CENSURE CONTRE L'UPR : LETTRE AU MEDIATEUR DE FRANCE-TV

Après la lettre à la Présidente de France Télévisions, voici la même envoyée au Médiateur des Programmes

André Marchal                                                Le 4 mars 2019

                                                                        Monsieur le Médiateur des Programmes

                                                                        France-Télévisions

 OBJET :  1. La lettre du 21.01.2019 de M. François Asselineau, président de l’UPR à Mme la Présidente de France-Télévisions, 

                2. La censure systématique dont l’UPR fait l’objet sur France-Télévisions

Monsieur le Médiateur,

La télévision détient un pouvoir considérable en choisissant de diffuser ou non l’opinion de tel ou tel groupe de Françaises et de Français. C’est pourquoi ce pouvoir considérable a été encadré non seulement par la loi, mais aussi au plus haut niveau par la Constitution, art. 1er alinéa 2 et art. 4 alinéa 3.

Or M. François Asselineau, président fondateur de l’UPR, a attiré l’attention de Mme Ernotte, présidente de France-Télévisions, dans la lettre référencée ci-dessus, sur la censure systématique dont l’UPR et tous ses représentants sont victimes depuis plus de 22 mois au jour où j’écris. Nul besoin de rappeler ici le contenu de cette lettre ouverte de 9 pages, étayée de 7 pages annexes établissant les faits qui vous sont reprochés. La lettre de M. Asselineau est à ce jour sans réponse.

Cette censure féroce constitue un déni total de démocratie, piétine la loi, piétine la déontologie de votre profession telle qu’elle est envisagée notamment par la Charte de Munich de novembre 1971, piétine le droit à l’information des citoyens ainsi que des contribuables, et concourt à instaurer en France une dictature qui étouffe toute forme d’expression non conforme à la pensée des dirigeants en place.

Votre absence de réaction publique à la lettre publique de M. Asselineau suggère à tout le moins que vous abondez dans le sens de cette dictature et que vous en êtes le complice.

Il vous appartient de prouver au contraire votre attachement à la démocratie en acceptant de donner sans délai à l’UPR et à ses représentants le temps de parole auquel ils ont droit.

Ne doutant pas que la démocratie prévaudra, je vous prie d’agréer, Monsieur le Médiateur, l’expression de mes salutations républicaines.

André Marchal, carte d’adhérent UPR no A060S

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