Festival Cinéma et Droits Humains. Quand aller au cinéma est un acte d’engagement…

A l’heure où  la diffusion instantanée de l’information repose de plus en plus sur les images, le cinéma continue d’exposer des images construites et réfléchies et les cinéastes s’emparent de plus en plus de sujets liés aux violences et aux soubresauts du monde. Dans ce contexte, le Festival Cinéma et Droits Humains (du 7 au 12 nov.) entend se faire l’écho d’un cinéma engagé.


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Par Camille Blanc, présidente d'Amnesty International France

A l’heure où  la diffusion instantanée de l’information repose de plus en plus sur les images, où chacun d’entre nous peut filmer et se filmer, photographier et se photographier, cette affirmation n’a jamais été aussi vraie. Les images envahissent nos écrans et nos vies, s’annulent et se remplacent au gré des événements. A tel point que parfois leur sens nous échappe.

Dans ce contexte, le cinéma continue d’exposer des images construites et réfléchies et des cinéastes s’emparent de plus en plus de sujets liés aux violences et aux soubresauts du monde. Un tel cinéma nous éclaire et nous mobilise parce qu’il donne la parole aux victimes des violations des droits humains et prolonge ce que les rapports d’Amnesty International dénoncent. Il provoque des émotions, suscite l’indignation et nous donne envie d’échanger, de débattre et de comprendre la manière dont nous pouvons chacun contribuer à changer le monde.

Pour sa 8ème édition, le Festival Cinéma et Droits Humains entend se faire l’écho d’un cinéma engagé.

A travers la sélection, nous mettons en avant des films en résonance aux campagnes d’Amnesty International et incarnent le combat pour la défense des droits humains. Notre programme met la lumière sur les violences faites aux femmes et aux enfants (Jusqu’à la Garde de Xavier Legrand, Maman Colonelle de Dieudo Hamadi), sur les conséquences de la colonisation dans les Territoires palestiniens occupés (Derrière les fronts d’Alexandra Dols), sur  la condition des réfugiés en France (Une Saison en France de Mahamat-Saleh Haroun), sur la transexualité et le changement de sexe (Coby de Christian Sonderegger) ou encore sur l’exploitation humaine au temps de la mondialisation (Makala d’Emmanuel Gras).  Les séances seront toutes accompagnées de débats.

Quand aller au cinéma est un acte d’engagement…

Retrouvez toute la programmation du Festival Cinéma et Droits Humains sur www.cinema-droits-humains.org

 

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