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Billet de blog 13 novembre 2022

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Sainte Antyocyte à Chigali

inefficace contre les cauchemars.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Épigraphe: André Malraux, Le Miroir des Limbes, II, ii, «Fin 1966 », Pléiade nº 263, (20 décembre) 1976, pp. 547-577. - Entre cinq et six heures du matin, dimanche 13 novembre 2022, se sont présentées deux séries de cauchemars barbares, atroces, sans précédents dans cette dimension-là, inexplicables en termes habituels, bien que résultant, selon toute vraisemblance, d’apnées, et de l’absorption d’antalgiques. Mais quel rapport? Les quatre mots du titre me sont venus aux lèvres automatiquement après le passage en revue, lacunaire, de mes visions. Ce ne peut être, après coup, qu’une formule propitiatoire, inefficace, comme de juste. Ou fausse, comme de juste; comme dit Beckett. Il n’y a pas, à mon sens, de théorie satisfaisante du cauchemar; il n’y en a pas non plus de compte-rendu valable. Ce n’est pas pour les mots; aucun récit n’atteint l’horreur que suscitent les scènes dont on est soi-même le « suppôt »(Pierre Klossowski). Le cinéma, sans doute, je ne sais, je n’y suis jamais allé: aucune influence de ce côté-là. Toutefois, première série de remarques (A), dépourvues de sens, mais immédiates: 1°il y aurait une autre réalité que celle « procédée »(processed) à l’état de veille; 2°il y aurait une conscience/inconscience supra-individuelles (voir ci-après), une « plaque sensible »; 3°ce que j’ai vu, ce ne peut être que des scènes très anciennes de l’histoire de l’humanité, entre la fin du Paléolithique supérieur et la fin de la proto-histoire; 3°bis mais vous êtes fou, M. Pernod-Schmolz; 3°ter non je ne suis pas fou(imité d’Antonin Artaud); 4° quel rapport(bis) avec la chimie du cerveau? Mais pourquoi n’y en aurait-il aucun? Quelques parcimonieuses remarques complémentaires(B): 1°Il s’agit de multitudes, pas d’individus, sauf les victimes, dont le suppôt n’est pas; il est dans la multitude, (comme le fusillé conscient, cauchemar banal) (sous le grand tas de morts, chez Baudelaire, et qui meurt, sans bouger, dans d’immenses efforts)[(a)on ne meurt pas, mais b)il y a un fading]<a)est souvent rappelé; b)beaucoup moins>; 2°on comprend enfin que ça ressortit à des sacrifices humains; 3°J’ai songé à Carthage, ayant dans ma poche droite un Triens de bronze(~ 225-217) de 88 grammes, contemporain de la Première Guerre punique; mais c’est une monnaie romaine, pas carthaginoise; objection de taille; 4°en d’autres circonstances, on dirait la scénographie grandiose; c’est même une chorégraphie, au sein d’ « une foule figée de bourreaux », seule bribe de notation immédiate; l’architecture, de même, complexe, «cubiste » (« aztèque »?)(« babylonienne »?); 5°l’ensemble des atrocités se déroule DANS LES TEINTES SÉPIA; qui m’expliquera ce SÉPIA? - Pas de pub, svp, merci. In memoriam Nimet Khodari, André Malraux, Georges Salles.

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