mensonge, soit par des considérations de rapport de force, l'intérêt supérieur de l’État, on tout simplement "ta gueule" selon le régime que vous aurez privilégié, autant dire du mépris à chaque fois, c'est aussi bête que cela.

Jouez 5 minutes et vous comprendrez ainsi que la morale n'est jamais collective, c'est la doctrine qui l'est.

L'éducation morale est l'enseignement de l'éthique c'est à dire comment savoir se former sa propre réflexion morale, il est nécessaire d’identifier en sa propre conscience ce qui est bien ou mal et non de d'imposer à chacun, au nom du bien, une seule vision qui est est la négation même de tout principe moral.

Cela permet de faire une guerre au terrorisme, si efficace comme chacun le sait, qui est en fait une poursuite d'une gestion du monde basé sur la présence militaire, économique, politique, permanente pour gérer et maintenir la puissance d'un État, en cela la Russie et les États Unis se rejoignent parfaitement, entre leurs guerres dont on voit bien les pendants stratégiques pour garder leur hégémonie en matière de politique intérieure (ennemi commun invisible) et extérieure (pétrole, zones stratégiques, guerre froide).

Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde disait A. Camus, alors s'il vous plait n'utilisez plus les termes fabriqués uniquement dans le sens indiqué par les dominants et qui sont source de nos malheurs, car il existe pourtant des façons illimitées de s'exprimer sans, en décrivant factuellement et sans jugement envers autrui. On analphabétise ainsi la société et on se prive d'un dialogue.

Concrètement et c'est ce que l'on ne veut pas voir, tout le monde est capable de commettre un meurtre, la seule chose qui les en empêche c'est la peur de la prison, enfin seulement 60% de la population je vous rassure, vous faites certainement parti comme moi des 40% restants...

Donc dites vous bien qu'il y a forcément un réservoir formidable de peur dans nos sociétés, car c'est un levier facile, pas cher, et qui rapporte gros électoralement. Arrêtons de jouer à ce petit jeu, cela nous coute, et ne rapportera rien à part du malheur supplémentaire. Jouez plutôt à Civilisation.

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