Perte de confiance dans la Politique et les institutions - Michel Delarue
Propositions pour y remédier.
La confiance :
C’est écrire ce que l’on s’engage à faire, écrire comment on va le faire, décrire et définir les indicateurs qui permettront au cours du déroulement de la réalisation de contrôler cette réalisation ainsi que les moyens mis en place pour corriger les éventuels dérapages.
Ou l’on voit que la notion d’engagement n’est pas bien assimilée par ceux qui s’en réclament, car si c’était le cas ils percevraient clairement la notion corolaire qui veut que lorsque l’engagement n’est pas respecté, il ne reste plus qu’à .....dé-gager !!!
Pourquoi est elle perdue ?
Ce que désirent les français, par définition, ne peut être défini par les partis politiques, contrairement à ce qu’ils s’ingénient tous à nous faire croire :
Ce que veulent les français ? Eh bien MOI je vais vous le dire....bla,bla,bla....
Non ce que désirent les français ne peut être l’affaire des partis politiques qui, comme leur nom l’indique, n’est pour chacun d’entre eux que l’émanation d’une partie des français.
La main divine s’empare de l’élu et miraculeusement (le droit divin du roi n’est pas loin) il devient le représentant ou le président de tous les citoyens, y compris ceux qu’il a passé son temps à démolir pendant la période électorale au sein ou à la tête de son parti !
Les citoyens ne pourrons jamais obtenir ce qu’ils désirent car personne ne sait ce qu’ils désirent. Comment peut on avoir confiance dans un système dont le principe de base consiste à nous mentir ? Comment avoir confiance en un système ou les partis définissent ce que, soit disant, nous voulons, sans nous consulter puis se chargent régulièrement de ne pas réaliser ce qu’ils avaient promis pour gagner nos votes ?
Il faut trouver (inventer ?) les outils qui permettront de s’enquérir au prés des citoyens de ce qu’ils désirent, (et non plus laisser cette définition dans les mains des partis) qu’ils puissent l’exprimer sans crainte de répression, chantage et de détournement des intentions à tous les niveaux (social, emplois, économique etc) en toute confiance en veillant à la manière dont s’exercent les forces qui tendent à créer ce désir.
Comment naît ce désir :
Sollicitations environnementales, administratives, sociales, épanouissement personnel, familial, associatives, accès aux services publiques, liberté, liberté d’entreprendre et d’association, protections sanitaires, assurances, publicités, sécurités civiles , militaires, policière, la loi, la justice, l’éducation, la formation, la répartition des richesses, salaires plancher, revenus maximums ...
Toutes choses qui dessinant peu ou prou ce que serait le bonheur d’une société ou d’un individu, devrait être le plus parfaitement possible défini, identifié et muni des marqueurs permettant de juger sans faillir de la tendance à leur réalisation.
A l’heure actuelle, le processus de création des désirs, est largement entre les mains, des banques et des financiers qui usent de leurs moyens de propagande et séductions que sont les instituts de sondages, leurs médias privés, les médias publiques qui de fait sont les médias du parti au pouvoir, les publicistes, et pour verrouiller le tout les partis politiques qui leurs sont inféodés.
Une nouvelle constitution est indispensable pour redonner confiance aux citoyens dans la réalisation de leurs désirs par des partis choisis par les citoyens pour les réaliser.
La nouvelle constitution devra admettre et dire comment les banques, les assurances, les mutuelles, les publicistes et tous moyens de pression sur l’opinion et la création du désir continueront d’exister effectivement de manière pragmatique en prenant conscience que ce pragmatisme inclura le contrôle permanent par les citoyens du bien fondé et du respect de leur profession de foi
suite sur