Il est gentil, Monsieur Dassault (1)

La gentillesse, c’est mon défaut. Il l’avoue, Serge Dassault, le cœur sur la main, le chéquier dans l’autre, il ne pense qu’à aider les braves gens de Corbeil-Essonnes, les jeunes surtout, ceux des quartiers sensibles. Trop sensibles sans doute car, comme le dit un habitant, "l’argent de Dassault a tout pourri".

On peut voir là un épisode violent de la lutte des classes entre un puissant milliardaire et un peuple en galère. Avec une redistribution primitive du capital par le chantage et l’extorsion. Juste retour des choses, la fortune des Dassault s’est entièrement développée sur des commandes publiques. Le Rafale, dont aucun exemplaire n’ a été vendu à l’étranger, a coûté 40 milliards d’euros à l’État. Normal que Monsieur Dassault en donne quelques miettes à ses braves gens. Sans aucun clientélisme naturellement. Alors qu’est-ce qu’on dit ? Merci Monsieur Dassault, moi je voterai pour vous !


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Diffusion le 20 février 2014



Reportage : Anaëlle Verzaux



Réalisation : Jérôme Chelius et Franck Haderer



Attaché de prod : Jonathan Duong



"Là-bas si j'y suis" est une émission de Daniel Mermet, diffusée sur France Inter



A écouter ici :


http://old.la-bas.org/article.php3?id_article=2943


ou ici :


http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-jy-suis-il-est-gentil-monsieur-dassault


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Programmation musicale :


-  Love Theme (bande originale du "Parrain"), par Nino Rota
-  Corruption, par Les Rieurs
-  Le coffre-fort ne suivra pas le corbillard, par La Rumeur

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