Pour une assemblée de riposte aux violences d’État

Pour une assemblée de riposte aux violences d’État

Pour une assemblée de riposte aux violences d’État

Liste à compléter.

Christian DELARUE - Militant ATTAC, Fondation Copernic, MRAP

ASS 15 mars © CD ASS 15 mars © CD

Violences policières, violences judiciaires, acharnement administratif : les violences d’État s’abattent depuis des années et nous le savions – parce que nous connaissons ce qui se passe dans bien des quartiers et que révèlent avec courage et ténacité les collectifs qui exigent justice et vérité ; parce que nous connaissons la violence féroce qui pourchasse les migrantes et migrants, que l’on traque, enferme, expulse, ou bien qu’on laisse mourir – une indignité. Ou nous ne le savions pas, pas assez – parce que nous découvrons la répression implacable des mouvements sociaux, depuis la loi « Travail » jusqu’au soulèvement des gilets jaunes et à la mobilisation contre la casse des retraites, comme une révélation. La violence policière, mais aussi administrative et judiciaire, sociale et politique humilie, matraque, mutile, condamne et incarcère ; elle tue aussi parfois, d’abord dans les quartiers populaires. Parce que nous lui disons non, elle voudrait nous briser.

Qu’arrive-t-il, désormais ? La prise de conscience s’est aiguisée dans des proportions considérables. On peut regretter qu’elle n’ait pas surgi bien avant, ou que nous n’ayons pas toujours lutté ensemble. Mais c’est le moment. En une année, la violence d’État a atteint une telle intensité que nous ne pouvons pas en rester aux constats, ni à l’égrenage des témoignages, ni même à l’analyse d’une situation. Il est urgent de passer à l’offensive collective.

Comment faire face au rouleau compresseur qui entend gouverner par la peur ? Puisque tout est fait pour réprimer et criminaliser nos résistances, nous avons bien conscience que cette peur-là nous travaille, traverse nos corps et nos mouvements. Comment la conjurer ? Nos oppositions n’y suffisent pas parce qu’il ne suffit pas de dire « halte » ou de dire « non ». Et d’ailleurs, nous les dépassons, parce que nous avons aussi des espoirs et des projets : de justice, de démocratie et d’égalité. La situation inédite que nous connaissons en a accru l’urgence et la détermination.

Pour dépasser le cadre de tribunes et des meetings, nous proposons une assemblée de lutte. Non pas une addition de prises de parole, collectif par collectif, organisation par organisation, témoin par témoin, mais un moment où partager des pistes pour résister, forger l’autodéfense et la solidarité : pour nous organiser de manière durable. Nous pensons qu’il y a une force singulière de l’assemblée : un moment où peut advenir, à partir de nos expériences, de nos savoirs et de nos pratiques, de quoi proposer une riposte commune. Nous voudrions faire de ce moment un temps fort, qui ait de puissants échos sociaux, politiques et aussi médiatiques, non seulement pour que cesse l’invisibilité – de plus en plus battue en brèche – de cette violence, mais pour faire de ce « nous » une force stratégique.

Assemblée de riposte aux violences d’État : dimanche 15 mars de 12H à 17H.

Axes abordés :Retour ligne automatique
• combat pour l’interdiction des armes policières mutilantesRetour ligne automatique
• relance des enquêtes de terrain et de la mise en visibilité médiatiqueRetour ligne automatique
• mise en œuvre collective d’un livre noir contre les violences d’ÉtatRetour ligne automatique
• autodéfense physique collectiveRetour ligne automatique
• remise en cause du monopole légal/légitime de la violence d’ÉtatRetour ligne automatique
• fédération des collectifs et structuration autour d’un nouveau « secours rouge » (son équivalent)Retour ligne automatique
• interrogation sur la place de l’armement français et le caractère systémique et international de la violence de cet ÉtatRetour ligne automatique
• quelle pertinence à évoquer aujourd’hui la « possibilité du fascisme » ?Retour ligne automatique
• quid d’un projet plus directement politique de riposte à la violence structurelle qui s’abat pour détruire conquêtes sociales, droits et libertés – et pour nous museler ?

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Nombreux signataires.


NB Listes vues incomplètes.

 

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Für eine Versammlung zur Reaktion auf die Gewalt des Staates

Polizeiliche Gewalt, gerichtliche Gewalt, administrative Hartnäckigkeit: Staatliche Gewalt bricht seit Jahren zusammen, und das wussten wir-weil wir wissen, was in vielen Vierteln vor sich geht, und die Kollektionen, die Gerechtigkeit und Wahrheit fordern, mutig und beharrlich offenbaren;weil wir die grausame Gewalt kennen, die Migrantinnen und Migranten verfolgt, die wir jagen, einsperren, vertreiben oder sterben lassenDas ist eine Schande. Oder wir wussten es nicht, nicht genug - denn wir entdecken die unerbittliche Unterdrückung der sozialen Bewegungen, vom Gesetz «Arbeit» bis zum Aufstand der gelben Westen und der Mobilisierung gegen den Rentenbruch, wie eine Offenbarung.Die Gewalt der Polizei, aber auch der Verwaltung und der Justiz, der Gesellschaft und der Politik erniedrigt, verstümmelt, verurteilt und inhaftiert; sie tötet manchmal, zunächst in den Volksvierteln. Weil wir nein sagen, weil sie uns brechen will. 

 

Was passiert jetzt? Das Bewusstsein hat sich in erheblichem Maße geschärft. Wir können bedauern, dass sie nicht schon lange vorher aufgetaucht ist oder dass wir nicht immer zusammen gekämpft haben, aber jetzt ist der Zeitpunkt. 

Innerhalb eines Jahres hat die staatliche Gewalt eine solche Intensität erreicht, dass wir es nicht bei den Feststellungen, der Entkräftung der Zeugenaussagen oder der Analyse einer Situation belassen dürfen. Wir müssen dringend zu einer kollektiven Offensive übergehen. 

Wie soll man der Dampfwalze begegnen, die mit Angst regieren will? Da alles getan wird, um unsere Widerstände zu unterdrücken und zu kriminalisieren, wissen wir sehr wohl, dass diese Angst uns beschäftigt, unsere Körper und unsere Bewegungen durchquert.

 

 Wie kann man sie abwenden? Unsere Gegensätze reichen nicht aus, weil es nicht genügt, «Halt» zu sagen oder «Nein» zu sagen. Und wir übertreffen sie, weil wir auch Hoffnungen und Pläne haben: Gerechtigkeit, Demokratie und Gleichheit. Die neue Situation, in der wir uns befinden, hat die Dringlichkeit und Entschlossenheit erhöht. Um über Tribünen und Versammlungen hinauszugehen, schlagen wir eine Kampfversammlung vor.Nicht eine Anhäufung von Redebeiträgen, Kollektiv, Organisation nach Organisation, Zeuge nach Zeugen, sondern eine Zeit, in der wir gemeinsam Wege finden, um zu widerstehen, Selbstverteidigung und Solidarität zu schmieden: um uns nachhaltig zu organisieren. 

 

Wir glauben, dass es eine besondere Kraft der Versammlung gibt: einen Moment, an dem wir aus unseren Erfahrungen, unserem Wissen und unserer Praxis eine gemeinsame Antwort vorschlagen können. Wir möchten diesen Moment zu einem Höhepunkt machen, der starke soziale, politische und auch mediale Widerhall findet, nicht nur, damit die Unsichtbarkeit aufhört - die immer mehr gebrochen wird - von dieser Gewalt, sondern um diese « wir » zu einer strategischen Kraft zu machen. 

 

 

        Versammlung zur Reaktion auf staatliche Gewalt: Sonntag, 15. März, 12.00 Uhr bis 17.00 Uhr 

anzusprecheneThemen :   

  Kampf um das Verbot der Verstümmelung von Polizeiwaffen

 • Wiederaufnahme von Felduntersuchungen und Bekanntmachung in den Medien

 • Gemeinsame Umsetzung eines schwarzen Buches gegen staatliche Gewalt

 • Kollektive physische Selbstverteidigung

 • Infragestellung des gesetzlichen/legitimen Gewaltmonopols... 

Kollektivverband und Strukturierung um eine neue «rote Hilfe» (äquivalent)

 • Frage nach dem Platz der französischen Rüstung und dem systemischen und internationalen Charakter der Gewalt in diesem Staat

 • Welche Relevanz soll heute die «Möglichkeit des Faschismus» haben? 

 .Wie sieht es mit einem direkteren politischen Projekt zur Reaktion auf strukturelle Gewalt aus, die soziale Errungenschaften, Rechte und Freiheiten zerstört - und uns mundtot macht?

 

 Zahlreiche Unterzeichner 

Unvollständige Listen 

Christian DELARUE_kollektive  Übersetzung

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