" Et si l'arbre brûle"... reste la lumière

" Et si l'arbre brûle"... reste  la lumière. 
Studio. © A Sevenier Studio. © A Sevenier

Chanson sur le texte de Dimitris Mortoyas, poète exilé, né en 1934 et mort en 1975  à Londres. 

Il s'agit d'un poète très peu connu en Grèce.

Sur ce nouvel album j'ai mis en musique deux de ses poèmes : "Et si l'arbre brûle" et "Aimez-vous les uns les autres". 

Ce sont deux chansons "phares" de cet album.
Poète sombre, ironique et d'une grande lucidité. Je l'ai découvert alors que j'étais très jeune. 

Ses poèmes m'ont toujours inspiré une musique particulière : syncopée, percussive, violente. 

 

En 1978 j'avais déjà mis en musique deux autres de ses poèmes: "I Palami sou" (" La paume de ta main") et "Les prestidigitateurs" où il disait que ces derniers ne nous amusent pas. Ils nous gouvernent!

Je trouve nécessaire de publier ici la dernière lettre qu'il a écrit à l'un de ses amis un an avant sa mort, c'est-à-dire en 1974:

" (...) Mon dernier espoir je le mise sur la grande crise dont les signes avant-coureurs se dessinent clairement.  Les métropoles industrialisées se rempliront de chômeurs, l'amour de la liberté se figera, les classes moyennes deviendront de plus en plus fascisantes et dans la plupart des pays les gardiens de l'orthodoxie recommanderont le bon sens et la prudence.
Ils s'étonneront que le système soit dévoré de contradictions.
Quant à moi, je risquerai de mourir de faim. Mais cette éventualité ne m'inquiète pas outre mesure. 
Après tout ne suis-je pas arrivé jusqu'ici en ayant faim de tout?..."

Dans son poème "Et si l'arbre brûle" le dernier vers dit:

"Et si nous sommes dénudés et entourés de loups
Notre décision de nous battre reste intacte."


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