POURQUOI MACRON DOIT CEDER

LE "DEMOS" CONTRE LE "KRATOS" PLOUTOCRATIQUE.

II - POURQUOI MACRON DOIT CEDER

LE DEMOS CONTRE LE KRATOS PLOUTOCRATIQUE

Soutenons la grève et les manifestation populaires!


http://amitie-entre-les-peuples.org/Pourquoi-Macron-ne-cede-pas-Commission-Democratie-d-ATTAC

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Macron et fonds de pension : La supercherie ploutocratique est découverte !

Macron ou le « coup d’Etat » (permanent ?) pour la ploutocratie financière !

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Macron se montre avec BlacRock en pleine contestation de sa réforme des retraites dont il est avéré qu’elle vise à favoriser les fonds de pension et, au-delà, changer le modèle social et culturel français. Il y a un net et légitime refus populaire ! Pas de démo-autoritarisme (1)

1 - Crise démocratique, attaque économique, dérive ploutocratique.

La crise politique de fin 2019 et début 2020 est aussi une crise de la démocratie, une crise de légitimité de toute politique qui représente surtout une petite minorité : la haute finance et les fonds de pension. Et que çà se voit ! La supercherie ploutocratique est découverte !

Evoquant la crise de la démocratie et de sa dérive ploutocratique , il y a crise sur ses deux versants même s’il s’agit plus une crise du « démos » (une « élite » mal choisie dans le cadre d’une démocratie délégataire) car un faible nombre l’a élu (16% environ ) qu’une crise du « kratos » (de la décision) et ce contrairement aux idéologues de droite qui, à la suite de la notion de « peuple-méthode » (le peuple décide d’une élite et se soumet ensuite à ses décisions), ne demandent que l’exécution ferme et sans tarder de son projet de retraite à points, lequel favorise les fonds de pensions et pas le peuple-classe, pas même ! Macron aurait-il menti au peuple avec son « en même temps » , son « ni de droite, ni de gauche » ? Il sert le 1%, les « premiers de cordées » et pas l’intérêt général, pas le peuple-classe.

2 - Démocratie, libéralisme et mépris de classe et exclusion sociale.

Il y a plusieurs libéralismes, le libéralisme politique (démocratie et libertés démocratiques avec droits défendus notamment les droits sociaux bénéficiant à tous et toutes) n’allant pas toujours avec le libéralisme économique. Il s’agit de comprendre et bien saisir les DANGERS de l’ultra-libéralisme, de son fétichisme du marché et de la concurrence.

Ce dernier, tout en étant parfois très ultra au profit des possédants et très thatchérien contre le peuple, peut être relativement dépourvu de racisme, de sexisme, d’homophobie, de xénophobie (ce que voudrait Macron en s’opposant à Le Pen), à la différence des doctrines identitaires nationalistes (Le Pen) ou religieuses intégristes (secteurs réactionnaires athéophobes, homophobes, sexyphobes, etc), mais très porteur de mépris de classe et d’exclusion sociale,

En tant qu’extrémisme économique (ultra-libéralisme économique) il est et sera naturellement pro-entreprise multinationalel, pro-financiarisation, pro-capitalisme étendu faisant nécessairement reculer le« capitalisme social » d’après guerre, faisant reculer durement l’Etat social et ses services publics.

L’ultra-libéralisme est un extrémisme économique ou si vous préférez un « fondamentalisme du marché » (ou des marchés) , un intégrisme du concurrentialisme. Il lui faut avoir, pour s’appliquer contre le « capitalisme social » d’après-guerre (1945 et après) du thatchérisme, entendez une sévère politique de destruction des règles de protections non seulement des « sans » (sans abri, sans logement, sans emploi, sans revenu, précarité de la santé, faiblesse de l’instruction, etc) mais aussi de tous ceux et celles qui ont trop peu de tous ces éléments nécessaires pour vivre correctement.

Il y a eu d’ailleurs une reconnaissance sociale de la nécessité de satisfaire ces besoins sociaux pour se réclamer de la civilisation . Mais le spencérisme (darwinisme social lié au néolibéralisme) tend à faire reculer cette reconnaissance. La lutte pour la vie, dans le cadre de la « lutte des places » évacue la cohésion sociale, la République sociale, la réduction des inégalités économiques, le besoin d’appuis sociaux pour la fraction d’en-bas de la population .

 

3 - Peuple-phobie, au delà de la pauvrophobie

A propos de cette fraction d’en-bas, les gilets jaunes ont eu en France le mérite de casser la division exclus-inclus (division très idéologique car les inclus n’ayant pas à se plaindre et les exclus devant chercher à s’inclure) en montrant des « inclus » (salariés du privé surtout) menacés chaque fin de mois par l’insolvabilité, le déclassement social.

Et de ce fait précis, bien attesté, il y a eu en 2019, bien plus que de la pauvrophobie. Il y a eu de la part des riches (le 1%) et même des classes aisées (une fraction du 10% d’en-haut) de la peuple-phobie.

On évoque aujourd’hui la « peuplophobie » ou haine du peuple-classe, variante du mépris de classe portant contre les gilets jaunes et les syndicalistes luttes de classe et de masse et débouchant sur de la surpénalisation. Le libéralisme économique va bien depuis 40 ans avec la thatchérisation du monde soit une répression multiforme dans et hors structures d’emplois, du privé ou du public, lesquelles défendent une vision toute spencérienne du monde, faite de lutte des places, de mépris pour le voisin ("bras cassé") afin de monter, bref de darwinisme social .

 

4 - Base contre la dérive policière actuelle et pour un régime juridico-politique nouveau.

Il y a alliance de l’extrémisme économique et de la répression policière avec une police dont les missions et les méthodes sont revues pour frapper durement les forces de contestation de plus en plus nombreuses. Il y a bien un cercle vicieux destructeur : la répression policière et judiciaire actuelle accompagne la longue dégradation de l’Etat social - avec montée de l’austérité et des inégalités sociales - en même temps qu’une déliquescence de l’Etat juridico-démocratique (Etat de droit) du fait de l’emprise du néolibéralisme, et plus précisément de la collusion du pouvoir des dirigeants politiques avec le pouvoir des dirigeants économiques et financiers (multinationales et grandes banques).

Pour construire une autre société largement démocratisée, faite de justice sociale, territoriale, fiscale, environnementale, etc... il faudrait démanteler l’ensemble du système capitaliste financier mondialisé avec sa tendance productiviste et travailliste mais ce texte ne donne qu’une LISTE (certes longue) de mesures anti-répression (de la commission) visant à établir un régime libertés publiques et de droits humains digne de ce nom.


1-Suspension par l’exécutif et interdiction législative de l’usage des lanceurs de balles de défense et des grenades de désencerclement, ainsi que de l’emploi des techniques d’immobilisation entraînant la mort. 


2- Amnistie des manifestant.e.s Gilets Jaunes poursuivi.e.s en justice pour leur participation à des manifestations


3- Indemnisation par l’Etat des victimes de violences policières


4-Sanction administrative et pénale (pour interdiction effective) des polices parallèles et privées


5-Sanction administrative et pénale des interpellations arbitraires, dites « préventives », pour interdiction effective à l’avenir
6-Interdiction des contrôles d’identité au faciés et répétitifs dans les quartiers populaires (suspension par l’exécutif et vote d’une loi)


7-Sanction effective, rapide et proportionnée des dérives et crimes policiers 


8-Commission d’enquête parlementaire sur les pratiques policières et judiciaires, et préconisations législatives et judiciaires à l’encontre de leurs dérives


9-Contrôle des services de police et de gendarmerie, en sus de leurs inspections générales propres (IGPN, IGPG), par des instances indépendantes de leurs ministères de rattachement (Intérieur et Défense), et si possible dépendant du ministère de la Justice


10- Dissolution de la BAC (Brigade Anti-Criminalité de la Police Nationale) et de tous les corps spéciaux, hérités de l’ère coloniale


11-Abrogation des lois SILT (Sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme) et « Prévenir et sanctionner les violences lors des manifestations » 


12-Opposition à une réinstauration de l’état d’urgence au motif ou au prétexte d’un mouvement social ou écologique et/ou de nouveaux attentats terroristes.

13-Respect absolu des Droits Fondamentaux, comme s’y est engagé la France en ratifiant plusieurs textes internationaux et européens de protection des Droits Humains.

Il revient aux journalistes critiques et aux « organisations de gauche » (rose, rouge, vert, noir) et à leurs élu.e.s de faire valoir par tous les moyens à leur disposition auprès des pouvoirs publics, les revendications ci-après, en faveur de la défense des libertés publiques et tout simplement des droits humains

Christian Delarue

Commission DEMOCRATIE d' ATTAC
Suite de « Pourquoi Macron ne cédera pas » (voir commentaire)

1) Refuser la transition vers le libéralisme autoritaire en France - Les blogs d’Attac

https://blogs.attac.org/commission-democratie/situations-non-democratiques/article/refuser-la-transition-vers-le-liberalisme-autoritaire-en-france

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