Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.
Simplifions à outrance, je ne fais ici que d’enfoncer des portes ouvertes, c’est ma règle. À quoi aujourd’hui la gauche se heurte-t-elle? À ce qu’on appelle le repli identitaire. On peut mettre cette expression au pluriel, et la distribuer, dans une fausse allégresse ou un désespoir feint. Plus ou moins. (« L’endroit fait semblant d’être gai », dit Verlaine). Mais ce qu’elle ne veut pas voir, la gauche, c’est qu’elle est elle-même indexée sur « la question de l’identité ». Tout autrement, certes. Mais l’assignation est analogue. Or, tout le mouvement de la pensée de la seconde moitié du XXe siècle est allé en sens inverse. Oui mais voilà: ça n’a pas été digéré. À gauche non plus, en définitive. Il est vrai que c’est une noix dure à briser, comme on dit en anglais, l’expression équivalente en français ne me revient pas, à l’instant, mais quelqu’un aura la gentillesse de me la rappeler. Eh bien, c’est fâcheux. Très fâcheux. Pannarcissisme, horizon ultime. Post-scriptum: je retire « désespoir feint ».
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