A courre, à cor et à cri

La chasse à courre n’est pas morte. Au contraire ! Le nombre d’équipages en France est passé de 218 en 1914 à 441 en 2001. La chasse à courre, c’est une des pratiques des dominants, qui lui permet d’entretenir et de développer son entre-soi. Comme l’expliquent très bien les sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot, la classe des dominants est la seule classe sociale qui constitue toujours une classe sociale en tant que classe, c’est-à-dire un groupe organisé, qui s’entre-aide, défend des valeurs communes. Pour participer à une chasse à courre, il faut donc, d’abord, être coopté... Mais avec le temps, le renouvellement n’est plus assuré. Pour ne pas disparaître, la chasse à courre se démocratise, un peu. Elle reste le privilège d’une élite sociale. Elle s’ouvre à la petite bourgeoisie, pas aux RMistes !

 

Diffusion : le 16 novembre 2012, Là-bas si j'y suis, Daniel Mermet, France Inter

 


Un reportage d’Anaëlle Verzaux

 

Réalisation : Lucie Akoun et Chloé Sanchez

 

Attaché de production : Grégory Salomonovitch

 

A écouter ici :

 

http://old.la-bas.org/article.php3?id_article=2595

 

http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-a-courre-a-cor-et-a-cri

 

 

A lire : Monique et Michel Pinçon-Charlot, « La chasse à courre. Ses rites et ses enjeux » (Payot et Rivages), 1993.

 

 

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