DIALOGUE :
=== Moi, jveux vivre sur une île déserte !
=== Interdit ! Tu vas rester ici ! Faut que tu consommes et que tu participes à l'économie pour que nous les riches on s'en mette plein les poches de ta consommation inutile mais obligatoire !
=== Naaan ! Puisque chte dis que jveux vivre sur une île déserte ! J'embête personne, d'abord, bon alors ?
=== GARDES ! METTEZ-MOI CE MEC EN PRISON !
=== Mais j'ai rien fait ! J'ai juste dit que jvoulais aller sur une île déserte !
=== INTERDIT ! LA LIBERTE EST INTERDITE !
=== Mais je vais être à votre charge !
=== ON PREFERE QUE TU SOIS A NOTRE CHARGE EN PRISON, PLUTOT QUE DE TE SAVOIR LIBRE ! Car sinon jusqu'où pourraient bien aller tes revendications ? Tu finirais par avoir l'outrecuidance de te prétendre aussi NOTRE EGAL, pendant que tu y es, et, qui sait ? Tu finirais même par demander que nos relations deviennent FRATERNELLES ? Jamais ! Au trou !
EPILOGUE
C'est ma chienne Passacaille, 3 ans et demi, Golden Retriever de son état, qui m'a rapporté ce dialogue. Elle se contente de l'amour de son maître et de ses croquettes quotidiennes, mais renvoie cent fois plus d'amour qu'elle n'en reçoit elle-même. Elle a été tatouée sous le numéro BWV582, je vous dis cela car elle vient de faire une fugue. C'est la dernière variation qu'elle a à son actif. Si vous la retrouvez, merci ... mais vous seriez bien capable de me répondre que les chiens, d'abord, ça parle pas...