Basilide évite à tout prix et craint les êtres appelés à l’existence par voie d’émanation. De quelle émanation, en effet, est-il besoin? Car, dit Basilide, Dieu a parlé, et tout a été (Psaumes xxxiii (32), 9; Judith xvi, 17). C’est, disent les Basilidiens, ce que Moïse exprime par ces mots: « Que la lumière soit! et la lumière fut » (Genèse i, 3). De quoi, demande Basilide, la lumière a-t-elle été faite? De rien. Car l’Écriture ne dit pas de quoi. Mais qu’il a suffi, pour la faire, de la seule parole de Dieu. Seulement, ajoute Basilide, celui qui parlait n’existait pas, et la parole n’existait pas non plus. Cahier Basilide Sam 13 avril 1987, xi-xii, Philosophumena VII, 22.
Billet de blog 9 août 2023
Les Basilidiens
Judit à Budapest.
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