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REFERENCES : Syndicalisme & Internationalisme - Altermondialisme & "Nous sommes les 99%" AXES : Contre classisme, sexisme, racisme - Pour le social, l’environnemental, le démocratique

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Billet de blog 17 mars 2023

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GREVES & MANIFESTATIONS : UN TRAVAIL SYNDICAL

Eux et nous, grèves et manifestations voire blocages, un travail syndical - Christian Delarue syndicaliste

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EUX et NOUS

GREVES & MANIFESTATIONS et même BLOCAGES : UN TRAVAIL SYNDICAL

Ce travail syndical - rédiger des tracts, faire une banderolle, organiser des réunions, proposer des revendications, etc ... -  s'exerce partout, dans chaque nation, car lié à la domination de classe, au classisme qui est agissant partout (outre le sexisme et le racisme, non abordé ici) .

Quel est alors le job ? Expliquer sans doute : il y a une bataille idéologique face aux médias de la classe dominante. Mais aussi et surtout "rassembler, unir, faire converger les forces vives" contre les attaques patronales ou gouvernementales ou celles de la classe possédante et dominante. Qu'il s'agisse simplement de résister ou, de façon plus ambitieuse, de vouloir changer de base ou de système (cf "double besogne") cela passe par une "mise en mouvement » de la part des syndicats du Travail, de l’ensemble des travailleurs et travailleuses (plus d’autres secteurs) contre le Capital, les capitalistes et leurs appuis.

- POUR NOUS, Rien de simple, rien de certain.

Il y a toujours un "travail » (non salarié) collectif, complexe et difficile, pour qu'au sein des classes et strates sociales dominées, soit le peuple-classe (qui comprend la "sous-bourgeoisie" mais pas la bourgeoisie), « l’EN-SOI » , qui désigne un périmètre théorique délimité de ce peuple-classe dominé (de l’ordre de l’ objectivité scientifique) deviennent un « POUR SOI» conscientisé et émancipé. L'objectif de ce travail est que ce qui est posé comme théorique - l'en-soi - colle alors d'assez près à la mobilisation réelle et à la conscience collective subjective en vue d'une émancipation donnée. Le travail syndical tente de combler cet écart.

Ces alliances de classes ou strates sociales dominées (par le classisme) se font rarement de façon automatique (à minima des coordinations : infirmières jadis) : passer de la "lutte des places" à la résistance collective de classe passe, dans chaque nation, par tout un travail de médiation qui est celui des équipes syndicales, soit des "gens d'en-bas" (du Travail) qui ont choisi de consacrer plus de temps que d'autres à l'organisation de la riposte à la classe dominante .

Ce "travail syndical" relève de ce qu’on nomme dans le jargon syndical « la convergence des luttes » - notamment via des revendications syndicales retenues comme unitaires et fédératives des couches et classes dominées. Mais l’effectivité de ce travail de conscience collective, son volet subjectif, se fait "en marchant" !

Les luttes collectives contre le patronat, le MEDEF, ou la classe dominante ou son fondé de pouvoir du moment, Macron, forge une conscience en s’opposant contre ! Ce n’est qu’au bout d’un certain temps variable que la lutte collective pose une perspective positive, une revendication d’un autre chose radicalement différent et jugé meilleur, supérieur ! C'est même là, dans le passage à "l'autre société", à "l'autre monde possible", dans le travail complet de la "double besogne" (Amiens 1906), que le syndicalisme peut dépasser son inscription "naturelle" dans le cercle du capitalisme, pour s'auto-dissoudre au profit du pouvoir des travailleurs et travailleuses en autogestion collective. (cf Le syndicalisme  d'Anton Pannekoek 1936)

- POUR EUX C'est plus facile

Pour la classe dominante et ses différents secteurs il y a aussi un travail - plus simple - de convergence des intérêts qui n’est pas seulement celui du MEDEF (CNPF avant), soit le syndicat des entreprises capitalistes et des patrons. Une partie seulement de la classe dominante !

La classe dominante n’est, en effet, pas seulement constituée de propriétaires des moyens de production ou de distribution . Il y a aussi les hauts fonctionnaires qui ont leur rôle. Et là, dans le travail réel de la domination de classe - multiforme - c’est bien l’Etat, sa main droite (qui n’est pas que policière mais aussi économique et anti-sociale), toujours plus forte avec le néolibéralisme, qui est à la manœuvre . On évoque parfois syndicalement la "thatchérisation du monde" qui est l'équivalent de la montée en puissance remarquée du néolibéralisme depuis Reagan-Thatcher (1979) : l'Etat intervient pour soutenir "les marchés".

L'Etat travaille lui, en quelque sorte, à la convergence des intérêts de classe des fractions de classe de la classe dominante (Poulantzas). Il met ensuite en application la domination de classe sous ses différents aspects et modalités. Il y a la stratégie et les tactiques : il y a donc ce qui est maintenu et ce qui peut bouger selon le contexte : quand il n'y a pas résistance populaire alors on enfonce plus profond la domination de classe mais aussi celle sexiste ou raciste car il est bon de mieux diviser le travail. Si il y a résistance à l'exploitation alors soit ils temporisent soit ils passent en force.

Christian Delarue

IHS Rennes

Contexte en ce premier trimestre 2023 contre la réforme des retraites : Il y a à distinguer les manifestations de masse avec des dates connues (19 janvier, 31 janvier, 7 février, 11 février, 16 février, 7 mars avec 3, 5 millions de manifestant-es selon la CGT, 11 mars, 15 mars, 17 mars annoncé et d’autres encore, - et les initiatives intermédiaires faites aussi de blocages divers.

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