La République bourgeoise

Votez ou ne votez pas, de toute façon vous le regretterez.

Le racisme et le populisme ont fabriqué des boucs émissaires pour détourner la critique qui s'adressait aux tenants du régime, le pouvoir bourgeois étant menacé par le communisme et la contestation sociale et politique ne pouvant faire l'objet d'une répression totale, il s'est saisi du discours démagogique pour en dévier la trajectoire.

Étant assez pessimiste, l'analyse qui en découle est que le phénomène de caste est inamovible.

Il faut laisser les privilèges à une poignée de personnes de manière quasi institutionnelle car il est illusoire de sortir simplement de cette malédiction.

En partant du principe que l’anthropologie, les analyses de rapports humains, et l'histoire nous démontrent que le même motif se reproduit sans cesse sous diverses formes et que le pouvoir semble un phénomène à la fois individuel et collectif qui a sa logique propre, il convient, ne pouvant éliminer les mauvais aspects sans considérer l'ensemble, qu'il faut le circonscrire dans la meilleure des optique.

Il faudrait interroger au moins un de nos "grands de ce monde" pour lui demander ses motivations existentielles.

Seulement il semble qu'ils doivent moins leur savoir faire à leur héritage qu'à des conseillers éminents issus de nos enseignements les plus prestigieux.

Sans ces savants ils ne seraient rien, chaque prince s'est toujours vu affublé paradoxalement des plus grands esprits.

Nietzsche me contredirait et verrait dans ma prose le ressentiment de n'en faire partie mais comme je considère exacte sa pensée il me semble que cela n’oblitère pas la mienne à savoir qu'il est possible d'exercer pleinement notre volonté naturelle de jouissance de la vie et que le danger n'est pas dans son exaltation ou sa condamnation mais dans la non maitrise de ce qui procure cette joie, ce plaisir intense qui ne nécessite que bien peu de chose en définitive et que l'accumulation absurde de richesse ne participe qu'à l'entretient d'un phénomène que l'on nomme désir.

En effet on ne saurait l'éluder mais il ne constitue pas en lui-même le plaisir qui est censé être obtenu grâce à lui, c'est le plus souvent un phénomène qui se suffit à lui même et qui a le grand défaut de n'avoir pas de limite ni de but puisqu'une fois satisfait ce désir cesse et étant donné qu'il était moteur, la déception en est l'issue fatale.

Ce désir caractérise nos sociétés libérales en nous y enfermant, et ce rêve implanté, car le désir est toujours implanté par autrui et illusoire autant que surpuissant, sert de garant de la paix sociale tant que nous courrons derrière ces chimères.

Le jeux cependant est dangereux car quand la désillusion survient la colère suit la frustration, et se retourne en violence.

Des grilles sont alors érigées et deviendront à terme des barbelés puis des camps...

Sauf que prédire l'avenir ne permet pas de l'éviter, et ce que nous souhaiterions c'est que cela n'arrive pas.

Je me souviens de la fiole de Collin Powell et de lorsque j'ai moi-même réceptionné un colis avec de la poudre blanche et que je m'en veux encore d'en avoir averti mon manager...

N'importe qui aurait pu deviner le côté perlimpinpin de la farce, mais il a contacté la police qui est venue avec le Samu, les pompiers, et nous sommes allés en groupe passer la journée à l’hôpital, qui nous a prescrit des antibiotiques dosés pour un éléphant. Moi je n'y croyais pas mais après une journée à attendre avec tout ce déploiement (et même un cosmonaute pour récupérer la matière et sceller les portes du bureau) j'ai fini par avaler ces comprimés que m'avait pourtant déconseillé de prendre ma pharmacienne curieuse des circonstances de mon ordonnance...

Par contre, pour mon manager qui ne les a pas pris, tous ces faux semblants accumulés étaient juste une énième logique de pouvoir dont il n'était pas dupe, et dans laquelle il semblait prendre un certain plaisir.

Récemment un instituteur avait reçu un mot dans la boite au lettre le mot "T MORT", et l'emballement est parti pour au final ne déboucher sur rien... à part l'effroi des lecteurs un tant soit peu sensible au sort réservé à des enfants.

Je me souviens également de mon grand père qui, bien que lecteur peu assidu, ni à l'écoute des programmes radiophoniques, arrivait à débiter à peu près tous les poncifs haineux que l'on trouve dans les commentaires d'article tendancieux qui forment l'immense majorité des rédactions actuelles...

Comment faisait il ? Il n'y avait pas internet à l'époque, mais son propos était du style à répéter islamo-gauchiste à tout va...

Je me doute par contre des méthodes de porte à porte des partis politiques, qui abusent de la faiblesse et qui propagent leurs doctrines et propagandes en créant de faux liens sociaux avec des personnes isolées ou fragiles n'ayant pas de convictions pour les enrôler en commando propagandistes.

Tous les partis le font et ensuite on s'étonne que les gens se détestent ou s'invectivent en répétant des insultes apprises par cœur mais ne sachant pas pourquoi ils le font ou ne sachant pas expliquer leur point de vue puisqu'ils ne font que mimer ce qu'un influenceur leur à mis dans la tête.

Comment sortir ce tout ça ?

Ma réponse est je ne sais pas, à part peut être qu'il faut, comme j'essaye de le faire, voir la personne au delà de ses propos, car tout le monde est susceptible de tomber dans des réflexes conditionnés, mammifères que nous sommes nous devenons plus cruels qu'un animal ne saurait l'être à moins d'avoir été dressé pour.

Chaque poussé de conscience est vite passée à la débroussailleuse et il suffit de trouver de la souffrance pour l'exploiter, d'ailleurs ce sont les mêmes qui créent ces manques par les désirs et privent des ressources la population, entreprises totalisantes et états totalitaires ne font qu'un dans l'union de leurs intérêts.

Aux prochaines élections je voterais Bayrou car au moins il n'incarne pas cette folie des grandeurs qui caractérise les enfants gâtés qui ont été dressés pour mordre tout ce qui bouge, nos champions et leur sport cruel consiste à nous maintenir dans la peur comme un troupeau alors que nous ne sommes ni bêlants ni des canidés par nature mais un groupe d'humains poursuivis par ces chasseurs et acculés dans les derniers espaces vitaux.

Il me semble que le sang est un signe de perte de l'humanité et que seuls des singes ayant su s'extirper de ces logiques on façonné notre humanité sinon nous parlerions de nous comme d'un branche simiesque parmi d'autres, l'évolution étant la capacité de se préserver et non de s'autodétruire dans une folie expansive et incontrôlée.

La sagesse est notre nature, elle est issue de l'expérience et doit faire la différence nous en sommes les héritiers et devons la porter comme tous ceux qui se sont élevé contre la furie des puissants et leur vanité criminelle.

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