Côte d’Ivoire : lettre ouverte au Président de la République française, 8/11/2020

Monsieur le Président, Votre prédécesseur Monsieur Nicolas Sarkozy a installé par les armes Monsieur Alassane Ouattara à la présidence de la République de Côte d’Ivoire le 11 avril 2011 prétendument pour restaurer la "Démocratie". En conséquence la France porte une responsabilité dans la situation postélectorale actuelle caractérisée par la volonté de mettre au silence toute forme d'opposition.

Monsieur le Président,

Votre prédécesseur Monsieur Nicolas Sarkozy a installé par les armes Monsieur Alassane Ouattara à la présidence de la République de Côte d’Ivoire le 11 avril 2011 prétendument pour restaurer la "Démocratie".

En conséquence la France porte une responsabilité dans la situation postélectorale actuelle caractérisée par la volonté de mettre au silence toute forme d'opposition.

En particulier, à l’heure où nous signons cette lettre, l’arrestation de Monsieur Pascal Affi N'Guessan – est-il détenu dans un lieu tenu secret ? – est une preuve de plus – de trop – que l'État de droit n'est qu'une illusion dans ce pays d'Afrique de l'ouest.

Ajoutons que ce n'est pas la seule personnalité arrêtée depuis la proclamation des résultats de cette présidentielle qui s’est déroulée au mépris de la Constitution de la République de Côte d’Ivoire.

Rappelons que depuis que Ouattara est au pouvoir le nombre de prisonniers d’opinion est considérable.

Nous comptons sur vous pour envoyer un signal fort à celui qui prétend être le président de ce pays meurtri.

En effet, à l'heure où le smartphone facilite les échanges, donc la parole des personnes et des populations opprimées, il est de l’intérêt supérieur de la France de ne pas s’aliéner davantage la sympathie que peuvent encore avoir en notre pays les Ivoiriens et Africains.

Au nom de notre association CI-RDV, nous exprimons notre soutien au Ministre Pascal Affi N'Guessan et au Président Henri Konan Bédié assigné à résidence, leurs parents et proches, ainsi qu'à toutes les familles victimes de violences et d'emprisonnement de leurs enfants et parents.

Sachant pouvoir compter sur votre détermination, je vous prie, Monsieur le Président, d'agréer au nom de notre association l'expression de ma très haute considération.

Clos à 21h00, le 8 novembre 2020.
Pour CI-RDV, le Président, signé André Prochasson

NB : cette lettre et PJ est consultable sur la page de l'association, https://www.facebook.com/cirdv/posts/3765572453452787 

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