Qui sers-tu ? Vas-tu servir encore ?
Deux questions surgissent pour un élu de gauche pro-en-bas en contexte de "démocratie bourgeoise" : Qui sers-tu ? Vas-tu servir encore ? Afin que la promesse du candidat pro-socialisme soit réalisée avec mobilisation des forces d'en-bas.
Contexte
Je dis « démocratie bourgeoise » pour signifier que l’on a des mécanismes d’intervention citoyenne du peuple qui peuvent dépasser parfois la simple élection-dépossession mais qui se mettent en oeuvre dans une société indéniablement clivée par divers rapports sociaux dont celui capital-travail mais d’autres encore comme le fait de la richesse importante d’une minorité de grands possédants disposant de lobbies, d’avocats, de journalistes aux ordres, voire pour certains de tueurs à gage.
Questions :
On a une première question qui apparait connue : il s’agit de "qui sers-tu ? » Sachant qu’on ne peut servir en même temps les classes prolétariennes des 99% d’en-bas et la bourgeoisie du 1% fut-ce en se cachant derrière l'interêt général, l'interêt national, ou des compromis qui surgissent ou des négociations entre les composante du Travail (public ou prive, ouvrier-es, employé-es, technicien-es, cadres, etc) avec le Capital (petit ou grand, industriel ou commercial ou bancaire).
Mais on évoque beaucoup moins la seconde question du "Vas-tu servir encore fermement ? » Car une fois au pouvoir il va y avoir les fatales entreprises de corruption, de lobbying, d’attaques diverses de la bourgeoisie et de la « sous-bourgeoise » d’appui et c’est là que l’on trouve - c’est à discuter - le facteur subjectif de la personnalité forte qui continue de servir le peuple-classe . Est-ce un mythe ou est-ce nécessaire de parler de ce problème : se préparer à maintenir le cap du service à ceux et celles d’en-bas dans toutes les composantes.
On peut certes dire que c’est un aspect qui accompagne la question du mandat révocable . Ce qui suppose que l’on ait pu instituer ce type de mandat qui permet de suivre - plus ou moins selon les modalités - la politique menée par un-e représentant-e mandaté-e et de le défaire en cas de défaut, de trahison. Mais attention cela se fait après, c’est à dire trop tard. Une fois la trahison accomplie. La corruption aussi.
La bourgeoisie a conservé son pouvoir de classe dans la "démocratie de contrôle" comme dans la pseudo-démocratie réellement existante .
Christian Delarue
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